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Diplomatie·-2 h

Vance affirme que l'Iran a accepté de réadmettre les inspecteurs de l'AIEA ; Téhéran nie tout nouvel engagement

Le vice-président JD Vance a annoncé que l'Iran avait accepté d'inviter les inspecteurs de l'AIEA à revenir, une exigence clé dans les négociations visant à transformer le cessez-le-feu de la semaine dernière en un accord de paix définitif. Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti avoir pris de nouveaux engagements, affirmant que les inspections sont déjà traitées dans le protocole d'accord.

Premier jour au Bürgenstock

Les négociateurs américains et iraniens se sont rencontrés dimanche au complexe hôtelier du Bürgenstock en Suisse, le vice-président JD Vance menant l'équipe américaine et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi la délégation iranienne. Les médiateurs qataris et pakistanais faisaient la navette entre les deux parties, et les discussions ont parfois semblé proches de l'effondrement. L'Iran a menacé de quitter la table après que le président Trump eut averti que les États-Unis pourraient « frapper l'Iran très durement à nouveau », mais la session s'est poursuivie après 1 heure du matin, heure locale. Lundi matin, Vance a tenu une conférence de presse annonçant des progrès substantiels.

Moments clés des négociations sur le cessez-le-feu et le nucléaire entre les États-Unis et l'Iran
  1. Les inspecteurs de l'AIEA exclus d'Iran après des frappes américano-israéliennes sur des sites nucléaires
  2. Trump et Pezeshkian signent un protocole d'accord de cessez-le-feu en 14 points à Versailles
  3. Les États-Unis et l'Iran entament des pourparlers techniques à Bürgenstock, en Suisse
  4. L'Iran menace de quitter la table après l'avertissement de Trump, mais les discussions se poursuivent après 1 heure du matin
  5. Vance annonce que l'Iran a accepté d'inviter les inspecteurs de l'AIEA à revenir
  6. Les médiateurs annoncent une feuille de route pour un accord final dans les 60 jours

Revendication sur les inspections nucléaires

Vance a déclaré que l'Iran avait accepté d'inviter les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique à revenir, qualifiant cette décision de « jalon majeur pour le peuple américain et de premier pas vers la fin définitive d'un programme d'armes nucléaires en Iran ». Il a suggéré que le processus pourrait commencer cette semaine, avec des discussions avec l'AIEA « dès aujourd'hui ». Dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, l'Iran avait autorisé des inspections, mais il a restreint l'accès après le retrait du président Trump en 2018 et a totalement interdit les inspecteurs l'année dernière à la suite de frappes américano-israéliennes sur ses sites nucléaires. Le protocole d'accord signé la semaine dernière engageait l'Iran à diluer son stock d'uranium enrichi sous la supervision de l'AIEA.

Les Iraniens ont accepté d'inviter les inspecteurs de l'AIEA à revenir dans leur pays.

Refus iranien

Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré à l'agence de presse officielle IRNA que l'Iran n'avait pris « aucun nouvel engagement » concernant les inspections. Le ministre des Affaires étrangères Araghchi, tout en reconnaissant des progrès sur d'autres fronts, n'a pas confirmé la déclaration de Vance. L'Iran a longtemps insisté sur le caractère pacifique de son programme nucléaire, mais il a enrichi de l'uranium à des niveaux proches de ceux d'une arme et a tenu les inspecteurs à l'écart pendant un an. Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA, se trouvait au Bürgenstock, mais l'Iran a nié toute rencontre avec lui.

Nous n'avons pris aucun nouvel engagement pour des inspections.

Dimensions régionales

Au-delà du dossier nucléaire, les négociateurs ont abordé le fragile cessez-le-feu au Liban, où Israël continue de frapper des cibles du Hezbollah sans être signataire du protocole d'accord. Araghchi a déclaré que la médiation « infatigable » avait permis des « progrès majeurs pour mettre fin à la guerre au Liban », et il a cité la levée du blocus naval américain, la levée des sanctions sur les exportations de pétrole et la libération de certains avoirs gelés. Les parties ont mis en place une cellule de déconfliction et une ligne de communication directe pour éviter les incidents dans le détroit d'Ormuz, où le trafic maritime a augmenté ces derniers jours.

La médiation infatigable du Pakistan et du Qatar a permis des progrès majeurs pour mettre fin à la guerre au Liban. Les exportations de pétrole et de pétrochimie sont exemptées, le blocus est levé, certains avoirs gelés sont libérés, et un vaste plan de reconstruction et de développement a été lancé pour l'Iran.

Perspectives

Une déclaration conjointe du Qatar et du Pakistan a confirmé une feuille de route pour un accord final dans les 60 jours, un comité de supervision politique de haut niveau et des groupes de travail sur les questions nucléaires et les sanctions. Vance rentrera chez lui tandis que les discussions techniques se poursuivent en Suisse. De nombreux obstacles demeurent : les opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, la destination du stock d'uranium iranien et la profonde méfiance entre Téhéran et Washington. La prochaine phase permettra de vérifier si les deux parties peuvent transformer leurs déclarations de progrès en un accord contraignant.

Bürgenstock

8 sources

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