
Feijóo promet une loi nationale pour l'enfant à naître après l'approbation madrilène, déclenchant un affrontement sur l'avortement
L'annonce du leader du PP fait suite à l'approbation récente par Madrid d'une loi accordant des avantages administratifs à l'enfant à naître, suscitant de vives réactions de la part des partis de gauche et des défenseurs des droits des femmes.
La loi madrilène
L'assemblée régionale de Madrid a approuvé la loi il y a moins d'une semaine avec les voix du PP et de Vox. Elle permet à une femme enceinte de présenter un rapport médical délivré dans un délai de cinq jours ouvrables, identifiant le médecin, le numéro d'inscription, la semaine de gestation et la date prévue d'accouchement, puis d'accéder aux prestations comme si l'enfant à naître était déjà né. Il s'agit notamment des bourses de cantine scolaire, des aides au logement pour les jeunes, du statut de famille nombreuse, des déductions fiscales et des réductions sur les transports publics. La loi n'exige pas toujours une semaine de gestation minimale pour certaines prestations ; à Madrid, la reconnaissance s'applique à partir de la 14e semaine, tandis que la Galice a une réglementation plus limitée depuis la 21e semaine depuis 2011, sous la présidence de Feijóo à la tête de la Xunta.
La promesse nationale de Feijóo
Lundi, le leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, a annoncé que s'il devenait Premier ministre, il mettrait en œuvre une loi similaire au niveau national. Il a déclaré que l'enfant à naître devrait avoir des « répercussions économiques et sociales » pour la famille en attente. Le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, a salué cette initiative, qualifiant les taux de natalité de « dramatiques » et notant qu'en 2025, Madrid a enregistré plus de naissances que de décès pour la première fois.
C'est une très bonne nouvelle. Je suis convaincu qu'Alberto Núñez Feijóo gouvernera et que cette mesure sera donc mise en œuvre.
Réactions politiques
La porte-parole du gouvernement catalan, Sílvia Paneque, a accusé le PP d'avoir une ligne unique dirigée par Aznar et Ayuso, affirmant que la loi « ferait reculer les droits déjà acquis des femmes ». La députée européenne de Podemos, Irene Montero, a qualifié cette mesure d'attaque contre les droits sexuels et reproductifs, et a écrit sur les réseaux sociaux que Feijóo veut une « loi nazie » pour l'enfant à naître, ajoutant qu'une fois né, l'enfant serait confronté à une santé privatisée et à l'insécurité du logement. La dirigeante du BNG, Ana Pontón, a décrit la proposition comme une « dérive ultra et réactionnaire » et a déclaré que le PP remettait en question le droit des femmes à décider de leur corps.
Il ne semble plus y avoir deux PP, l'un plus prudent et l'autre plus proche de l'extrême droite. Il n'y a qu'un seul PP, dirigé par Aznar et Ayuso.
Feijóo veut donner ce qu'ils appellent une « loi nazie » pour l'enfant à naître. Une fois né, ils privatisent sa santé, volent son éducation, l'expulsent et font en sorte que ni lui ni sa famille ne puissent jamais avoir de logement.
FAES et le débat sur l'avortement
La fondation FAES, dirigée par l'ancien Premier ministre José María Aznar, a salué la proposition de Feijóo et l'a liée à l'opposition à l'avortement. Dans un communiqué, FAES a qualifié l'avortement de « honte qui peut être dépénalisée dans certains cas et délais » et a rejeté sa protection constitutionnelle. La fondation a fait valoir que le système juridique reconnaît déjà les droits de l'enfant à naître et que la réaction de la gauche est « pharisaïque ».
Qui peut être attaqué ou offensé par la promotion des taux de natalité, la protection de la maternité, le soutien aux couples qui veulent avoir des enfants ?
Tensions sous-jacentes
Les critiques avertissent que l'octroi de droits administratifs à l'enfant à naître sans exiger de naissance vivante crée un précédent qui pourrait saper la loi espagnole sur l'avortement, fondée sur des délais de gestation. La loi madrilène, et la version nationale proposée, ne conditionnent pas les prestations à la naissance vivante de l'enfant, contrairement aux protections existantes du droit civil pour le nasciturus. Cela, selon les opposants, érode le cadre juridique qui régit les droits reproductifs depuis des décennies.


