Conflits · Beyrouth
Israël frappe une banlieue de Beyrouth alors qu'un accord de paix américano-iranien se profile ; au moins trois morts
Un raid aérien israélien sur la banlieue sud de Beyrouth a fait au moins trois morts dimanche, quelques heures avant la signature espérée d'un accord américano-iranien, poussant Téhéran à affirmer que cette attaque pourrait compromettre le traité.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, Washington Post, Axios et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'armée israélienne a frappé un centre de commandement du Hezbollah dans la banlieue de Dahieh après le lancement de trois projectiles vers le nord d'Israël ; le Liban fait état d'au moins trois morts et plusieurs blessés.
Le négociateur en chef iranien Ghalibaf a déclaré que les États-Unis manquent de volonté ou de capacité à respecter leurs engagements ; un haut responsable militaire a affirmé que l'attaque « ne restera pas sans réponse ».
Le président américain a déclaré que la frappe « n'aurait pas dû avoir lieu » un jour si proche d'un accord de paix et a appelé à ne plus commettre d'attaques de la part d'Israël ou du Hezbollah.
Netanyahou et le ministre de la Défense Katz ont déclaré qu'Israël ne tolérerait pas de tirs sur son territoire ; les ministres d'extrême droite ont appelé à une action militaire élargie au Liban.
L'armée israélienne a ordonné aux habitants de deux douzaines de localités des districts de Nabatieh et Sidon de fuir vers le nord du fleuve Zahrani, suscitant des craintes d'une intensification des frappes.
- 2 marsLe Hezbollah tire des missiles sur Israël après une attaque américano-israélienne contre l'Iran
- 7 avr.Cessez-le-feu déclaré entre l'Iran et Israël ; Israël lance des frappes à grande échelle au Liban, tuant plus de 350 personnes
- 7 juinUne frappe israélienne sur Dahieh provoque une attaque de missiles iraniens sur le nord d'Israël ; Israël contre-attaque en Iran
- 14 juinLe Hezbollah lance des projectiles ; Israël frappe le centre de commandement de Beyrouth ; l'Iran prévient que l'accord de paix américain est en péril
Frappe israélienne sur Beyrouth
L'armée israélienne a frappé le centre de commandement du Hezbollah dans le quartier de Dahieh à Beyrouth dimanche, tuant au moins une personne et en blessant plusieurs autres. Les médias d'État libanais ont fait état d'au moins trois morts et 15 blessés, tandis que les secouristes ont récupéré trois corps et six blessés dans un immeuble de cinq étages avec des commerces en rez-de-chaussée. Les Forces de défense israéliennes ont indiqué qu'elles réagissaient au lancement de trois projectiles par le Hezbollah vers le nord d'Israël plus tôt dans la journée, une « violation flagrante du cessez-le-feu » selon l'armée.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la Défense Israël Katz ont publié une déclaration conjointe : « Israël ne tolérera pas des tirs sur son territoire. » Le Hezbollah a affirmé avoir tiré des missiles et des drones sur les troupes israéliennes dans le sud du Liban, sans commenter directement les tirs transfrontaliers. Un photographe de l'Associated Press a décrit les deux étages inférieurs comme les plus endommagés, et des habitants de la banlieue sud, dont beaucoup étaient récemment revenus, ont été vus en fuite.
L'accord de paix américano-iranien en danger
Le président Donald Trump avait déclaré samedi que l'accord américano-iranien « doit être signé demain », mais l'Iran a émis des doutes sur le calendrier. Après la frappe de dimanche, le négociateur en chef iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti les États-Unis que l'attaque démontrait un manque de volonté ou de capacité à tenir leurs engagements.
« L'agression sioniste contre Dahieh a montré une fois de plus que l'Amérique n'a ni la volonté ni la capacité de remplir ses obligations. Vous ne pouvez pas obtenir des concessions en donnant un feu vert au régime. Le jeu du bon et du méchant a fait son temps. Si vous n'avez ni la volonté ni la capacité de remplir vos engagements, il n'y a aucune base pour parler de poursuivre cette voie. »
Le général de brigade Mohammad Jafar Assadi, commandant adjoint du quartier général d'urgence iranien, a déclaré que l'attaque « ne restera pas sans réponse ».
