
Séisme de magnitude 4,7, le plus fort jamais enregistré aux Campi Flegrei, fait 26 blessés et 300 déplacés près de Naples
La secousse du 31 juillet, qui s'inscrit dans une crise de bradyséisme en cours, a provoqué des effondrements de bâtiments et des chutes de pierres à Pouzzoles ; un essaim sismique de 189 secousses a suivi pendant 24 heures.
Un séisme de magnitude 4,7 a frappé la zone volcanique des Campi Flegrei à l'ouest de Naples à 19 :46 le 31 juillet 2026, le plus fort jamais enregistré dans les archives instrumentales disponibles. La secousse a blessé 26 personnes, dont cinq sont restées hospitalisées (dont deux dans un état grave), et a contraint environ 300 habitants à quitter leur domicile à Pouzzoles.
Le séisme et les dégâts immédiats
L'épicentre se trouvait dans la zone de la Solfatare à une profondeur d'environ 2,6 km. Les secousses ont provoqué des effondrements de bâtiments, y compris de structures inoccupées, et des chutes de pierres qui ont endommagé des voitures. Les services de santé ont pris en charge 21 personnes à l'hôpital de Pouzzoles et cinq à Giugliano ; cinq étaient encore hospitalisées samedi, dont deux classées en code rouge. La ligne de chemin de fer Cumana a été suspendue entre Bagnoli et Torregaveta, avec des bus de remplacement mis en place. Les coupures de courant ont été résolues en quelques heures en redirigeant l'électricité via des sections du réseau non endommagées.
Essaim sismique et surveillance
La secousse principale a déclenché un essaim de 189 secousses au cours des 24 heures suivantes, se terminant vers 20 :47 le 1er août, selon l'Observatoire du Vésuve de l'Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV). L'intensité des répliques a diminué de manière significative ; samedi matin, environ 170 événements avaient été enregistrés. Une nuit calme a suivi, avec seulement quatre secousses mineures entre minuit et 06 :50 le 2 août, la plus forte étant de magnitude 2,0.
- Un séisme de magnitude 4,7 frappe la zone de la Solfatare
- Essaim sismique : 189 secousses enregistrées
- 170 secousses comptées, intensité en diminution
- Essaim officiellement conclu
- Réplique de magnitude 2,0
Bradyséisme : aucun changement des paramètres
Le séisme s'inscrit dans une crise de bradyséisme qui a débuté en 2005, caractérisée par un lent soulèvement du sol et des émissions de gaz. Lucia Pappalardo, directrice de l'Observatoire du Vésuve, a déclaré que tous les indicateurs clés restent constants : le taux de soulèvement du sol, le flux de CO2 et la profondeur du magma (7,8 km) n'ont pas changé. L'événement de magnitude 4,7 dépasse les précédents chocs les plus forts enregistrés, de magnitude 4,0 en octobre 1983 et mars 1984. Depuis 2023, 11 séismes de magnitude 4 ou plus se sont produits dans la zone.
Rien n'a changé, ni en bien ni en mal.
- 2024-05-20
- 4.4 magnitude
- 2025-03-13
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- 2025-05-13
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- 2025-06-30
- 4.6 magnitude
- 2026-05-21
- 4.4 magnitude
- 2026-07-31
- 4.7 magnitude
Déplacements et intervention d'urgence
Fabio Ciciliano, chef du Département de la protection civile, a déclaré que 300 personnes issues de 150 familles avaient été déplacées, toutes résidentes de Pouzzoles. Elles ont été hébergées dans des installations dont le gymnase Palatrincone à Monteruscello. Le préfet de Naples, Michele di Bari, a convoqué une nouvelle réunion du Centre de coordination des secours dimanche matin pour faire le point et planifier de nouvelles interventions. Le ministre de la Protection civile, Nello Musumeci, a averti que l'essaim sismique était toujours en cours et que d'autres événements de magnitude supérieure à 3 pourraient se produire.
Sécurité des bâtiments et tensions politiques
Le séisme a relancé le débat sur la sécurité des bâtiments. Lorenzo Benedetto, président de l'Ordre des géologues de Campanie, a déclaré que plus de 10 000 inspections avaient identifié environ 700 logements à haut risque, mais qu'aucune demande de subvention de l'État pour les réparations (50 %) n'avait été reçue. De nombreux résidents ayant demandé des financements antérieurs ont été rejetés en raison d'abus de construction passés ou d'irrégularités bureaucratiques remontant à plusieurs décennies. Le maire de Bacoli, Josi Della Ragione, a critiqué les retards dans la sécurisation des falaises instables.
Ils auraient dû sécuriser les pentes depuis trois ans.
Une commission parlementaire va ouvrir un dossier sur un glissement de terrain au Monte Olbiano pour vérifier si les travaux de consolidation réalisés en février étaient réguliers. Le gouvernement a alloué plus de 600 millions d'euros pour la sécurité dans la zone, mais la lenteur des interventions reste une source de tensions.

