Les attaques houthies contre l'Arabie saoudite touchent l'aéroport de Riyad et des sites d'Aramco, Trump évoque une aide turque
Des habitants de Riyad ont fait état de nouvelles explosions le 14 octobre, après des alertes aux raids aériens et une frappe houthie sur l'aéroport de la ville qui a tué au moins une douzaine de personnes. Trump a accusé les rebelles de chercher à faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat aux États-Unis.
Des explosions entendues à Riyad
Des habitants de la capitale saoudienne ont déclaré à l'AP avoir entendu de nouvelles explosions à Riyad, sans que leur origine soit immédiatement établie. La défense civile saoudienne a signalé des alertes aux raids aériens à Riyad et dans la province de Kharj, au sud-est de la capitale. Mardi 13 octobre, des journalistes de l'AFP ont entendu une forte explosion à Riyad après une alerte, et les habitants ont ensuite été informés que la menace était levée. Des témoins ont également fait état d'explosions près d'une installation d'Aramco dans l'est du pays.
Frappe sur l'aéroport et attaques contre des sites pétroliers
L'aéroport de Riyad a été visé à plusieurs reprises dans les jours précédant le 14 octobre, et les rebelles houthis soutenus par l'Iran ont revendiqué ces attaques. Une frappe houthie sur l'aéroport international King Khalid, samedi 10 octobre, aurait tué au moins une douzaine de personnes et blessé plus de 300 autres, contraignant l'aéroport à fermer. Le porte-parole houthi Yahya Sari a averti les employés et les habitants proches des installations d'Aramco de les évacuer, qualifiant ces sites de cibles légitimes. Mardi 13 octobre, le ministère saoudien de l'Énergie a indiqué qu'une attaque avait touché un bâtiment administratif de Saudi Aramco à Dhahran, provoquant un incendie limité sans faire de victimes.
- Une frappe houthie sur l'aéroport international King Khalid de Riyad tue au moins une douzaine de personnes et en blesse plus de 300
- L'AFP rapporte une forte explosion à Riyad après une alerte aux raids aériens, et le ministère saoudien de l'Énergie signale un incendie limité dans un bâtiment d'Aramco à Dhahran, sans victimes
- La coalition dirigée par l'Arabie saoudite annonce avoir intercepté sept missiles et trois drones
- Des habitants font état de nouvelles explosions à Riyad
Interceptions de la coalition et frappe sur Sanaa
Le porte-parole militaire de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, Turki al-Maliki, a déclaré que dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre, les forces de la coalition avaient intercepté sept missiles et trois drones. Parmi les missiles, cinq étaient de croisière et deux balistiques. Les attaques visaient Hodeidah et Dammam ainsi que les régions de Riyad, Al Kharj et Sur. Des fragments d'un missile balistique intercepté sont tombés sur une zone résidentielle de Dammam. La chaîne Al Masirah, contrôlée par les houthis, a rapporté qu'une installation de la Yemen Petroleum Company à Sanaa avait été touchée le 13 octobre, après que la coalition avait appelé les habitants proches à partir pour leur sécurité.
- Missiles de croisière
- 5 nombre
- Missiles balistiques
- 2 nombre
- Drones
- 3 nombre
Trump et la Turquie
Mardi 13 octobre, le président Donald Trump a accusé les houthis de chercher délibérément à faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Dans un message publié sur Truth Social, il a écrit :
Les houthis se comportent très mal.
Trump a affirmé que le groupe avait repris ses attaques à la demande de l'Iran après une période de calme relatif suivant les frappes américaines au Yémen l'an dernier, et qu'il n'oublierait « jamais » les attaques contre l'Arabie saoudite. Plus tôt dans la journée, il avait déclaré qu'il « pourrait » demander au président turc Recep Tayyip Erdoğan d'intervenir en soutien des intérêts saoudiens.
Le président Erdogan, je pense, ferait ce que je lui demande.
La Turquie est l'un des signataires de l'Accord de défense commune de La Mecque, signé le 7 août avec l'Arabie saoudite, l'Égypte et le Pakistan. L'accord contient une clause similaire à l'article 5 de l'OTAN. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré qu'il permettrait à la Turquie d'envoyer une aide militaire défensive à l'Arabie saoudite, sans nécessairement lancer des attaques contre les houthis au Yémen.
Avertissements aux voyageurs
L'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a appelé ses ressortissants à reconsidérer tout déplacement dans le royaume en raison du risque d'attaques de drones et de missiles contre les intérêts américains par l'Iran et les houthis. Elle leur a également déconseillé de se rendre à la frontière yéménite en raison du risque terroriste. Ces attaques s'inscrivent dans un conflit qui s'est intensifié pendant une guerre de huit mois entre les États-Unis et l'Iran, les houthis multipliant les attaques contre la navigation commerciale en mer Rouge.