Whalefall : la critique divisée sur le thriller de survie d'un fils piégé dans un cachalot
Austin Abrams incarne Jay, un jeune plongeur avalé par un cachalot alors qu'il cherche son père disparu, joué par Josh Brolin. Les critiques s'accordent largement sur le thème du deuil et l'action claustrophobe, mais divergent sur la cohérence du film de 106 minutes.
Le point de départ
Whalefall adapte le roman de Daniel Kraus paru en 2023, consacré à Jay, un jeune plongeur qui part chercher les restes de son père, Mitt, un plongeur connu interprété par Josh Brolin. Mitt est mort en mer au large des côtes californiennes un an avant le début du récit, et son corps n'a jamais été retrouvé malgré d'importantes recherches. Pour le premier anniversaire de sa mort, Jay part sans prévenir personne, et un calmar géant l'entraîne dans la gueule d'un cachalot. À l'intérieur de l'animal, son oxygène diminue et il lui reste environ une heure pour trouver une issue.
La critique sur le thriller
The Guardian juge le film trop long et saturé de flash-back, estimant qu'il ne maintient la tension que par instants. Son critique soutient que la durée de 106 minutes étire excessivement la mise en place, laissant peu de raisons de souhaiter l'évasion de Jay. The New York Times se montre plus chaleureux, décrivant le point de départ comme une variation visqueuse du film de survie et lisant dans la baleine une métaphore du poids du deuil. De Volkskrant qualifie le film de montagnes russes à travers un gosier palpitant et des acides gastriques toxiques, et salue la photographie sous-marine pour sa beauté presque cosmique.
Le critique néerlandais se montre moins indulgent avec la veine familiale. Les flash-back entre père et fils sont décrits comme clichés, et une voix off qui permet au père de parler à Jay est qualifiée de procédé artificiel. RTE, qui a titré « survival thriller meets male weepie », estime que le film est techniquement abouti et qu'Austin Abrams porte le récit en tête d'affiche d'action.
Drame familial et le père
Les flash-back dépeignent Mitt comme un parent sévère qui balaie d'un revers l'anniversaire d'un ami à Ocean World en le qualifiant de « faux océan » et pousse son fils à boire de la Pabst Blue Ribbon pour se détendre. Il dit que les poumons de Jay sont « mous », une réplique que The Guardian cite comme le signe de la difficulté de la relation. The New York Times note que chaque conseil de survie donné par Mitt à son fils finit par s'appliquer une fois Jay piégé. Lorsque Jay parle à voix haute à la baleine et à son père à la fois, la créature répond avec la voix de Brolin et se désigne comme « nous », un procédé que The New York Times traite comme une métaphore du deuil.
Brolin et Abrams sur le tournage
Josh Brolin raconte avoir lu le roman pendant le tournage de The Dog Stars de Ridley Scott et avoir ralenti sa lecture parce qu'il ne voulait pas qu'elle se termine. Il a déclaré à l'Irish Times que l'histoire l'avait poussé à parler avec son propre fils et son père, l'acteur James Brolin, de leurs relations.
J'ai eu une réaction émotionnelle massive à la fin de ce livre.
Selon RTE, l'équipe considère Whalefall comme le travail le plus difficile de tous. SAPO rapporte qu'Abrams avait peu d'expérience de la plongée avant le tournage et a réalisé de nombreuses cascades sur des câbles tirés par des membres de l'équipe, et il a décrit la production comme un nouveau type de défi pour tous les participants. Brian Duffield, qui a réalisé et coécrit l'adaptation avec Kraus, a déclaré à RTE que le film est « l'opposé des Dents de la mer », même s'il donne encore aux amateurs du film de Spielberg de 1975 de quoi se raccrocher.
Accueil et sortie
Le casting comprend également Elisabeth Shue, Jane Levy, Emily Rudd et John Ortiz, selon RTE. SAPO, qui a publié son entretien le 14 octobre 2026, rapporte que le film sort dans les salles portugaises à la mi-octobre. Le même média note que les films précédents de Duffield, Spontaneous et No One Will Save You, n'ont pas de distribution au Portugal. Les critiques pointent systématiquement les séquences de survie sous-marine comme l'élément le plus fort du film, tout en divergeant nettement sur les scènes émotionnelles qui les encadrent.


