
Un coroner conclut au suicide de trois sœurs londoniennes en mer au large de Brighton
Une enquête du coroner au tribunal de Woodvale a conclu que Jane Adetoro, Christina Walters et Rebecca Walters sont entrées délibérément dans une mer agitée après s'être rendues sur les lieux où leur mère s'était noyée.
Le coroner rend un verdict de suicide
Penelope Schofield, coroner principale, a conclu au tribunal du coroner de Woodvale que trois sœurs de l'ouest de Londres sont mortes par suicide après être entrées dans la mer au large de Brighton le 13 mai. Les victimes ont été identifiées comme Jane Adetoro, 36 ans, Christina Walters, 32 ans, et Rebecca Walters, 31 ans. Les secours ont repêché leurs corps dans l'eau après qu'un passant a donné l'alerte près de Madeira Drive. Les autopsies ont confirmé que les trois femmes sont mortes par noyade, les analyses toxicologiques n'ayant détecté aucune trace d'alcool ni de drogue dans leur organisme. Penelope Schofield a relevé que les sœurs ne savaient pas nager et qu'elles sont entrées dans une mer agitée pendant la nuit.
Penelope Schofield a résumé ses conclusions devant le tribunal lors de l'audience.
Le 13 mai, dans l'obscurité, elles sont entrées dans la mer à Brighton ; elles ne savaient pas nager et les conditions en mer étaient défavorables.
Un périple jusqu'à Birmingham puis Brighton
L'inspecteur-chef de police judiciaire Mark Cullimore a présenté les éléments retraçant les déplacements des sœurs dans plusieurs villes au cours des jours précédant leur mort. Le 11 mai à 23 h 36, les trois femmes sont arrivées en taxi à Linton Walk, à Birmingham, un secteur proche du lac de Brookvale Park où leur mère s'est noyée en 2010. La police a confirmé qu'aucune image de vidéosurveillance n'a enregistré leurs activités lors de cette halte à Birmingham, avant qu'un taxi ne vienne les chercher le 12 mai à 1 h 28 pour les ramener à leur appartement partagé de Greenford. Plus tard dans la nuit, les sœurs ont réservé un autre taxi et sont arrivées près du front de mer de Brighton à 22 h 21. Des images de vidéosurveillance les montrent marchant sur la plage près de Black Rock le 13 mai à 2 h 42, dernière observation connue des trois femmes vivantes.
- Les sœurs arrivent en taxi à Linton Walk, à Birmingham, près du lac de Brookvale Park
- Un taxi vient chercher les sœurs à Birmingham pour les ramener à leur domicile de Greenford
- Un taxi réservé à l'avance dépose les sœurs près du front de mer de Brighton
- Les sœurs sont vues vivantes pour la dernière fois par la vidéosurveillance de la plage, marchant près de Black Rock
- Un passant aperçoit un corps dans l'eau, déclenchant l'intervention des secours
Des préparatifs et un isolement documentés
Les enquêteurs ont établi que les sœurs avaient mené de nombreux préparatifs avant de quitter leur domicile de Greenford, dans l'ouest de Londres. La police a constaté qu'elles avaient nettoyé leur appartement, réglé leurs dettes et vidé leurs comptes bancaires avant de partir dans le Sussex. Les examens numériques ont révélé que Christina Walters, qui souffrait d'anxiété et de dépression depuis la perte de sa mère, avait effectué des recherches en ligne sur les méthodes de suicide et les points d'eau à proximité. Des voisins ont décrit un foyer très fermé, précisant que les sœurs menaient une vie recluse et se faisaient livrer leurs courses chaque semaine. Leurs parcours professionnels montrent que Jane était comptable et assumait un rôle maternel au sein du foyer, que Christina était diplômée de l'université Brunel et travaillait aussi dans la comptabilité, et que Rebecca travaillait dans les ressources humaines.
Le repêchage et la réaction de la famille
L'intervention des secours a commencé vers 5 h 45 le 13 mai, lorsqu'un passant a aperçu un corps flottant dans l'eau près de Brighton. Des équipages bénévoles de la Royal National Lifeboat Institution ont mis des canots à l'eau : l'un a repêché Jane Adetoro et l'a ramenée à terre, un second a récupéré Christina Walters en mer. Rebecca Walters a été rejetée sur la plage de galets, et les secouristes ont déclaré les trois sœurs mortes sur place. Leur père, Joseph Jacobsen, a suivi l'audience par liaison vidéo. Dans une déclaration publiée après l'audience, il a fait part de son immense chagrin d'avoir perdu ses trois filles et a déclaré qu'il s'accroche aux souvenirs partagés avec elles.

