
Victor Wembanyama soutient les lycéens français et dit qu'il aimerait manifester avec eux
Après le match de présaison des Spurs contre les Atlanta Hawks, la star française de la NBA a déclaré entendre les adolescents qui protestent contre les conditions dans les lycées publics et les soutenir.
Une réponse sur Instagram
Victor Wembanyama a d'abord affiché son soutien aux manifestations sur les réseaux sociaux. Mercredi, il a publié sur Instagram des photos de son été en France, et un internaute l'a invité à rejoindre les manifestations lycéennes dans son pays. Il a répondu « I would love to », et cette réponse a été aimée plus de 1 000 fois. Le joueur des San Antonio Spurs, qui entame sa quatrième saison en NBA, a passé l'intersaison à Paris et dans sa ville natale de Nanterre, et il a pris position publiquement sur la politique française et américaine à plusieurs reprises cette année.
Conférence de presse après le match des Spurs
Ses premiers commentaires publics sur le mouvement sont venus après le match de présaison des Spurs contre les Atlanta Hawks jeudi, perdu par San Antonio 116-123. Wembanyama a joué 17 minutes, toutes en première mi-temps, et inscrit 9 points avec 6 rebonds avant de s'asseoir sur le banc. Devant les journalistes lors d'une conférence de presse jeudi soir, il a évoqué des inégalités systémiques et s'est réjoui que des lycéens et des jeunes prennent la parole.
Je les entends, je les soutiens, et j'espère que les gens là-bas feront de même.
Wembanyama a dit que ces problèmes ne lui étaient pas étrangers. Il a été lycéen à Nanterre, qu'il décrit comme déjà un bastion des blocages à l'époque. Il a ajouté qu'il avait échappé à ces problèmes par hasard.
J'ai eu la chance d'échapper à ce système, d'échapper à ces problèmes. Mais c'est le hasard, c'est la chance. Alors je veux montrer mon soutien.
- Début des manifestations dans les lycées des banlieues nord de Paris
- Défilés à Paris, Marseille, Nantes et Lyon ; le ministère de l'Intérieur compte au moins 260 000 personnes
- Wembanyama répond « I would love to » à un commentaire Instagram l'invitant à rejoindre les manifestations
- Le ministère de l'Intérieur compte 71 500 manifestants dans le pays, 24 500 à Paris ; Wembanyama s'exprime en conférence de presse
Manifestations et chiffres officiels
Le mouvement a commencé en septembre dans les lycées des banlieues nord défavorisées de Paris, où les absences d'enseignants et des locaux dégradés se sont rapidement transformés en une protestation nationale contre les inégalités, la faiblesse des dépenses publiques et la baisse du niveau. Mardi, le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'au moins 260 000 personnes avaient participé aux défilés à Paris, Marseille, Nantes et Lyon, tandis que l'intersyndicale a revendiqué jusqu'à 450 000 manifestants dans le pays. Les syndicats ont mené des rassemblements dans plus de 40 villes ce jour-là, et les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau lors d'affrontements avec les manifestants. La moitié des 3 700 lycées de France étaient fermés ou partiellement fermés. Jeudi, le ministère de l'Intérieur a compté 71 500 personnes dans les manifestations, dont 24 500 dans le défilé principal à Paris, centré sur la place de la Bastille.
- Ministère de l'Intérieur (mardi, au moins)
- 260000 personnes
- Intersyndicale (mardi, jusqu'à)
- 450000 personnes
D'autres athlètes français réagissent
Le judoka Teddy Riner a écrit sur les réseaux sociaux qu'un lycée en feu met des vies en danger, que les responsables doivent être identifiés et punis, et qu'il refuse de mettre toute une génération au banc des accusés. Jimmy Gressier, champion du monde du 10 000 m, a d'abord partagé un message critiquant certaines revendications des élèves, avant de dire qu'il comprenait la colère contre le système, mais pas l'usage de la cause pour détruire des biens, mettre des personnes en danger et s'en prendre aux pompiers et aux policiers. Le Figaro a placé la déclaration de Wembanyama après celles de Riner et de Gressier.
Son historique sur les sujets publics
Wembanyama s'est exprimé sur la politique américaine avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre, affirmant que la vie est difficile pour le citoyen moyen là-bas. Il avait auparavant pris publiquement position contre l'ICE, la police des frontières. Interrogé sur l'élection présidentielle française en août, il a déclaré que ses opinions étaient de moins en moins filtrées avec l'âge.
Avec les années, j'ai de moins en moins de filtres, et j'ai de moins en moins peur de dire ce que je pense
La suite
Quatre matchs de présaison restent avant l'ouverture de la nouvelle saison NBA des Spurs le 20 octobre contre Oklahoma City. Dans ses derniers mots, Wembanyama a dit espérer que les gens « là-haut » feraient de même, une phrase qu'Ouest France a lue comme un appel au gouvernement.

