Les manifestations contre le coût de la vie et les conditions dans les écoles se sont étendues à toute la France samedi 17 octobre 2026. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à des marches calmes dans les grandes villes, dont Paris, avec des parents, des enseignants et des grands-parents aux côtés d'étudiants et de salariés. Une estimation citée par la BBC évalue la participation nationale à 550 000 personnes. Par ailleurs, d'autres groupes ont bloqué des rues, allumé des incendies et affronté les forces de l'ordre à Paris, Bordeaux, Nice et Marseille, tandis que des pilleurs masqués brisaient des vitrines et emportaient des marchandises.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré dans la soirée que 1 200 personnes avaient été interpellées dans le pays et que 150 policiers avaient été blessés. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a ensuite avancé le chiffre d'environ 1 800 arrestations, et le Guardian a fait état de plus de 2 000. À Paris, la police a indiqué que 855 personnes avaient été arrêtées, un record, et les autorités ont fait état de 557 personnes en garde à vue dans la capitale. Les chiffres des blessés chez les policiers diffèrent également, une source donnant 150 blessés et une autre 600.
Une estimation porte à environ 1 500 le nombre de commerces endommagés, pour des pertes de plusieurs centaines de millions d'euros. À Limoges, la mairie du XIXe siècle a été incendiée. Des commerces ont été pillés à Paris, Marseille, Bordeaux, Nice et Strasbourg.
Sur le boulevard Magenta, plus de 20 commerces ont été pillés ou partiellement détruits. Le café Urban Bakery avait fermé un jour plus tôt et condamné ses vitres, mais les assaillants ont martelé sa façade jusqu'à mettre les tuyaux à nu. Une employée, Lilianne Prestat, a décrit la scène.
« Cela ne ressemble pas à la France, je n'ai jamais vu une telle sauvagerie. »
Un responsable d'une boutique Lyca Mobile a indiqué que les assaillants étaient arrivés après le passage de la marche, avaient arraché les caméras de surveillance et emporté une cinquantaine d'ordinateurs et plus de 100 téléphones. Les pertes du magasin ont été estimées à au moins 150 000 euros.
Lecornu a rendu visite aux policiers déployés dans le centre de Paris et a appelé la population à choisir entre la République et les fauteurs de troubles. Des responsables politiques de gauche et de droite ont demandé la démission de Nuñez, le gouvernement ayant semblé pris de court par l'ampleur des violences. Le gouvernement a tenu une réunion de crise dimanche 18 octobre. Macron, qui quittera ses fonctions au printemps prochain, a écrit sur les réseaux sociaux qu'il n'y avait pas de place pour la violence en France et devait s'adresser à la nation dans la soirée. Nuñez a déclaré que des enquêtes étaient en cours pour identifier les responsables, qui pourraient être visés par une enquête. Les autorités ont également préparé un soutien aux commerçants touchés par les pillages.
Ces violences interviennent environ six mois avant l'élection présidentielle qui désignera le successeur de Macron, rapporte Digi24. Un Parisien de 78 ans a déclaré que le lendemain matin, la ville semblait avoir traversé une guerre. Un mort a été signalé lors de la principale marche à Paris. Les autorités n'ont pas encore indiqué combien de personnes arrêtées feront l'objet de poursuites.
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Les manifestations contre le coût de la vie et les conditions scolaires ont dégénéré samedi 17 octobre dans toute la France, avec une mairie incendiée et des commerces pillés. Le nombre d'arrestations va de 1 200 à plus de 2 000 personnes.
Texte IA fondé sur les articles de LaVanguardia, BBC, EL MUNDO et d’autres médias. Modifié .