Sécurité · Ville de Gaza, Khan Younis et Deir el-Balah

De fortes pluies inondent des milliers de tentes de familles déplacées à Gaza

La défense civile de Gaza indique que ses équipes ont reçu environ 1 500 appels de détresse en dix heures, la première tempête hivernale de la saison ayant inondé les camps de déplacés, l'eau montant de 30 à 40 cm dans certains abris.

Texte IA fondé sur les articles de La Repubblica.it, Rai news, Al Jazeera Online et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Ville de Gaza, Khan Younis, Deir el-Balah, Nuseirat · Palestine
Comment on en est arrivé là
  1. Samedi, dix premières heuresLa défense civile reçoit environ 1 500 appels de détresse
  2. Samedi, centre de NuseiratUn bâtiment partiellement effondré évacué par les secouristes
  3. Samedi, nord de GazaLe mur d'un bâtiment endommagé s'effondre, deux blessés selon Wafa

L'eau atteint les camps de tentes

De fortes pluies se sont abattues sur la bande de Gaza au petit matin du samedi 7 novembre 2026 et, à l'aube, des milliers de tentes des camps de déplacés baignaient dans l'eau. La défense civile de Gaza indique que ses équipes ont reçu environ 1 500 appels de détresse en dix heures seulement, et que le niveau de l'eau est monté de 30 à 40 cm dans plusieurs sites d'hébergement. Le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Basal, a déclaré à Al Jazeera que quelques centres d'hébergement avaient été entièrement inondés et que tous leurs occupants avaient été poussés dehors. Des images tournées dans des camps de la ville de Gaza, de Khan Younis et de Deir el-Balah montrent des habitants se déplaçant dans une eau jusqu'aux chevilles, matelas détrempés et enfants pieds nus dans la boue et les eaux usées. Mahmoud Basal résume l'ampleur de l'inondation sans détour :

« Ce que nous craignions est arrivé »

Mahmoud Basal

Les plus exposés

Mahmoud Basal a indiqué que les prématurés, les personnes âgées et les malades sont les plus exposés, et a averti du danger permanent qui pèse sur les habitants des tentes :

« Ceux qui vivent sous des tentes risquent la mort à tout moment, et la maladie à tout moment »

Mahmoud Basal

Al Jazeera rapporte que plus de 900 000 déplacés s'abritent à al-Mawasi, la zone côtière du sud de Gaza, où la pluie tombe depuis 22 heures le vendredi 6 novembre. La même source indique que plus de 125 000 familles vivant le long de la côte risquent de voir leurs tentes emportées par la mer, et que plus de 28 000 veuves affrontent l'hiver seules avec leurs enfants. Le comité d'urgence de Gaza affirme que plus d'un million de déplacés font face aux dangers de l'hiver.

Bâtiments endommagés et blessés signalés

La tempête a également fait s'effondrer des bâtiments déjà endommagés par la guerre menée par Israël, commencée en octobre 2023. La défense civile indique que les secouristes ont évacué les habitants d'un bâtiment partiellement effondré au centre de Nuseirat. Dans le nord de Gaza, le mur d'un autre bâtiment endommagé est tombé sous les fortes pluies, blessant deux personnes, selon Wafa. Observador, citant la défense civile, rapporte qu'un bâtiment de trois étages près de l'Ahli Club, dans le camp de réfugiés du centre de Nuseirat, s'est partiellement effondré sans faire de blessés, et qu'un jeune homme du nord a été secouru après la chute d'un toit sur lui. Wafa et Observador divergent sur le bilan des victimes dans le nord.

Abris et risques de l'hiver

Wafa estime qu'environ 270 000 abris hébergent des déplacés et que plus de 400 000 personnes vivent dans des zones très vulnérables, exposées aux inondations ou proches du littoral. Rai rapporte qu'au cours des trois derniers hivers, plusieurs personnes, dont beaucoup de nourrissons, sont mortes de froid. Le comité d'urgence de Gaza affirme que le territoire a un besoin urgent d'environ 200 000 tentes ainsi que de fournitures de chauffage.

Tentes et abris cités dans les rapports sur l'hiver à Gazatentes
Abris hébergeant des déplacés, environ (estimation Wafa)
270000 tentes
Tentes urgemment nécessaires (comité d'urgence de Gaza)
200000 tentes

Données tirées du texte de l’article

Observador, citant des données du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), indique que 1,65 million d'habitants affrontent un quatrième hiver dans des tentes dégradées et des bâtiments endommagés, les restrictions israéliennes et un manque de financement aggravant la situation.

Les négociations sur le cessez-le-feu piétinent

La Repubblica rapporte que le cessez-le-feu négocié l'an dernier sous médiation américaine prévoit une reconstruction, mais que les progrès sont minces, faute d'accord entre les négociateurs sur le désarmement du Hamas ou sur le retrait des troupes israéliennes, qui contrôlent environ deux tiers du territoire. Observador indique que les attaques israéliennes quotidiennes se poursuivent un an après le début du cessez-le-feu présumé. Les deux médias ne comptent pas les hivers de la même manière : La Repubblica parle du troisième hiver consécutif depuis l'offensive, Observador du quatrième hiver de guerre. Nesma al-Sallaq, coordinatrice des abris du NRC à Gaza, écrit dans un rapport d'octobre qu'un hiver sous une tente est davantage un cauchemar qu'une saison.

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Sources et contexte

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