
SIPTU va consulter ses 80 000 fonctionnaires pour une grève alors que les négociations salariales irlandaises piétinent
Le plus grand syndicat irlandais lance des consultations sur les lieux de travail avant des votes de grève, après l'expiration de l'accord salarial précédent dans le secteur public et alors que les négociations formelles pour un nouvel accord n'ont pas encore commencé.
Négociations bloquées
L'accord salarial précédent dans le secteur public, qui couvrait plus de 80 000 membres du SIPTU, a expiré le 30 juin 2026. Il prévoyait des augmentations générales de 9,25 % (ou jusqu'à 10,25 % sur deux ans et demi, selon RTÉ) ainsi qu'un fonds de négociation local de 1 %. Les discussions formelles sur un accord de remplacement n'ont pas commencé, et les contacts exploratoires avec le ministère des Dépenses publiques n'ont pas permis d'établir une base de négociation.
- Début de l'accord salarial précédent dans le secteur public, couvrant plus de 80 000 membres du SIPTU.
- Expiration de l'accord salarial ; aucun accord de remplacement en place.
- Le Comité des services publics de l'ICTU confirme que 19 syndicats consulteront leurs membres sur une action revendicative.
- Le SIPTU annonce des consultations sur les lieux de travail avant des votes de grève dans la santé, les collectivités locales et l'éducation.
- Les votes devraient avoir lieu ; action revendicative potentielle si aucun accord n'est trouvé.
Réaction syndicale
Le secrétaire général du SIPTU, John King, a déclaré que la crise du coût de la vie et la hausse de l'inflation avaient érodé la valeur des précédentes augmentations salariales. Le syndicat a annoncé des consultations nationales sur les lieux de travail avant des votes dans le secteur de la santé, les collectivités locales et l'éducation dans les semaines à venir.
Les discussions exploratoires avec les responsables gouvernementaux ces dernières semaines n'ont pas permis d'établir une base pour des négociations formelles, car ils n'ont pas clairement exposé leur engagement en faveur d'une stratégie salariale dans un accord qui protégerait le niveau de vie de nos membres sur la durée d'un engagement pluriannuel.
L'organisateur divisionnaire santé du SIPTU, Kevin Figgis, a averti que les membres ne supporteraient pas le fardeau de la hausse des coûts pendant que le gouvernement traîne.
Si le gouvernement continue de traîner, nos membres prendront toutes les mesures nécessaires, et le SIPTU se tiendra fermement à leurs côtés.
Le Comité des services publics du Congrès irlandais des syndicats, représentant 19 syndicats affiliés, consulte également ses membres en vue d'éventuels votes de grève.
Position du gouvernement
Le ministre des Dépenses publiques, Jack Chambers, a déclaré que la menace de grève était inutile et que le gouvernement voulait un accord, mais pas à n'importe quel prix. La ministre de la Protection sociale, Dara Calleary, s'exprimant lors d'une réunion informelle des ministres de l'UE à Ballina, dans le comté de Mayo, a exhorté les syndicats à dialoguer avec M. Chambers.
Le gouvernement est plus que disposé et capable de conclure un accord. Nous avons précisé : pas à n'importe quel prix. Nous voulons négocier, et le ministre Chambers l'a dit très clairement. Il est disponible pour la négociation.
Le Tánaiste et ministre des Finances, Simon Harris, a renchéri en soulignant que les précédents accords avaient bien servi le pays et qu'un nouvel accord ne pouvait pas être conclu à n'importe quel prix.
Contexte de la présidence de l'UE
Les commentaires de M. Calleary sont intervenus alors qu'il accueillait dans sa ville natale les ministres européens de la protection sociale et de l'emploi pour la première réunion du Conseil des ministres de la présidence irlandaise de l'UE. Cette réunion informelle portait sur la pauvreté, le chômage et l'emploi des personnes handicapées, sans conclusions formelles attendues.

