
Un soldat russe tue un collègue et trois civils lors d'une fusillade en Crimée
Un soldat russe a ouvert le feu sur son unité puis sur des civils dans le village de Khmelnytske, près de Sébastopol, tuant un camarade soldat et trois civils, a annoncé le gouverneur installé par Moscou.
La fusillade
Un soldat russe a ouvert le feu sur ses camarades puis sur des civils dans le village de Khmelnytske, près de Sébastopol en Crimée annexée par la Russie, mardi. Le gouverneur de Sébastopol installé par Moscou, Mikhaïl Razvozhaïev, a déclaré que le tireur avait d'abord attaqué son unité, tuant un soldat et en blessant un autre. Il a ensuite retourné son arme contre des civils, tuant trois personnes sur place.
Une tragédie à Sébastopol... Selon les premières informations, un soldat a ouvert le feu sur ses camarades, tuant une personne, avant d'attaquer des civils et d'en tuer trois.
Trois autres personnes ont été blessées lors de la fusillade. Razvozhaïev a indiqué que le personnel médical faisait tout son possible pour sauver les blessés, et on ne savait pas immédiatement si le bilan pourrait s'alourdir.
Victimes
Les civils tués ont été identifiés comme étant deux hommes, âgés de 71 et 59 ans, et une femme de 64 ans. Le quatrième mort était le soldat abattu par l'attaquant avant qu'il ne cible le village. L'identité des blessés n'a pas été divulguée. Razvozhaïev a qualifié l'incident de tragédie et a exhorté les habitants à rester calmes.
Toutes les circonstances et causes de l'incident sont en cours d'établissement.
Attaquant et enquête
Le soldat a été arrêté immédiatement après la fusillade. Son nom et la branche des forces armées russes dans laquelle il servait n'ont pas été rendus publics. Les autorités locales n'ont divulgué aucune information sur un éventuel mobile. Razvozhaïev a appelé le public à ne suivre que les canaux officiels et à ne pas diffuser de rumeurs non vérifiées sur l'identité de l'attaquant ou les raisons de la fusillade.
Contexte
La Russie a saisi et annexé la Crimée à l'Ukraine en 2014, une décision rejetée par la majeure partie de la communauté internationale, qui considère la péninsule comme un territoire ukrainien occupé. La Russie y maintient une importante présence militaire, et l'Ukraine a à plusieurs reprises ciblé la région avec des frappes de drones et de missiles. La fusillade de mardi ne semblait pas directement liée à la guerre plus large, mais elle s'est produite dans un contexte d'activité militaire accrue et de pertes civiles le long de la côte de la mer Noire.


