
Keir Starmer confronté à des appels croissants à la démission alors que son rival Andy Burnham retourne au Parlement
Le Premier ministre britannique est sous une pression sans précédent de la part de son propre parti après la victoire de l'ancien maire de Manchester, très populaire, lors d'une élection partielle, plusieurs médias faisant état d'une annonce de démission dès lundi.
La pression monte
Sir Keir Starmer pourrait annoncer sa démission dès lundi, selon des rapports du Guardian et de l'Observer. Le Premier ministre fait face à une révolte des députés travaillistes après les lourdes pertes de son parti aux élections locales de mai, le pire résultat pour un parti au pouvoir en trois décennies. Plus de 100 députés travaillistes (environ un quart du groupe parlementaire) ont publiquement appelé Starmer à démissionner ou à fixer un calendrier pour son départ, et des figures importantes du cabinet, dont la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper, l'auraient exhorté à partir.
Starmer a passé le week-end dans sa résidence de campagne, Chequers, avec sa famille. Son seul message public dimanche était un message pour la fête des pères, qualifiant la paternité de sa plus grande joie. Le Premier ministre a répété à plusieurs reprises qu'il avait l'intention de rester et de se battre lors de toute élection à la direction du parti, mais ses alliés les plus proches n'excluent plus une sortie. Le secrétaire d'État aux Affaires économiques, Peter Kyle, a déclaré à Sky News que Starmer prenait le temps de réfléchir aux « réalités et défis politiques » et aux « opportunités qui s'offrent à lui ».
Burnham retourne à Westminster
Andy Burnham, l'ancien maire du Grand Manchester et le politicien le plus populaire du Royaume-Uni, a remporté l'élection partielle de Makerfield jeudi, obtenant un siège à la Chambre des communes. Ce Liverpuldien de 56 ans avait déjà été député de 2001 à 2017 et est largement considéré comme la seule figure capable d'unir le parti. Burnham est désormais éligible pour défier Starmer pour la direction du parti travailliste, et par extension le poste de Premier ministre. Si Starmer ne se retire pas volontairement, Burnham devrait déclencher une élection formelle à la direction.
Burnham se présente comme un champion optimiste et direct de l'industrie locale. Sa candidature a été bien accueillie par les députés travaillistes qui estiment que le parti a besoin d'un leader plus énergique et plus proche des gens.
- Andy Burnham remporte l'élection partielle de Makerfield et retourne à la Chambre des communes.
- Starmer réaffirme son intention de rester en fonction et de contester toute élection à la direction.
- L'Observer rapporte que Starmer démissionnera lundi et présentera un calendrier de sortie.
- Le Guardian dit que Starmer démissionnera ; Trump publie que le Premier ministre démissionnera ; Peter Kyle dit que Starmer réfléchit à ses options.
Trump s'en mêle
Le président américain Donald Trump s'est immiscé dans le drame politique britannique dimanche, publiant sur Truth Social que Starmer « démissionnera de son poste de Premier ministre du Royaume-Uni ». Trump a accusé Starmer d'avoir échoué sur l'immigration et l'énergie, ajoutant que la Grande-Bretagne devrait « OUVRIR LE PÉTROLE DE LA MER DU NORD ». Le message n'a fait aucune distinction entre les spéculations médiatiques et les faits confirmés.
Keir Starmer a lamentablement échoué sur deux sujets très importants – L'IMMIGRATION ET L'ÉNERGIE (PÉTROLE DE LA MER DU NORD !) Je lui souhaite tout le meilleur.
Cette intervention intervient après des mois de tensions suite au refus de Starmer d'autoriser les États-Unis à utiliser des bases militaires britanniques pour des frappes initiales sur l'Iran. Les remarques de Trump, tout en reflétant ses propres griefs, ont renforcé la perception à Westminster que la position de Starmer est devenue intenable.
Quelle est la suite
Le Guardian a rapporté dimanche que Starmer devrait annoncer son départ après une « pression énorme » des députés travaillistes pour laisser la place à Burnham. L'Observer, citant des sources du parti, a déclaré que Starmer présenterait un calendrier pour sa sortie. Le Sunday Telegraph a rapporté que des alliés du Premier ministre disent qu'il est « prêt » à partir. Downing Street a cependant déclaré samedi soir que la position de Starmer n'avait pas changé depuis qu'il avait juré de se battre. Une déclaration claire est attendue en début de semaine, mais le consensus à Westminster est que Starmer ne peut pas survivre longtemps à la perte de confiance de son groupe parlementaire.

