
Un véhicule de service Fiat Panda entre en collision avec un jet privé qui roule à l'aéroport de Milan Linate
Un véhicule de service au sol Fiat Panda est entré en collision avec un jet privé Hawker Beechcraft 400A qui roulait à l'aéroport de Milan Linate le 10 août 2026, interrompant les opérations pendant environ 40 minutes et déroutant deux vols à l'arrivée. Aucun blessé n'est à déplorer.
Collision sur l'aire de trafic
Le matin du 10 août 2026, vers 11h20 heure locale, une Fiat Panda blanche appartenant à la société de manutention au sol de l'aéroport de Linate est entrée en collision avec un jet privé Hawker Beechcraft 400A (immatriculation I-AERB) dans la zone d'aviation générale de l'aéroport de Milan Linate. Le jet roulait vers la piste comme autorisé par la tour de contrôle lorsque le véhicule de service a surgi de sa gauche et a continué tout droit dans le nez de l'avion sans freiner visiblement. Selon l'ANSA, le nez de l'avion a presque pénétré la vitre droite de la voiture. L'impact s'est produit sur l'aire de trafic ouest utilisée pour les manœuvres et le roulage avant le décollage.
Aucun blessé, conductrice traitée pour choc
Aucun blessé n'a été signalé parmi l'équipage ou les passagers de l'avion, ni parmi le personnel au sol impliqué. La conductrice de la Panda, une opératrice de manutention au sol de 54 ans, a été prise en charge par les équipes médicales du 118 dans un état d'agitation sévère. Les pompiers et les services d'urgence ont été dépêchés immédiatement mais n'ont pas eu besoin de procéder à des interventions importantes. Les premières évaluations suggèrent que la conductrice n'aurait pas pu ne pas remarquer l'avion qui s'approchait, ce qui conduit les enquêteurs à soupçonner un possible malaise médical ou une distraction due à l'utilisation du téléphone portable, bien que les circonstances restent à déterminer.
- Un véhicule de service Fiat Panda entre en collision avec le jet Hawker Beechcraft 400A (I-AERB) dans la zone d'aviation générale de Linate
- Pompiers, police et équipes médicales (118) dépêchés ; aucune intervention majeure nécessaire
- Les opérations aéroportuaires sont suspendues pour inspection de la zone touchée
- Deux vols à l'arrivée sont déroutés : un Airbus A220 d'ITA Airways vers Bergame Orio al Serio, un KLM A321neo vers Milan Malpensa
- Le trafic aérien reprend après environ 30 à 40 minutes
Vols déroutés et opérations interrompues
La collision a entraîné une suspension temporaire des opérations aéroportuaires pour permettre les inspections et la reconstitution de l'incident. Deux vols à l'arrivée ont été déroutés vers des aéroports voisins : un Airbus A220 d'ITA Airways a été envoyé à Bergame Orio al Serio, et un KLM A321neo a été dérouté vers Milan Malpensa. Selon l'Associazione Aeroporti Lombardi, le trafic est resté bloqué pendant environ 40 minutes. Les opérations normales ont repris environ une demi-heure à 40 minutes après l'incident.
Un syndicat soulève des préoccupations de sécurité
L'incident a attiré l'attention du syndicat Fast Confsal, qui a déclaré au Corriere della Sera qu'il ne s'agissait pas d'un cas isolé. Le syndicat a cité un incident similaire entre un véhicule au sol et un avion survenu à Naples quelques jours plus tôt. Fast Confsal a déclaré que la gestion des aires de trafic est devenue de plus en plus complexe et risquée, en particulier pendant les périodes de fort trafic estival.
Les circonstances des deux incidents sont encore en cours d'investigation, mais ce qui s'est passé confirme une situation que nous signalons depuis un certain temps : la gestion des aires de trafic est devenue de plus en plus complexe et risquée, surtout en présence d'un trafic élevé comme en période estivale.
Le syndicat a également souligné une augmentation significative des mouvements de véhicules au sol sur les aires de trafic des aéroports ces derniers mois, avec des rythmes opérationnels de plus en plus serrés et des effectifs souvent insuffisants. Fast Confsal a en outre noté que les procédures et les garanties opérationnelles n'ont pas été révisées pour correspondre aux volumes de trafic et de passagers actuels. La chaleur estivale extrême a été citée comme un facteur supplémentaire, de nombreux opérateurs travaillant dans des véhicules dépourvus de climatisation fonctionnelle ou subissant des infiltrations de fumée, ce qui affecte leur vigilance et leur endurance physique sur un asphalte brûlant.


