Sécurité · Wesel, Duisbourg et Düsseldorf

Le parquet poursuit une enseignante en arrêt maladie depuis 2009 pour une escroquerie de 248 000 euros

Le parquet de Duisbourg indique qu'elle a remis dix faux arrêts de travail entre mars 2021 et mars 2025. Deux certificats d'aptitude à la plongée, prétendument délivrés sous le nom d'un médecin inexistant, lui sont également reprochés.

Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, 20 Minuten, Der Tagesspiegel et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Wesel, Duisbourg, Düsseldorf · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. mars 2025Fin de la période couverte par l'acte d'accusation
  2. mars 2026Perquisition au domicile de la femme
  3. 27 oct.Le parquet de Duisbourg annonce l'acte d'accusation

Les poursuites

Le parquet de Duisbourg a annoncé mardi 27 octobre 2026 avoir engagé des poursuites contre une enseignante en arrêt maladie depuis environ 17 ans. Selon le parquet, elle a perçu environ 248 000 euros de rémunération à laquelle elle n'avait pas droit. Le Tagesspiegel rapporte que l'acte d'accusation retient une escroquerie particulièrement grave en onze cas, ainsi que des faux en écriture, tandis que d'autres médias évoquent une escroquerie et des faux sans cette circonstance. L'acte d'accusation ne couvre que la période de mars 2021 à mars 2025, les faits des années antérieures étant prescrits. La femme n'a pas encore réagi aux accusations et la présomption d'innocence s'applique.

Dix arrêts de travail et une longue absence

Selon le parquet, l'enseignante a donné cours pour la dernière fois en 2009 dans un lycée professionnel de Wesel, mais a continué de percevoir son salaire grâce à une série d'arrêts de travail médicaux. Le parquet affirme qu'elle a remis dix certificats d'incapacité à son établissement entre mars 2021 et mars 2025 alors qu'elle savait être apte au travail. RP Online, citant des sources judiciaires, rapporte que la femme est âgée de 62 ans et que l'affaire est devenue publique l'an dernier après qu'un nouveau responsable du dossier au sein de l'administration du district a fait réexaminer le dossier et l'a envoyée chez un médecin officiel. Elle a contesté cette démarche en justice et a perdu. L'État n'a pas exigé d'examen par un médecin officiel pendant la longue absence, qui aurait permis d'évaluer si elle pouvait continuer à travailler.

Certificats de plongée et enquête sur une activité parallèle

Le parquet affirme que, plongeuse active, elle a elle-même délivré deux certificats d'aptitude à la plongée sous le nom d'un médecin qui n'existe pas. Les enquêteurs ont perquisitionné son appartement en mars 2026 et trouvé des indices montrant qu'elle avait sciemment fourni de fausses informations à l'État, son employeur. Ils ont également vérifié des informations selon lesquelles elle aurait exercé comme Heilpraktikerin, praticienne de médecine non conventionnelle, pendant ses années hors de l'école, et participé à un concours de start-up. Le parquet indique n'avoir trouvé aucun indice concret pour cette seconde activité. Les poursuites portent à la fois sur les arrêts de travail et sur les certificats de plongée.

Procédure disciplinaire et mise à la retraite

Le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a mis l'enseignante à la retraite, décision qu'elle a contestée en justice. Des procédures disciplinaires ont été ouvertes contre elle et contre un agent de l'administration du district de Düsseldorf chargé du contrôle. Selon des déclarations antérieures, la procédure disciplinaire est suspendue jusqu'à la décision pénale. Selon les règles de la fonction publique, les fonctionnaires conservent généralement l'intégralité de leur traitement pendant une maladie, contrairement à la plupart des salariés, qui perçoivent des indemnités journalières après six semaines.

La suite

RP Online rapporte que l'affaire devrait être portée devant un tribunal pénal. Le Tagesspiegel évoque une peine de six à dix ans de prison en cas de condamnation, tandis que la Deutsche Welle et la Berliner Zeitung ne mentionnent qu'une peine de plusieurs années. L'acte d'accusation est désormais transmis au tribunal pour examen. La femme n'a pas commenté les accusations et aucun verdict n'a été rendu.

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Sources et contexte

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