
Frappe américaine au Venezuela : le chef du Tren de Aragua tué lors d’une opération coordonnée avec Caracas
Une frappe aérienne américaine a tué Héctor Guerrero Flores, le chef du groupe criminel le plus puissant du Venezuela, dans le cadre d’une opération conjointe avec les autorités vénézuéliennes, renforçant le nouveau partenariat sécuritaire entre Washington et Caracas.
La frappe
Une frappe aérienne du Commandement Sud des États-Unis a tué Héctor Rusthenford Guerrero Flores, le chef du gang Tren de Aragua, dans le sud du Venezuela plus tôt cette semaine. Le président Donald Trump a annoncé l’opération vendredi soir sur sa plateforme Truth Social, la qualifiant de « frappe cinétique rapide et mortelle » menée « en étroite coordination avec nos amis au Venezuela ». Les autorités vénézuéliennes ont confirmé l’opération conjointe, déclarant que « des structures du crime organisé ont été démantelées » et que Guerrero a été « neutralisé » lors des affrontements.
Sous ma direction, le Commandement Sud des États-Unis a lancé une frappe cinétique rapide et mortelle pour exécuter avec succès Niño Guerrero, le tristement célèbre chef du Tren de Aragua, l’une des organisations terroristes les plus sanguinaires de la planète.
Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que l’opération avait été menée plus tôt dans la semaine et que la mort de Guerrero avait été confirmée lors de la frappe. Une vidéo postée par Trump montre un bâtiment vert et un cabanon voisin exploser.
- Les forces américaines capturent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’un raid nocturne à Caracas.
- L’administration Trump désigne le Tren de Aragua comme organisation terroriste étrangère.
- Une frappe du Commandement Sud américain tue le chef du gang Héctor Guerrero Flores dans le sud du Venezuela.
- Le président Trump annonce la mort de Guerrero sur Truth Social ; le Venezuela confirme l’opération conjointe.
Qui était Niño Guerrero ?
Selon le département d’État américain, qui offrait une récompense de 5 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation, Guerrero, 47 ans, a transformé le gang, issu d’une prison, en une organisation criminelle transnationale. Sous son commandement, le Tren de Aragua est passé de l’extorsion de migrants au trafic d’êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, aux meurtres sur commande, au trafic de drogue et aux enlèvements. Il a étendu ses activités du Venezuela à la Colombie, à l’Équateur, au Pérou et au Chili.
Nous trouverons ces meurtriers vicieux et barons de la drogue n’importe quand, n’importe où, et nous les enverrons dans les profondeurs de l’enfer, là où est leur place.
Relations États-Unis-Venezuela
L’opération de vendredi est le dernier signe du rapprochement entre Washington et Caracas. En janvier, les forces américaines ont capturé l’ancien président Nicolás Maduro lors d’un raid nocturne dans son complexe, pour faire face à des accusations pénales à New York. L’acte d’accusation nommait Guerrero Flores comme complice ayant aidé Maduro à collaborer avec le gang. Depuis le départ de Maduro, les États-Unis ont levé les sanctions sur sa successeure, Delcy Rodríguez, et ont poussé à une coopération sur l’exploitation des réserves de pétrole du Venezuela, les plus abondantes au monde.
La promesse de campagne de Trump
Trump a présenté la frappe comme la réalisation de son engagement à venger les Américains tués par des criminels entrés illégalement aux États-Unis. Il a blâmé son prédécesseur Joe Biden pour avoir ouvert la frontière sud et permis à des « monstres » de « violer, mutiler et assassiner des citoyens américains en toute impunité ». Il a cité les noms de Jocelyn Nungaray, 12 ans, et de Laken Riley, 22 ans, comme victimes.
Avec cette action, l’armée américaine a apporté le châtiment pour elles, leurs familles et leurs proches.
Au début de son mandat, Trump a désigné le Tren de Aragua comme organisation terroriste étrangère et a expulsé des milliers de membres présumés. Le gang, désormais sans son fondateur, fait face à un vide de leadership alors que les forces américaines et vénézuéliennes promettent de maintenir la pression.

