En bref
Warhound a levé 200 millions de dollars et est valorisée à 1,2 milliard de dollars, avec In-Q-Tel, Sequoia et 8VC parmi les investisseurs nommés.
Plus de 80 % des chiens de travail utilisés par l'armée américaine viennent d'Europe, et moins de la moitié des animaux acquis sont aptes au service, selon l'entreprise.
La première étape cible la dysplasie de la hanche, les problèmes de vue, certains cancers et l'atrophie musculaire avant le clonage, les premiers chiots étant attendus début 2027.
Anduril développera des gilets, des protections corporelles et des lunettes, ainsi que les logiciels et le matériel associés, Ben Lamm précisant que le projet actuel porte sur des protections et non des implants.
- 22 oct.Warhound sort de la discrétion avec 200 millions de dollars de financement
- Début 2027Naissance attendue des premiers chiots génétiquement modifiés
Financement et investisseurs
Warhound est sorti de la discrétion jeudi 22 octobre 2026 avec 200 millions de dollars de financement, ce qui valorise l'entreprise à 1,2 milliard de dollars. Parmi les investisseurs nommés figurent In-Q-Tel, Sequoia et 8VC, et certains articles citent aussi ARK Invest. La start-up a été imaginée par Ben Lamm, cofondateur de Colossal Biosciences, et Palmer Luckey, fondateur d'Oculus VR et cofondateur d'Anduril Industries. Ben Lamm siège au conseil d'administration de Warhound et Colossal détient une participation, tandis que Palmer Luckey et Anduril ne détiennent aucune part dans l'entreprise. Le directeur général est David Spirk, ancien chef des données du département de la Défense, qui travaillait dernièrement chez Palantir. L'entreprise est basée au Texas.
- Fonds levés
- 200 millions de dollars US
- Valorisation
- 1200 millions de dollars US
Données tirées du texte de l’article
Concevoir les chiens
L'entreprise affirme que les États-Unis dépendent trop fortement des éleveurs européens pour leurs chiens de travail militaires. Selon elle, plus de 80 % des chiens de travail utilisés par l'armée américaine viennent d'Europe, et moins de la moitié des animaux acquis sont aptes au service. La sélection et le dressage peuvent durer environ trois ans, si bien que de nombreux chiens n'arrivent jamais au bout en raison de problèmes physiques, de maladies ou de traits qui les rendent inaptes au travail. Warhound compte combiner clonage et édition génétique pour changer la donne. L'entreprise a prélevé des échantillons de cellules sur des chiens militaires, policiers et de secours parmi les plus performants des États-Unis, majoritairement des malinois belges, quelques labradors et quelques bergers, et les a placés dans une biobanque. Les scientifiques de Colossal cibleront d'abord la dysplasie de la hanche, les problèmes de vue, une prédisposition à certains cancers et l'atrophie musculaire. Des travaux ultérieurs pourraient rendre les chiens plus rapides, plus agiles ou meilleurs au flair, et ViaGen, une entreprise de clonage liée à Colossal, devrait produire les premiers animaux.
Le rôle d'Anduril et la question du cyborg
Anduril concevrait des gilets de protection, des protections corporelles et des lunettes, ainsi que les logiciels et le matériel qui les font fonctionner, afin que les chiens et leurs maîtres-chiens partagent une même connaissance de la situation. Certains articles ont présenté ces chiens comme des cyborgs, mais le projet décrit jusqu'ici repose sur des protections et de l'équipement, non sur des implants. Ben Lamm a cité l'exemple de gilets pare-balles dotés de capteurs transmettant des données aux maîtres-chiens. Interrogé sur l'éventualité que les chiens portent des lasers, Ben Lamm a refusé de parler au nom d'Anduril, mais il a décrit la mission en ces termes.
« La sécurité et les performances des chiens, puis continuer à aider à améliorer le lien entre le maître-chien et le chien, et travailler en équipe : voilà la mission. »
Missions et calendrier
Warhound indique que les chiens seraient dressés à la détection d'explosifs, aux recherches et à d'autres opérations spécialisées, ainsi qu'à des missions pour les services de secours. L'entreprise veut reconstituer l'approvisionnement national en chiens de travail d'élite, qu'elle considère comme le moyen de réduire la dépendance aux éleveurs européens. Ben Lamm et Palmer Luckey travaillent sur le projet depuis plus d'un an, et l'entreprise affirme que le premier lot de chiens est déjà en cours d'édition génétique. Aucun produit n'existe encore, et les premiers chiots devraient naître début 2027.