
Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, affirme son indépendance lors de ses débuts internationaux et promet de lutter contre l'inflation
Lors de sa première apparition avec ses homologues internationaux, le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a déclaré que l'indépendance politique de la banque centrale était non négociable et que l'inflation reviendrait à 2 %, répondant ainsi aux pressions de la Maison-Blanche en faveur d'une baisse des taux.
Indépendance réaffirmée
Kevin Warsh a profité de ses débuts au forum annuel de politique monétaire de la BCE à Sintra, au Portugal, pour tracer une ligne claire entre la Réserve fédérale et la politique quotidienne. Il a souligné la longue histoire d'autonomie de l'institution et promis qu'elle ne changerait pas.
Ces commentaires font suite à une décision de la Cour suprême cette semaine qui a empêché le président Trump de licencier la gouverneure de la Fed, Lisa Cook, ce qui, selon Warsh, a souligné la capacité de la Fed à suivre son mandat indépendamment des pressions politiques.Nous sommes une banque centrale indépendante depuis très longtemps. Nous allons rester une banque centrale indépendante en ce moment et vous ne verrez aucun changement à cela.
Perspectives d'inflation
Warsh a déclaré que les risques d'inflation ont diminué depuis qu'il a pris ses fonctions de président fin mai.
L'indicateur d'inflation privilégié par la Fed dépasse 4 %, tandis que les mesures sous-jacentes qui excluent l'alimentation et l'énergie restent élevées. Un accord de cessez-le-feu préliminaire entre les États-Unis et l'Iran a récemment ramené les prix du pétrole à leurs niveaux d'avant-guerre, mais l'objectif de 2 % de la banque centrale reste lointain.Les anticipations d'inflation au cours des quatre premières semaines de cette période ont baissé. Les risques d'inflation ont baissé.
Pas d'orientation prospective
Conformément à son opposition de longue date aux orientations prospectives, Warsh a refusé d'indiquer si la Fed relèverait ses taux lors de sa prochaine réunion.
Il a fait valoir que s'engager à l'avance sur une trajectoire politique risquait d'enfermer la banque centrale si les conditions économiques changeaient. Wall Street s'attend actuellement à ce que le taux directeur puisse passer de 3,6 % à environ 3,9 % dès septembre.Je ne vais pas porter de jugement maintenant.
Courants politiques contraires
La position de Warsh le met en désaccord avec la Maison-Blanche. Le conseiller de Trump, Kevin Hassett, a récemment laissé entendre qu'il y avait peu de patience pour les hausses de taux, et le président a appelé à plusieurs reprises à une baisse des coûts d'emprunt. Warsh lui-même avait plaidé pour une baisse des taux l'année dernière lorsqu'il briguait la présidence, mais a recentré son attention sur la stabilité des prix depuis son entrée en fonction le 22 mai.
Refonte de la communication
Par ailleurs, Warsh a nommé l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, à la coprésidence d'un nouveau groupe de travail sur la communication, signalant que la refonte de la manière dont la Fed s'adresse aux marchés est un élément clé de son mandat.


