
Roberto Vannacci et Tommaso Cerno s'affrontent sur les règles de la télévision en journée
L'eurodéputé italien Roberto Vannacci et le rédacteur en chef du Giornale, Tommaso Cerno, ont échangé des propos acerbes en public le 6 octobre 2026 au sujet de propositions visant à restreindre les contenus LGBTQ+ à la télévision en journée.
Lancement d'émission et débat sur la diffusion
Le 5 octobre 2026, le journaliste Tommaso Cerno a présenté la deuxième saison de son émission quotidienne d'analyse politique 2 di Picche, programmée sur Rai 2 du lundi au vendredi à 14h00. Lors de la présentation, Cerno s'en est pris à une proposition de diffusion défendue par Roberto Vannacci, eurodéputé et dirigeant du mouvement politique Futuro Nazionale. Le programme de ce parti propose de restreindre les contenus liés aux personnes LGBTQ+ et aux questions de genre pendant les heures protégées, lorsque les enfants regardent la télévision. Cerno a rejeté cette politique, affirmant que la protection découle de la liberté individuelle et non d'interdictions de diffusion imposées par l'État. Il a ajouté que retirer les figures homosexuelles des écrans ne laisserait aux chaînes rien d'autre à diffuser que des publicités commerciales de 08h00 à 24h00.
Vannacci répond sur les règles de journée
Vannacci a répondu le 6 octobre 2026 via l'agence de presse italienne Adnkronos, démentant que Futuro Nazionale entende exclure les personnes homosexuelles de la télévision. L'eurodéputé a soutenu que les règles de diffusion pendant les heures protégées s'appliqueraient uniformément à tous, interdisant ce qu'il a décrit comme une propagande de genre et homosexuelle. Vannacci a adressé des propos acerbes à Cerno, évoquant son passé de sénateur du Parti démocrate, son ancienne direction de l'association de défense des droits LGBTQ+ Arcigay, son rôle de rédacteur en chef du Giornale et son émission sur la Rai. Il a ajouté que sa propre orientation hétérosexuelle ne lui avait valu ni une mention dans la Divine Comédie de Dante ni une licence pour débiter des âneries aux dépens des enfants.
Pendant les heures protégées, lorsque les enfants sont devant l'écran, la propagande de genre et homosexuelle ne doit être menée ni par ceux qui ont des goûts homosexuels ni par ceux qui ont des goûts hétérosexuels.
Contre-attaque de Cerno et liens parlementaires
Cerno a répondu que recourir aux insultes personnelles témoigne d'un manque d'arguments de fond. Le rédacteur en chef a noté que l'approche rhétorique de Vannacci reprend les tactiques de la gauche, soulignant que l'eurodéputé a voté aux côtés d'élus de gauche au Parlement. Un commentaire publié dans Il Giornale par Gonzato a également raillé le dirigeant de Futuro Nazionale, évoquant les neuf élus ayant quitté le mouvement. Cerno a conclu que les citoyens italiens jugeraient eux-mêmes ce différend.
Je pense qu'une personne qui ne sait pas argumenter sans insulter les autres a un grave déficit de contenu. Vannacci m'insulte parce qu'il ne peut pas soutenir un débat sur le fond.
Solidarité institutionnelle du président du Sénat
La confrontation a suscité une intervention formelle d'Ignazio La Russa, président du Sénat italien et deuxième personnalité de l'État. La Russa a publié une déclaration exprimant sa solidarité directe avec Cerno après ces propos personnels. Le président du Sénat a déclaré que le désaccord politique et le débat idéologique ne peuvent justifier des références désobligeantes à la vie privée ou aux choix personnels d'une personne, affirmant que la vie privée mérite un respect universel au sein des institutions publiques.
Le désaccord politique et le débat ne peuvent jamais justifier des attaques personnelles ni des références désobligeantes aux choix et à la sphère privée d'une personne, que nul ne peut juger et envers lesquels il est juste de garder le plus grand respect.
- Tommaso Cerno présente la deuxième saison de 2 di Picche sur Rai 2 et critique la politique télévisuelle de Futuro Nazionale.
- Roberto Vannacci déclare à Adnkronos que les règles des heures protégées s'appliquent à tous les présentateurs et critique les propos de Cerno.
- Tommaso Cerno répond que les insultes traduisent un manque d'arguments de fond.
- Le président du Sénat, Ignazio La Russa, publie une déclaration officielle de solidarité avec Cerno.


