- 2 oct.L'académie tient sa première rentrée officielle
- 16 oct.La Gendarmerie militaire interpelle un participant à un cours à Łódź sur ordre du parquet
- 19 oct.Le tribunal doit statuer sur la prolongation de la détention du suspect
L'interpellation
Vendredi 16 octobre, la Gendarmerie militaire (Żandarmeria Wojskowa, ŻW) a interpellé un participant à un stage de réserve de l'Académie de médecine militaire (Wojskowa Akademia Medyczna, WAM) de Łódź. Rzeczpospolita rapporte que l'arrestation a été ordonnée par le parquet de district de Łódź-Polesie et que le Service de contre-espionnage militaire (SKW) a instruit l'affaire. Le journal indique que les enquêteurs soupçonnent officieusement un espionnage, mais aucune autorité n'a décrit publiquement ces soupçons en détail. Adam Stępka, porte-parole de l'académie, a confirmé qu'un participant au cours avait été interpellé par la gendarmerie. Le porte-parole de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Dariusz Rozkosz, a refusé de donner des détails et a renvoyé les questions au parquet :
« À l'heure actuelle, la Gendarmerie militaire ne communique aucune information sur cette affaire. Veuillez vous adresser au parquet. »
Objets saisis et nationalité
Selon Rzeczpospolita, les officiers ont saisi plusieurs téléphones portables, des jeux de documents, des tampons, ainsi qu'une importante somme d'argent en différentes devises et de l'or. Le journal rapporte qu'il possède la double nationalité polonaise et ukrainienne. Le vice-ministre de la Défense Cezary Tomczyk a confirmé cette double nationalité, selon TVP Info. L'homme aurait intéressé le SKW avant son arrestation, rapporte Niezależna. Ni la gendarmerie ni le parquet n'ont livré de détails sur l'opération, sur ce que révèlent les objets saisis ou sur d'éventuelles charges. On ignore si ces objets constituent une pièce essentielle du dossier.
Détention et académie
L'homme est en détention, et Rzeczpospolita rapporte qu'un tribunal devait statuer lundi 19 octobre sur la prolongation de sa détention. L'Académie de médecine militaire est très récente. Le ministère de la Défense nationale l'a créée le 1er juillet 2026, le gouvernement a adopté la loi d'habilitation en avril, et la première rentrée officielle a eu lieu le 2 octobre. L'interpellation de Łódź s'est produite à l'académie, où l'homme suivait un cours d'officier.
Une affaire antérieure
Rzeczpospolita note que ce n'est pas le premier cas de ce type récemment. En février, la Gendarmerie militaire et le SKW ont interpellé un employé de longue date du ministère de la Défense nationale et l'ont mis en examen sur le fondement de l'article 130, paragraphe 2, du code pénal. Cette disposition réprime la transmission à un service de renseignement étranger d'informations pouvant nuire à la République de Pologne et est punie d'au moins huit ans d'emprisonnement ou de la réclusion à perpétuité. Le journal rapporte que cet employé aurait travaillé pour les services biélorusses.
Ce qui reste inconnu
Aucune source n'a indiqué pour quel État ou quelle entité étrangère l'homme de Łódź aurait pu travailler. Les enquêteurs n'ont pas confirmé publiquement les charges ni leur base juridique. Niezależna note qu'il appartiendra aux organes chargés de la procédure d'établir si une infraction a été commise. Tant que le tribunal ne s'est pas prononcé sur la détention, l'affaire repose sur des articles de presse et des informations non officielles.