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Sécurité·-7 h

Une assistante maternelle d'Opole inculpée après la diffusion d'images de vidéosurveillance montrant des violences sur un enfant

Des images de vidéosurveillance provenant d'une crèche d'Opole, en Pologne, montrent une assistante maternelle manipulant violemment un garçon de deux ans. Oksana K. a été inculpée pour coups et blessures volontaires et risque jusqu'à cinq ans de prison.

L'incident

Le 8 juin 2026, les caméras de surveillance de la crèche privée "Autobusik" à Opole ont filmé une assistante maternelle, Oksana K., en train de malmener un garçon de deux ans. La vidéo montre l'employée tirer l'enfant par le bras, provoquant sa chute contre une chaise, puis le traîner au sol et le secouer alors qu'il pleurait. Selon les parents, l'enfant avait été isolé du groupe, apparemment en guise de punition pour ses pleurs. Après l'incident, le garçon a été récupéré par ses grands-parents, qui ont constaté de nombreux bleus et marques sur son corps.

Le père de l'enfant a déclaré que les marques sur le bras ressemblaient à des empreintes de doigts, ce qui a conduit les parents à alerter la police.

Enquête et inculpation

La police a saisi les enregistrements de vidéosurveillance de la crèche, qui ont confirmé les faits de violence. Le lundi 15 juin, après son interrogatoire, Oksana K. a été inculpée pour coups et blessures volontaires, une qualification juridique correspondant à une incapacité totale de travail supérieure à sept jours. Elle n'a pas reconnu les faits et a refusé de s'expliquer. Le tribunal a imposé un contrôle judiciaire, une interdiction de quitter le territoire (avec confiscation du passeport) et une interdiction d'exercer toute profession impliquant l'éducation ou la garde de mineurs.

La femme a été inculpée pour des faits qualifiés de coups et blessures volontaires, c'est-à-dire une atteinte à l'intégrité physique entraînant une incapacité de travail supérieure à sept jours sur un enfant de moins de deux ans.

Réaction publique et inspection municipale

Les images, publiées pour la première fois par le journal Nowa Trybuna Opolska le 11 juin, ont suscité une vive indignation dans les médias nationaux et sur les réseaux sociaux. La mairie d'Opole a immédiatement lancé une inspection de la documentation et du personnel de la crèche.

La réaction de la ville ne pouvait être que celle-ci. Nous vérifions toute la documentation ainsi que les enregistrements de vidéosurveillance. Nous voulons déterminer l'organisation réelle de la garde, le nombre d'assistantes présentes par rapport au nombre d'enfants, si les situations observées sur les enregistrements étaient isolées ou si elles s'étaient déjà produites, quelles étaient les qualifications du personnel et si l'établissement respectait toutes les procédures requises.

Conséquences juridiques

Si elle est reconnue coupable, Oksana K. encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. L'enquête se poursuit, le parquet cherchant à déterminer si l'enfant a pu subir d'autres préjudices et si les effectifs de la crèche étaient suffisants. La crèche a déjà licencié l'assistante maternelle.

Chronologie des événements
  1. L'assistante maternelle traîne et secoue un garçon de deux ans ; les parents découvrent les blessures plus tard.
  2. Nowa Trybuna Opolska publie les images de vidéosurveillance, provoquant une indignation nationale.
  3. Oksana K. est inculpée pour coups et blessures ; le tribunal impose une interdiction de sortie du territoire et une suspension professionnelle.
Opole

6 sources

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