Sécurité · Bruxelles
Un restaurateur polonais battu à Bruxelles après une fausse accusation de racisme lors d'une manifestation pour l'éducation
Michał Mytkowski, qui tient le restaurant vegan Lil Bao avec sa femme taïwanaise, a été encerclé, frappé à coups de pied et de poing après avoir poursuivi deux hommes qui avaient pris une chaise sur sa terrasse.
Texte IA fondé sur les articles de Do Rzeczy, naTemat.pl, FAKT24.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Deux hommes ont pris une chaise sur la terrasse du Lil Bao. Mytkowski les a poursuivis, craignant qu'elle ne soit utilisée comme projectile contre la police.
Des témoins ont décrit les hommes comme étant d'origine nord-africaine ; des badauds ont crié « raciste » et appelé au boycott, transformant un litige de propriété en agression physique.
Mytkowski a reçu des coups de poing et de pied. Une table a été lancée à travers la vitrine du restaurant, tandis que des spectateurs encourageaient les agresseurs ou restaient passifs.
Angelika, d'origine polonaise, et d'autres employés locaux sont intervenus. La police n'est arrivée qu'après le départ des agresseurs.
Des manifestations contre les coupes budgétaires wallonnes ont vu l'usage de canons à eau, de gaz lacrymogènes et de cocktails Molotov. Un écusson policier « Deus Vult » a accru les tensions.
Une chaise prise, une foule se retourne
Le 7 juin, alors que des manifestations contre les coupes budgétaires dans l'éducation traversaient le centre de Bruxelles, Michał Mytkowski préparait son restaurant Lil Bao pour le service du déjeuner. Depuis la terrasse de la rue Haute, il a vu deux hommes prendre une chaise. Craignant qu'ils ne la jettent sur la police, il s'est lancé à leur poursuite. Les hommes, a-t-il déclaré plus tard à RMF FM, étaient d'apparence nord-africaine. Immédiatement, l'accusation de racisme a été criée. Une foule s'est rassemblée et est devenue hostile.
« Ils ont vu un homme blanc et aussitôt le cri a fusé que j'étais raciste. Les appels au boycott de mon restaurant ont commencé tout de suite. »
L'agression
Mytkowski a été rapidement encerclé. Plusieurs personnes l'ont frappé à coups de poing et de pied. Un agresseur a lancé une table dans la vitrine du restaurant. Les badauds ne sont pas intervenus ; certains, selon Mytkowski, encourageaient les agresseurs. L'aide n'est venue que des propriétaires et du personnel des commerces voisins, parmi lesquels une femme polonaise nommée Angelika.
« Il n'y avait absolument aucune chance de discuter. Ils criaient « raciste » et « boycott », me dépeignant comme le méchant de cette histoire, alors que c'était moi qui avais été attaqué. »
Des références multiculturelles
Mytkowski, qui a déménagé de Pologne en Belgique avec ses parents à l'âge de trois ans, dirige une équipe multiethnique. Sa femme, Hsuan-Jia Lin, est taïwanaise. Le restaurant est spécialisé dans le bao végan taïwanais et bénéficie d'excellentes notes en ligne. La fausse accusation de racisme, croit-il, était un prétexte pour justifier l'agression de la foule et enflammer la meute.
« L'accusation de racisme était complètement absurde. J'ai une équipe multiculturelle. Je n'avais jamais été confronté à une accusation aussi infondée auparavant. »
Réponse policière et conséquences
La police est arrivée après la dispersion des agresseurs. Les agents ont averti Mytkowski que le groupe pourrait revenir. Dans les jours qui ont suivi, les médias locaux, dont Sudinfo, Nieuwsblad et Bruzz, ont relayé l'histoire. Mytkowski dit avoir grandi avec le conseil de son père de ne jamais répondre aux préjugés contre les Polonais par l'agression, une leçon sur laquelle il doit désormais s'appuyer.
Contexte violent
Cette semaine-là, Bruxelles a connu de grandes manifestations contre les coupes budgétaires dans l'éducation francophone. Le Parlement wallon avait déjà adopté le paquet de mesures, que les syndicats disaient démanteler les services de soutien à la jeunesse. La police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes ; des adolescents ont été arrêtés en possession de cocktails Molotov. Une polémique séparée a éclaté après qu'un policier a été vu arborant un écusson « Deus Vult » sur son uniforme, considéré en Belgique comme un symbole d'extrême droite.
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Sources et contexte
- Do RzeczyPolak brutalnie pobity w Brukseli. Chciał odzyskać swoje krzesło
- naTemat.plPolak oskarżony o rasizm i brutalnie pobity. Nie dali Michałowi dojść do słowa
- FAKT24.plPolak zaatakowany w Brukseli. Nikt nie spodziewał się takiej agresji
- rmf24.plPolaka w Brukseli bezpodstawnie oskarżono o rasizm i zaatakowano
- Michał Mytkowski
- Propriétaire d'origine polonaise du restaurant vegan Lil Bao à Bruxelles, agressé lors de la manifestation pour l'éducation.
- Hsuan-Jia Lin
- Épouse taïwanaise de Mytkowski, copropriétaire du Lil Bao.
- Angelika
- Voisine polonaise qui est intervenue pour aider Mytkowski lors de l'agression.
- Lieux
- Bruxelles
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