Les bureaux de vote ouvrent à Holborn and St Pancras pour l'élection partielle destinée à remplacer Keir Starmer
Les électeurs du nord de Londres votent pour désigner le successeur de Keir Starmer, un premier test électoral pour le Premier ministre Andy Burnham face au chef des Verts, Zack Polanski.
Ouverture du vote dans le nord de Londres
Les bureaux de vote ont ouvert jeudi matin dans la circonscription de Holborn and St Pancras, dans le nord de Londres, pour élire un successeur à l'ancien Premier ministre Keir Starmer. Ce scrutin législatif fait suite à l'annonce, le mois dernier, du départ de Keir Starmer de son mandat de député, après sa démission du 10 Downing Street en juillet. Sagal Abdi-Wali, à la tête d'un conseil municipal local, se présente pour le Parti travailliste afin de conserver ce qui a longtemps fonctionné comme un fief du parti. Le Labour affronte un plateau fourni : 13 autres candidats figurent sur les bulletins, dont le conservateur Ewan Cameron, Peter Newman pour Reform UK et Patrick Thomas Stillman pour les Libéraux-démocrates.
- Le Parti vert remporte l'élection partielle de Gorton and Denton face au Labour
- Le Parti vert prend le contrôle de plusieurs conseils municipaux londoniens lors des élections locales
- Andy Burnham succède à Keir Starmer au poste de Premier ministre
- Keir Starmer annonce sa démission de son mandat de député
- Ouverture du vote à l'élection partielle de Holborn and St Pancras
Le défi vert et l'évolution des sondages
L'opposition principale au Labour dans la circonscription vient de Zack Polanski, qui dirige le Parti vert en Angleterre et au Pays de Galles. Zack Polanski a reçu le soutien officiel du candidat indépendant de gauche qui avait défié Keir Starmer lors des élections législatives de 2024 mais a choisi de ne pas se représenter. Les organisateurs verts ont déployé un grand nombre de bénévoles pour frapper aux portes dans tout le secteur, reprenant la stratégie de terrain qui avait permis une victoire à l'élection partielle de Gorton and Denton en février. Le paysage politique a toutefois nettement changé depuis ce résultat. Peu après Gorton and Denton, un sondage YouGov plaçait les Verts à un sommet de 21 %, brièvement devant le Labour. À l'inverse, la dernière enquête YouGov équivalente crédite les Verts de 11 %, soit 16 points derrière le Labour.
- Sommet après Gorton
- 21 %
- Sondage le plus récent
- 11 %
Polémique après le vote du congrès du parti
Zack Polanski se présente devant les électeurs après la tempête interne provoquée par le congrès du Parti vert tenu le week-end dernier à Brighton. Les adhérents ont voté directement l'adoption d'une motion affirmant que « le sionisme est un racisme » et demandant le remplacement d'Israël par un seul État palestinien. L'adoption de cette motion a suscité des condamnations et de profondes divisions au sein des élus du parti. Quatre des cinq députés verts en exercice ont publiquement condamné cette position, tandis que plusieurs conseillers municipaux et adhérents ont pris leurs distances avec le texte ou ont démissionné du parti. Zack Polanski a été critiqué pour avoir refusé de dire s'il soutenait la résolution, ayant quitté le lieu du congrès avant le vote pour retourner faire campagne à Londres.
Un enjeu de taille pour Andy Burnham
Le scrutin du nord de Londres constitue un premier test pour le Premier ministre Andy Burnham, qui a succédé à Keir Starmer en juillet après la baisse des intentions de vote travaillistes sous l'administration précédente. Lors de son discours au congrès annuel du Labour le mois dernier, Andy Burnham a présenté un programme plus ambitieux, orienté à gauche, destiné à raviver l'enthousiasme des électeurs. À Holborn and St Pancras, la marge de victoire de Keir Starmer est passée de près de 28 000 voix en 2019 à 11 500 voix lors des élections législatives de 2024, sous la pression des Verts et d'un candidat indépendant. Une marge réduite jeudi pourrait mettre un terme précoce à l'état de grâce d'Andy Burnham au poste de Premier ministre. Les stratèges travaillistes restent concentrés sur la protection des sièges du centre-ville face à la progression des Verts, après que ces derniers ont pris le contrôle de plusieurs conseils municipaux londoniens lors des élections locales de mai.


