Sécurité · Sydney

Une mère perd un bras lors d'une attaque de grand requin blanc sur une plage de Sydney, le débat sur l'abattage relancé

Leah Stewart, 35 ans, a été attaquée par un grand requin blanc alors qu'elle nageait à Coogee Beach samedi. Grièvement blessée, elle a dû être amputée d'un bras, alors que des responsables politiques réclament un abattage.

Texte IA fondé sur les articles de The Telegraph, Blick.ch, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Sydney · Australie
Comment on en est arrivé là
  1. 13 juinLeah Stewart attaquée par un grand requin blanc à Coogee Beach vers 11h
  2. 13 juinPlage fermée pendant 24h ; Mme Stewart transportée à l'hôpital St Vincent avec des blessures graves
  3. 15 juinLa famille lance une cagnotte GoFundMe ; confirme l'amputation et d'autres chirurgies prévues
  4. 15 juinRéouverture de Coogee Beach sous surveillance de drones et de sauveteurs ; la communauté reste hésitante

L'attaque

Samedi 13 juin, vers 11 heures, Leah Stewart nageait entre les drapeaux à Coogee Beach, dans l'est de Sydney, lorsqu'un requin, identifié comme un grand requin blanc de 3 à 4 mètres, l'a mordue à environ 30 mètres du rivage. Cette enseignante et mère de 35 ans a subi de profondes morsures aux deux bras et à la jambe gauche, ainsi que des fractures et une perte de sang importante.

Secours et état de santé

Des témoins, dont des sauveteurs en mer hors service, se sont précipités dans l'eau pour secourir Mme Stewart. Le champion de paddleboard Charlie Verco l'a hissée sur sa planche. Les premiers soins ont été prodigués sur le sable avant qu'un hélicoptère CareFlight ne la transporte à l'hôpital St Vincent. Les médecins ont dû procéder à l'amputation d'un de ses bras et d'autres interventions chirurgicales sont prévues. Mme Stewart reste dans un état critique mais stable, sous assistance respiratoire.

« Leah a été attaquée par un requin et a subi des blessures graves mettant sa vie en danger, avec de multiples morsures sur les bras et les jambes, des lacérations et des fractures sur tout le corps, ainsi qu'une perte de sang extrême. Tragiquement, son traitement a nécessité l'amputation de son bras et d'autres chirurgies sont programmées dans les prochains jours. »

Joshua Stewart, frère de la victime

Une communauté sous le choc

La plage a été fermée pendant 24 heures avant de rouvrir lundi sous la surveillance de sauveteurs et de drones. De nombreux habitants, dont une importante communauté irlandaise, hésitent désormais à retourner à l'eau. Alex Spango, surfeur depuis 35 ans, décrit une atmosphère sombre :

« C'est comme dans un film d'horreur. La communauté est totalement attristée, stupéfaite, surprise et simplement… hantée. »

Alex Spango

Un résident irlandais, Ryan Brady, a déclaré qu'il ne retournerait pas à l'eau « avant un moment ». Un sauveteur hors service présent lors de l'attaque a rapporté avoir vu « beaucoup de sang dans l'eau ».

Appel de la famille

Le frère de Mme Stewart, Joshua, a lancé une page GoFundMe qui a récolté environ 106 000 francs suisses en quelques jours pour financer sa rééducation, ses prothèses et les soins de sa fille d'un an. La famille décrit Mme Stewart comme une mère dévouée « pleine de vie et d'énergie » et précise que son compagnon, qui était à l'étranger, est rentré.

Tempête politique

L'attaque a relancé un vif débat sur la gestion des requins. L'ancien Premier ministre Tony Abbott a publié une vidéo appelant à un abattage, affirmant qu'il est « injuste » de ne pas faire passer la sécurité des personnes avant celle des requins. Le Premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Chris Minns, a déclaré que son gouvernement envisageait activement l'abattage de requins bouledogues en réponse à la hausse des attaques cet été.

« Il est inacceptable de ne pas abattre les requins après de telles attaques. Il est inacceptable de ne pas faire passer les gens avant les requins. »

Tony Abbott

Scepticisme des experts

Les biologistes marins s'y opposent, soulignant la complexité des facteurs expliquant la hausse des rencontres avec des requins. Le professeur émérite Rob Harcourt, de l'université Macquarie, a affirmé qu'un abattage ne changerait rien à la sécurité des plages et a rappelé que de nombreuses espèces restent menacées. Une étude récente coécrite par M. Harcourt a identifié 40 causes possibles, notamment la croissance démographique humaine, la modification des habitats et le changement climatique, rendant difficile l'attribution de cette hausse à un seul facteur.

« L'abattage des requins ne réduirait en rien le risque d'attaques sur les plages. »

Rob Harcourt

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Sources et contexte

Lieux
Sydney, Rome

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