RécitPourparlers sur un projet de paix USA-Iran

Diplomatie · Washington et Jérusalem

Vance réprimande le cabinet israélien au sujet de l'accord sur l'Iran, affirmant que Trump est le « seul allié puissant » d'Israël

Le vice-président américain accuse les ministres israéliens d'une « panique étrange » et leur rappelle que les contribuables américains financent leur défense.

Texte IA fondé sur les articles de The Economist, Irish Independent, stern.de et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, Jérusalem · États-Unis, Israël
Comment on en est arrivé là
  1. 15 avr.Vance dirige des négociations de 21 heures avec des représentants iraniens au Pakistan ; les pourparlers s'effondrent
  2. 17 juinTrump signe le protocole d'accord avec l'Iran au sommet du G7 en France
  3. 18 juinVance tient une conférence de presse à la Maison-Blanche, réprimande le cabinet israélien pour avoir attaqué l'accord
  4. 17 juil.Fenêtre de finalisation de 60 jours prévue pour se conclure

Un réprimande public

Le vice-président américain JD Vance a vivement critiqué jeudi les membres du cabinet israélien, qualifiant leurs critiques de l'accord intérimaire sur l'Iran de « panique étrange » et insistant sur le fait que Donald Trump est le seul dirigeant étranger qui soutient encore Israël. Lors d'un point de presse à la Maison-Blanche, Vance a déclaré avoir été « dérangé » par les attaques personnelles contre le président de la part des ministres d'extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, et a lancé un avertissement voilé selon lequel l'annulation du protocole d'accord pourrait affecter le soutien militaire américain.

« Donald J. Trump est le seul chef d'État au monde qui éprouve de la sympathie pour la nation d'Israël en ce moment, et il se trouve être le chef d'État de la superpuissance mondiale. »

JD Vance, vice-président américain

Ce que dit l'accord

Le protocole d'accord, signé par Trump mercredi lors du sommet du G7 en France, ouvre une fenêtre de 60 jours pour les négociations finales. Ses promesses essentielles sont la fin des hostilités au Liban, l'application de limites aux capacités nucléaires de l'Iran, et la levée des sanctions américaines sur Téhéran. L'accord vise également à rouvrir le détroit d'Ormuz, que l'Iran a fermé pendant la guerre, bloquant ainsi un cinquième des flux pétroliers mondiaux.

« La seule façon pour l'Iran de tirer profit de l'accord est de se conformer à ses termes, sinon ils seront bombardés. »

JD Vance, vice-président américain

La colère d'Israël

Les responsables israéliens de tout l'échiquier politique ont critiqué l'accord. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a gardé sa frustration pour lui, selon ses collaborateurs, mais les membres d'extrême droite de son cabinet ont attaqué Trump publiquement. Ils soutiennent que l'accord ne freine pas le programme de missiles balistiques de l'Iran et lie les mains d'Israël dans sa campagne en cours contre le Hezbollah dans le sud du Liban. Axios a rapporté que Netanyahu et ses alliés étaient « furieux » des termes ; Netanyahu lui-même a insisté jeudi sur le fait qu'Israël ne se retirerait pas du territoire libanais occupé « tant que les besoins de sécurité d'Israël l'exigent. »

« Ouvrez les yeux et sentez la réalité »

Vance a balayé les critiques avec un rappel brutal du bilan. Il a noté qu'environ deux tiers des armes défensives qui ont protégé les villes israéliennes sont fabriqués aux États-Unis et payés par les contribuables américains, une référence à l'aide militaire annuelle d'environ 4 milliards de dollars que Washington fournit. Il a accusé le cabinet israélien de ne pas faire confiance à son plus puissant allié.

« Quiconque en Israël pense que son plus grand problème est le président des États-Unis doit ouvrir les yeux et sentir la réalité de la situation dans laquelle se trouve ce pays. »

JD Vance, vice-président américain

Le pari de Trump

Le président Trump a passé près d'une heure à défendre l'accord lors de ses remarques de clôture au sommet du G7, disant aux journalistes que si l'accord réussit, il est « un génie » et s'il échoue, « c'est la faute du vice-président. » Vance a ri de la remarque, disant que le président plaisantait. Il a souligné la reprise des marchés boursiers et la baisse des prix du pétrole, proches des niveaux d'avant le conflit, comme preuve précoce que l'accord « porte ses fruits pour le peuple américain. »

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