Sécurité · Rome

Un collégien de Rome poignarde une enseignante lors d'un direct sur Telegram, la police enquête sur des instigateurs en ligne

Un élève de 13 ans a agressé l'enseignante Isabella Marsilio avec du gaz lacrymogène et des couteaux dans un collège de Rome vendredi, tout en diffusant en direct sur Telegram, déclenchant une enquête policière sur des groupes de discussion en ligne.

Texte IA fondé sur les articles de Corriere della Sera, Open, Il Messaggero et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Rome · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. Vendredi matinL'enseignante Isabella Marsilio est aspergée de gaz lacrymogène et poignardée au collège Giovanni Verga avant qu'un camarade de classe ne mette fin à l'agression.
  2. Vendredi soirLes carabiniers transfèrent le suspect de 13 ans au Policlinico Umberto I pour une évaluation psychiatrique.
  3. SamediLes carabiniers effectuent des copies numériques médico-légales des appareils mobiles du garçon et de sa mère pour retracer d'éventuels instigateurs en ligne.

L'agression matinale au collège Giovanni Verga

Vendredi matin, un élève de 13 ans a agressé Isabella Marsilio, enseignante de lettres de 66 ans, au collège Giovanni Verga dans le quartier de Centocelle à Rome. Le garçon est arrivé dans l'enceinte de l'établissement coiffé d'un casque vert militaire équipé d'un support pour téléphone portable, de lunettes de protection de type softair et de gants. Il portait des couteaux de plongée et du gaz lacrymogène, qu'il avait achetés sur un site d'équipement de softair avec la carte de crédit de sa mère. Après avoir parcouru le couloir, il a aspergé Marsilio au visage et l'a frappée avec une lame. Un autre élève de la classe de troisième, arrivé en Italie depuis la République du Congo, est intervenu physiquement pour mettre fin à l'agression. Les secours ont pris en charge Marsilio sur place pour des blessures sans danger vital et un choc sévère.

Enquête sur l'instigation en ligne

Les carabiniers de la compagnie Casilina et les agents de la police postale ont commencé des examens médico-légaux du téléphone portable du garçon, de son ordinateur et des appareils numériques de sa mère. Les enquêteurs ont constaté que l'élève a tenté de diffuser l'attaque en direct sur Telegram auprès de cinq spectateurs actifs. Avant d'arriver à l'école, le garçon a publié des images de ses préparatifs, notamment une chemise blanche portant les lettres TMD, acronyme de Total Muslim Death. À 9 h 14 vendredi matin, il a envoyé un message demandant à ses contacts de groupe de regarder les journaux télévisés plus tard. Les enquêteurs numériques cherchent à déterminer si des membres de groupes en ligne ont conseillé au garçon le choix des armes ou ont incité à l'attaque.

« Sur les derniers cas, je ne peux rien dire, mais ils ne semblent pas avoir de connotation politique, mais la fascination pour la violence et les armes peut conduire à des phénomènes de radicalisation de nature islamiste ou suprémaciste. »

Riccardo Perisi

Liens avec la sous-culture et profil numérique

Les registres de police indiquent que le garçon participait à des canaux en ligne associés à la True Crime Community, un réseau numérique où les utilisateurs discutent de dossiers criminels et, dans les factions extrêmes, glorifient les auteurs de tueries de masse. Avant son retrait par les modérateurs de la plateforme, le compte TikTok du garçon avait accumulé plus de 4 300 abonnés et 70 000 mentions « j'aime ». Ses publications en ligne célébraient Timofey Kulyanov, un jeune de 15 ans qui avait perpétré une attaque au couteau dans une école près de Moscou, et comprenaient des références à la fusillade de Sandy Hook en 2012 aux États-Unis. Dans un groupe WhatsApp de 14 membres examiné par les enquêteurs, les participants échangeaient régulièrement des messages sur la vie scolaire ainsi que des discussions sur des affaires criminelles.

Évaluation médicale et mesures juridiques

Après sa détention, les carabiniers ont transféré le jeune de 13 ans vendredi soir au service de pédopsychiatrie du Policlinico Umberto I pour une évaluation psychiatrique formelle. En vertu du droit italien, les mineurs de moins de 14 ans ne peuvent pas faire l'objet de poursuites pénales. Le tribunal pour mineurs de Rome a ouvert une procédure civile pour évaluer des mesures administratives et de rééducation, y compris un éventuel placement en communauté éducative si les services sociaux municipaux jugent l'environnement familial inadapté. L'école avait auparavant mis en place un bureau de soutien, et le garçon avait consulté un psychologue privé au cours de l'année écoulée après avoir montré des signes d'isolement. Marsilio a déclaré qu'elle n'entendait pas déposer plainte contre son élève.

« Je ne vais pas déposer plainte, mon élève doit être soutenu et accompagné sur un chemin de prise de conscience et de soutien. Je ne veux pas qu'il vive cela en plus. »

Isabella Marsilio

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