Gouvernement · Cottonport
La Cour suprême interdit à un détenu rastafarien de poursuivre les gardiens qui lui ont rasé de force ses dreadlocks
La Cour suprême des États-Unis a statué mardi, par 6 voix contre 3, que la loi fédérale sur les droits religieux ne permet pas d'obtenir des dommages et intérêts pécuniaires contre des agents pénitentiaires individuels, bloquant ainsi la tentative de Damon Landor de tenir les gardiens de Louisiane responsables du rasage de ses dreadlocks.
Texte IA fondé sur les articles de Mediafax.ro, LaSexta, Reuters et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
La majorité conservatrice a estimé que la RLUIPA n'autorise pas les dommages et intérêts pécuniaires contre des agents pénitentiaires individuels, confirmant les rejets des tribunaux inférieurs.
En 2020, des gardiens ont maîtrisé Landor et rasé ses dreadlocks après avoir jeté une copie d'une décision fédérale interdisant cette pratique.
Le ministère de la Justice sous la présidence de Trump a déposé un mémoire exhortant la Cour suprême à permettre à l'affaire de suivre son cours.
L'État a informé la Cour qu'il avait modifié les règles de toilettage en prison pour éviter qu'une telle expérience ne se reproduise.
- 2020Des gardiens rasent de force les dreadlocks de Landor au centre correctionnel Raymond Laborde.
- 2023La 5e Cour d'appel confirme le rejet, estimant que la RLUIPA n'autorise pas les dommages individuels.
- novembre 2025La Cour suprême entend les plaidoiries.
- 23 juinLa Cour suprême statue 6-3 contre Landor, bloquant la plainte.
La décision
Une Cour suprême divisée 6-3, avec tous les juges conservateurs dans la majorité et les trois juges libéraux en dissidence, a estimé que la loi de 2000 sur l'utilisation des terres religieuses et les personnes institutionnalisées (RLUIPA) ne peut pas être utilisée pour poursuivre des agents de l'État individuels pour des dommages et intérêts pécuniaires. Le juge Neil Gorsuch a rédigé l'avis majoritaire, concluant que la loi s'applique aux institutions, et non aux agents gouvernementaux à titre personnel.
Ce qui s'est passé en 2020
Damon Landor, un homme rastafarien, avait laissé pousser ses cheveux en longues mèches atteignant ses genoux pendant plus de 20 ans. Vers la fin d'une peine de cinq mois pour possession de drogue, il est arrivé au centre correctionnel Raymond Laborde à Cottonport, en Louisiane. Il portait une copie d'une décision d'une cour d'appel fédérale qui disait explicitement que couper les cheveux d'un prisonnier rastafarien violait la RLUIPA ; un gardien a jeté le document à la poubelle, le directeur a ordonné la coupe de cheveux, et les gardiens ont menotté Landor à une chaise et l'ont rasé complètement.
Parcours juridique et arguments
Les tribunaux fédéraux inférieurs ont rejeté la plainte de Landor pour dommages et intérêts. La 5e Cour d'appel, tout en condamnant le traitement, a convenu que la RLUIPA ne crée pas de responsabilité personnelle pour des dommages et intérêts pécuniaires. Les avocats de Landor ont fait valoir que sans recours en dommages et intérêts, la loi n'offrirait aucune dissuasion, et ils ont comparé la RLUIPA à la loi sur la restauration de la liberté religieuse, en vertu de laquelle la Cour suprême a permis en 2020 à des hommes musulmans de poursuivre en justice au sujet de la liste d'interdiction de vol. L'administration Trump a soutenu Landor et a exhorté la Cour à relancer l'affaire. La Louisiane a déclaré avoir depuis modifié sa politique de toilettage en prison pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.
Contexte plus large
Cette décision contraste avec une série de récents arrêts de la Cour suprême qui ont élargi les droits religieux. Ici, les juges ont refusé d'interpréter un recours en dommages et intérêts dans la loi, laissant les détenus sans voie pour demander une compensation aux agents individuels, même lorsque les droits religieux sont violés.
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Sources et contexte
- Mediafax.roCurtea Supremă a SUA nu permite unui bărbat rastafarian, ras pe cap, să dea în judecată gardienii din închisoare
- LaSextaEl Supremo de EEUU paraliza la denuncia de un rastafari en prisión que quería demandar a los guardas que le raparon la cabeza
- ReutersUS Supreme Court won't let Rastafarian man shaved bald in prison sue guards
- The IndependentRastafari man can't sue prison officials who cut his dreadlocks, Supreme Court rules
- Damon Landor
- plaignant rastafarien, ancien détenu dont les dreadlocks ont été rasées de force
- Neil Gorsuch
- juge de la Cour suprême, a rédigé l'avis majoritaire
- Donald Trump
- président des États-Unis, son administration a soutenu l'affaire de Landor
- Lieux
- États-Unis, Washington
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