
Vingt et un suspects arrêtés en Belgique et en France dans une affaire de trafic de drogue à l'aéroport de Bruxelles
Les polices belge et française ont mené 27 perquisitions le 1er octobre 2026, saisissant plus de 57 000 euros, des véhicules et des armes au sein d'un réseau qui acheminait de la cocaïne et du cannabis par vols de passagers.
Des perquisitions coordonnées en Belgique et en France
Les autorités policières belges et françaises ont démantelé une organisation criminelle internationale qui acheminait de la cocaïne et du cannabis via l'aéroport de Bruxelles pendant plusieurs années. La police fédérale belge a annoncé le matin du 1er octobre 2026 le résultat de l'opération transfrontalière. Les forces de l'ordre ont exécuté 27 mandats de perquisition dans des habitations et des locaux commerciaux en Belgique et en France, ce qui a conduit à l'arrestation de 21 suspects. Outre les arrestations, les policiers ont saisi plus de 57 000 euros en espèces, plusieurs portefeuilles de cryptomonnaies, huit véhicules et des armes à feu. Le réseau criminel transportait systématiquement d'importantes quantités de stupéfiants à bord de vols commerciaux de passagers arrivant en Belgique depuis l'Afrique et le continent américain.
- House searches
- 27
- Suspects arrested
- 21
- Vehicles seized
- 8
Voyages de mules et abandon des bagages
Les enquêteurs ont découvert le mécanisme de contrebande après avoir identifié une personne suspecte qui réservait à répétition des billets à bas coût dans le seul but d'accéder à la zone de livraison des bagages de l'aéroport. L'enquête a établi que le réseau criminel affectait systématiquement un de ses membres à chaque vol de passagers transportant des stupéfiants. Ces mules enregistraient des valises remplies de cocaïne et de cannabis sur des vols internationaux réguliers au départ d'Afrique ou des Amériques à destination de l'aéroport de Bruxelles. À l'arrivée au terminal, elles quittaient directement l'aéroport sans récupérer leurs bagages, abandonnant délibérément les valises pour éviter de passer les contrôles douaniers et de sécurité frontalière avec les drogues sur elles.
Ces mules voyageaient avec des bagages contenant de la drogue depuis l'Afrique ou les Amériques jusqu'à l'aéroport de Bruxelles. Une fois arrivées à destination, elles quittaient l'aéroport sans récupérer leurs valises pour éviter de passer les contrôles avec les stupéfiants sur elles.
Recrutement sur les réseaux sociaux des récupérateurs de bagages
Pour récupérer les valises abandonnées à l'intérieur du terminal, le réseau criminel recrutait des complices secondaires que la police désigne sous le nom d'extracteurs. L'organisation recrutait la majorité de ces extracteurs via différents réseaux sociaux. Ces personnes achetaient des billets d'avion bon marché de dernière minute sans intention de voyager, les utilisant uniquement pour franchir les contrôles de sûreté de l'aéroport et pénétrer dans la salle de livraison des bagages. Une fois à l'intérieur, les extracteurs surveillaient les tapis à bagages, récupéraient les valises contenant les stupéfiants et les sortaient du terminal. Ils transportaient ensuite les bagages vers des points de remise désignés aux abords immédiats de l'aéroport de Bruxelles, où ils remettaient la marchandise illicite à des convoyeurs du réseau qui les attendaient.
Évolution des méthodes et infiltration du personnel de l'aéroport
L'organisation criminelle a modifié ses méthodes d'extraction après que les forces de l'ordre ont intercepté plusieurs cargaisons de drogue et arrêté les premiers membres du réseau. Pour contourner la surveillance renforcée autour des carrousels à bagages, le groupe s'est tourné vers le recrutement de membres du personnel de l'aéroport en activité. Des employés de l'aéroport corrompus utilisaient leurs habilitations de sécurité professionnelles pour retirer les stupéfiants directement des bagages enregistrés avant que ceux-ci ne soient placés sur les tapis roulants. Cette méthode interne a permis au réseau de contourner les contrôles habituels de la salle de livraison des bagages, jusqu'à ce que des interventions policières coordonnées en Belgique et en France démantèlent le réseau et neutralisent la filière.

