Sécurité · Berlin

Un médecin de soins palliatifs à Berlin avoue le meurtre de 12 patients au 54e jour de son procès

Après près d'un an d'audience, un médecin de soins palliatifs de 41 ans a rompu le silence et admis avoir tué 12 patients. Les enquêteurs examinent 76 cas supplémentaires alors que le procès touche à sa fin.

Texte IA fondé sur les articles de newsORF.at, 20 Minuten, Frankfurter Allgemeine et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. août 2024Arrestation du médecin et placement en détention provisoire
  2. juillet 2025Ouverture du procès devant le Tribunal régional de Berlin
  3. 25 juinAveux de 12 meurtres au 54e jour du procès

Aveux au tribunal

Au 54e jour de son procès devant le Tribunal régional de Berlin, le médecin de soins palliatifs de 41 ans, Johannes M., a admis avoir tué 12 des 15 patients qu'il est accusé d'avoir assassinés. Dans une déclaration d'environ 30 minutes, il a indiqué être désormais en mesure d'expliquer ses actes. Le prévenu était resté silencieux tout au long de la procédure jusqu'à présent.

« Je suis seulement maintenant capable d'expliquer mes actes et j'assume la responsabilité de mes actes. »

Johannes M., médecin berlinois de soins palliatifs ayant admis avoir tué 12 patients

S'adressant aux proches, à sa propre famille et à ses collègues, il a présenté des excuses pour la souffrance qu'il a causée. Le procès a débuté en juillet 2025 après que le médecin a été arrêté pour la première fois début août 2024 et est en détention provisoire depuis.

Enquête et ampleur de l'affaire

Le parquet de Berlin avait initialement inculpé le médecin de 15 meurtres commis entre septembre 2021 et juillet 2024 alors qu'il travaillait pour un service de soins palliatifs. À la barre, il a reconnu 12 d'entre eux, en contestant trois. Parallèlement au procès en cours, une unité d'enquête spéciale de la police criminelle et du parquet poursuit 76 autres cas, après avoir examiné un total de 395 décès suspects. Des exhumations, dont une fin avril, ont déjà été effectuées dans douze cas et d'autres sont prévues.

Méthode et dissimulation

Selon l'acte d'accusation, le médecin a administré à chaque victime un agent d'induction anesthésique suivi d'un relaxant musculaire, sans indication médicale ni connaissance ou consentement du patient. Le relaxant musculaire a rapidement paralysé les muscles respiratoires, provoquant la mort en quelques minutes. Pour couvrir ses traces, il aurait mis le feu aux appartements de plusieurs victimes. Les victimes étaient âgées de 25 à 94 ans.

« Une femme de quatre-vingt-dix ans, ce n'est pas grave en quelque sorte. »

Johannes M., médecin berlinois de soins palliatifs ayant admis avoir tué 12 patients

Cette remarque a été captée lors d'un appel téléphonique depuis la prison avec sa femme, que les enquêteurs ont intercepté à son insu. Dans une autre conversation enregistrée, l'accusé a parlé à sa femme d'aider les personnes souffrantes et a évoqué l'euthanasie.

Conflit intérieur et motif

Devant le tribunal, Johannes M. a décrit un combat personnel, affirmant s'être convaincu que ses actes étaient justes et qu'il voulait épargner aux patients la « souffrance et l'infirmité ». L'équipe de soins palliatifs avec laquelle il travaillait rejetait l'euthanasie active, une position que l'accusé qualifiait en privé de « stupidité » selon des témoins. Il a déclaré au tribunal qu'il se détestait après chaque acte et qu'il savait qu'il serait condamné à la réclusion à perpétuité.

« Après chaque acte, je me suis dit : cela doit cesser. Je sais que je serai condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. C'est peut-être une consolation pour les proches. »

Johannes M., médecin berlinois de soins palliatifs ayant admis avoir tué 12 patients

Prochaines étapes judiciaires

Le tribunal a indiqué mardi qu'il pourrait clore la phase des débats après avoir entendu l'expertise psychiatrique sur la personnalité et la responsabilité pénale de l'accusé. Les plaidoiries pourraient alors débuter le lundi 29 juin. L'accusation requiert une condamnation pour meurtre par ruse et motifs vils, la constatation d'une particulière gravité de la culpabilité, une interdiction professionnelle à vie et une rétention de sûreté. Parallèlement, l'enquête sur les 76 autres cas se poursuit.

Affaires liées au médecin palliatif de Berlinaffaires
Dossiers examinés au total
395 affaires
En cours d'enquête approfondie
76 affaires
Inculpés dans le procès en cours
15 affaires
Aveux devant le tribunal
12 affaires

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Sources et contexte

Lieux
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