Trump a ensuite écrit sur Truth Social que la frappe « n'aurait pas dû avoir lieu, surtout un jour spécial où nous sommes si proches d'un accord de paix avec l'Iran » et a appelé à ne plus commettre d'attaques d'aucune partie.
« Israël a le droit de se défendre contre les menaces, mais l'attaque à laquelle il répondait était très limitée et sans signification, personne n'a été blessé ou tué, et elle ne devrait pas perturber ce processus important. … Cela pourrait être le début d'une paix longue et magnifique — Ne la gâchons pas ! »
Israël marginalisé dans les négociations
Les responsables israéliens considèrent l'accord américano-iranien comme un revers majeur et ont insisté sur le fait qu'ils continueront à frapper le Hezbollah quoi qu'il arrive. Netanyahou a défié les pressions américaines pour réduire les frappes au Liban alors qu'un accord est proche. Les ministres d'extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich ont appelé à l'intensification des attaques, Ben-Gvir exigeant un missile pour chaque drone du Hezbollah et la mort de « mille » combattants pour chaque soldat blessé.
L'Iran a longtemps exigé que tout accord plus large inclue un arrêt des combats au Liban, mais le Hezbollah a rejeté une trêve négociée par les États-Unis plus tôt ce mois-ci, la qualifiant de capitulation.
Les avertissements s'étendent dans tout le sud du Liban
L'armée israélienne a émis des ordres de déplacement forcé pour 29 villes du sud du Liban, notamment les districts de Nabatieh et de Sidon, ordonnant aux habitants de se déplacer au nord du fleuve Zahrani. Une frappe aérienne a touché la ville de Froun dans le district de Bint Jbeil peu après. Les correspondants d'Al Jazeera ont noté l'inquiétude au Liban quant à une possible escalade israélienne, comme après le cessez-le-feu du 7 avril, lorsque l'armée a frappé plus de 100 sites en dix minutes et tué plus de 350 personnes, le jour le plus meurtrier de la guerre.
Heidi Pett, correspondante à Beyrouth, a noté que la dernière fois que les États-Unis et l'Iran ont convenu d'un cessez-le-feu, Israël a « fait comprendre très clairement » que le Liban n'en faisait pas partie par un bombardement intensif.
« La crainte est que ce soit à nouveau leur position, qu'ils ne soient pas partie prenante de cet accord, qu'ils ne se retirent pas. »
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Sources et contexte
- Donald Trump
- Président américain, a déclaré que la frappe n'aurait pas dû avoir lieu et a appelé à ne plus commettre d'attaques alors qu'un accord de paix avec l'Iran se rapprochait
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre israélien, a ordonné la frappe sur Beyrouth en réponse aux attaques du Hezbollah et a déclaré qu'Israël ne tolérera pas de tirs sur son territoire
- Israel Katz
- Ministre israélien de la Défense, cosignataire de la déclaration avec Netanyahou sur la frappe de Beyrouth
- Mohammad Bagher Ghalibaf
- Président du Parlement iranien et négociateur en chef dans les discussions américano-iraniennes, a mis en garde que la frappe de Beyrouth montrait l'incapacité des États-Unis à honorer leurs engagements
- Mohammad Jafar Assadi
- Général de brigade, commandant adjoint du quartier général d'urgence iranien, a déclaré que l'attaque israélienne « ne restera pas sans réponse »
- Itamar Ben-Gvir
- Ministre israélien de la Sécurité nationale d'extrême droite, a appelé à l'intensification des attaques contre le Hezbollah et à la mort de mille combattants pour chaque soldat blessé
- Bezalel Smotrich
- Ministre israélien des Finances d'extrême droite, a exhorté à attaquer les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth
- Heidi Pett
- Correspondante d'Al Jazeera à Beyrouth, faisant état de l'inquiétude qu'Israël ne considère pas le Liban comme faisant partie de l'accord américano-iranien
- Lieux
- Beyrouth
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