
Un gynécologue grec placé en détention provisoire pour des faits de pédopornographie, il nie avoir eu connaissance des fichiers
Un gynécologue de 52 ans a été arrêté après la transmission d'informations à la police grecque par une organisation américaine de protection de l'enfance. Il a été placé en détention provisoire le 12 octobre 2026 et nie avoir eu connaissance des documents trouvés sur ses appareils.
Arrestation et éléments à charge
La brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police grecque a arrêté un gynécologue-obstétricien de 52 ans pour des faits de pédopornographie. L'enquête a débuté par des informations transmises aux autorités grecques par une organisation américaine qui œuvre à la protection des enfants contre l'exploitation sexuelle.
Après une perquisition à son domicile et à son cabinet médical, les policiers ont saisi un téléphone portable, un ordinateur portable, un disque dur et une carte mémoire. Selon les informations rapportées, les appareils contenaient des centaines de fichiers pornographiques et de documents d'abus sexuels sur mineurs, dont des documents impliquant des enfants de moins de 12 ans.
L'accusation porte sur des infractions commises au moyen de systèmes d'information et par d'autres moyens, impliquant des mineurs de moins de 12 ans et de moins de 15 ans.
Décision de justice
La juge d'instruction et le procureur ont ordonné son placement en détention provisoire, le faisant incarcérer pendant la poursuite de la procédure. La décision a été rapportée le 12 octobre 2026. La détention provisoire est une mesure antérieure au procès et ne constitue pas une condamnation.
La défense
Lors de son audition, il a nié les faits et déclaré ne pas avoir eu connaissance du matériel pornographique trouvé sur ses appareils. La presse le désigne sous le surnom de « gynécologue du peuple », qu'un média attribue à sa notoriété publique.
Réaction de l'ordre des médecins
L'Association médicale d'Athènes (ISA) a demandé au parquet de communiquer l'identité du gynécologue. Cette demande a été formulée dans le cadre des pouvoirs disciplinaires de l'association, afin que ses instances disciplinaires puissent examiner d'éventuelles mesures.
L'association a déclaré dans un communiqué :
La protection des citoyens et en particulier des mineurs, ainsi que le respect de la déontologie médicale, sont des priorités non négociables pour l'ISA. Respectueuse du travail de la justice, l'association demande à être informée afin de pouvoir exercer ses responsabilités institutionnelles.
Ce qui reste en suspens
Les informations rapportées ne précisent pas quand une date de procès sera fixée ni ce que décideront les instances disciplinaires. L'affaire en est encore au stade de l'instruction.

