Une dizaine de jeunes âgés de 13 à 15 ans ont roué de coups de pied et de poing un élève de 14 ans devant un collège-lycée de Francfort-sur-l'Oder le 14 octobre. Selon la police, ils l'ont également frappé à la tête et ont continué à le frapper alors qu'il gisait déjà au sol. Les membres du groupe possèdent la nationalité allemande, polonaise, russe et syrienne, a indiqué la police. Ils ont filmé l'agression et diffusé la vidéo en ligne, et les images ont provoqué un choc dans toute la ville.
L'AfD a appelé à une manifestation le soir du 20 octobre et a qualifié la violence de « Migrantengewalt » dans son appel. Un photographe de la dpa a estimé qu'un peu plus de 500 personnes y ont participé. La CDU de Francfort-sur-l'Oder a accusé le parti de « politische Stimmungsmache », autrement dit d'attiser l'opinion. Aucune contre-manifestation n'a eu lieu, bien qu'une personne isolée en ait déclaré une, a indiqué un porte-parole de la police, sans pouvoir en donner la raison. Sur Instagram lundi 19 octobre, la CDU a écrit qu'il n'existait pas de culpabilité collective et que de nombreux jeunes issus de l'immigration étaient bien intégrés. Elle a ajouté que les manifestations de l'AfD n'aidaient personne.
Le maire de Francfort-sur-l'Oder, Axel Strasser, sans étiquette, a annoncé sur Instagram que la ville ne passerait pas simplement à autre chose après cet incident.
« Nous ne passerons pas simplement à l'ordre du jour après cet incident. »
Il a indiqué que la police avait réagi rapidement, s'était entretenue avec les parents des suspects et avait procédé à des mesures d'identification, et que l'enquête visait désormais à établir l'ensemble des faits et les conséquences juridiques. Après les vacances d'automne, la police et le service de l'ordre public doivent être plus présents près des écoles de Francfort et sur les trajets scolaires. La ville examine également comment ses propres agents de l'ordre et de la sécurité pourraient assurer une présence renforcée autour des écoles, afin de repérer les risques plus tôt. La CDU a jugé que la conférence sur la sécurité prévue le 27 octobre à Francfort-sur-l'Oder, ainsi que les entretiens avec les personnes concernées, constituaient la bonne voie.
Le ministre de l'Intérieur du Brandebourg, Jan Redmann (CDU), a écrit sur Instagram que des groupes de jeunes posaient une question de pouvoir, celle de savoir qui fait la loi dans les rues de Potsdam et les cours d'école de Francfort.
« Ici, des groupes de jeunes posent la question du pouvoir. »
Jan Redmann a déclaré vouloir que le Land réponde par l'État de droit et ne laisse pas les « gruppendynamische Gewaltprozesse » suivre leur cours. Le gouvernement du Land a annoncé qu'il examinerait des modifications du statut de séjour et la possibilité d'expulsions. Jan Redmann a précisé que l'accent portait pour l'instant sur la « Repression », c'est-à-dire la répression au sens d'application de la loi, afin que la violence cesse.
Potsdam a connu plusieurs agressions de groupes de jeunes, qui ont suscité l'inquiétude, et la ville a mis en place une cellule de crise sur la violence des jeunes. À Brandebourg-sur-la-Havel, un groupe de jeunes a lancé des feux d'artifice sur deux enfants de 12 et 13 ans dans un parc. Des incidents violents se sont également produits à Cottbus. Jan Redmann a évoqué des groupes de jeunes que l'on suppose marqués par la migration. L'AfD demande l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale à dix ans et l'expulsion des auteurs de violences.
Kirstin Drenkhahn, professeure de droit pénal et de criminologie à l'Université libre de Berlin, a déclaré à RBB Inforadio que la violence des jeunes ne peut pas être résolue par le seul droit pénal.
« Nous avons besoin de mesures d'aide à la jeunesse. »
Elle a soutenu que la dissuasion ne fonctionne pas lorsque les jeunes ne comprennent pas les conséquences, et qu'ils sont souvent incapables d'agir en sachant ce qui est juste. Elle a donc rejeté l'abaissement de l'âge de la responsabilité pénale comme mesure utile. Le renforcement des familles et le travail de prévention comptent davantage, a-t-elle estimé. L'obstacle, a-t-elle noté, est que le travail de jeunesse est financé par les communes, qui manquent souvent de moyens pour cela.
L'enquête sur l'agression de Francfort-sur-l'Oder se poursuit, et la ville a prévu une conférence sur la sécurité le 27 octobre. La police et le service de l'ordre public doivent renforcer leur présence près des écoles après les vacances d'automne.
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Une dizaine de jeunes âgés de 13 à 15 ans ont frappé un élève de 14 ans devant un établissement scolaire de Francfort-sur-l'Oder le 14 octobre, et la vidéo a circulé en ligne. Un rassemblement de l'AfD, le 20 octobre, a réuni un peu plus de 500 personnes.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, DIE WELT, Der Tagesspiegel et d’autres médias. Publié .