
Un adolescent marocain diabétique décède dans un centre d'accueil pour migrants à Ceuta
Un migrant marocain de 17 ans atteint de diabète de type 1 est décédé au centre d'accueil La Esperanza à Ceuta jeudi, après une suspicion d'hypoglycémie aiguë pour avoir sauté son repas du soir.
Urgence médicale à La Esperanza
Un ressortissant marocain de 17 ans est décédé jeudi matin dans sa chambre du centre d'accueil temporaire La Esperanza à Ceuta. Le jeune homme, qui souffrait d'un diabète de type 1 sévère insulino-dépendant et présentait des antécédents d'épisodes alternant hyperglycémie et hypoglycémie, était sous surveillance médicale des autorités sanitaires locales depuis son arrivée dans l'enclave espagnole. Mardi 1er septembre, il s'est rendu à un contrôle médical programmé dans un hôpital local. Les dossiers du centre et les responsables de la santé ont indiqué que le garçon a refusé de manger son dîner mercredi soir parce qu'il n'aimait pas la nourriture servie dans l'établissement.
Vers 07h05, le personnel a passé un appel d'urgence après avoir trouvé le jeune homme sans réaction. Une équipe médicale mobile est arrivée sur place à 07h13, mais les secouristes n'ont pas pu le ranimer. Les premières évaluations médicales indiquent que le décès résulte d'une hypoglycémie sévère ou d'une perturbation non contrôlée de la glycémie. Les autorités judiciaires ont autorisé le transport du corps pour effectuer une autopsie qui établira la cause exacte du décès.
- L'adolescent entre à Ceuta en nageant devant le brise-lames de Tarajal lors d'un afflux frontalier
- L'Espagne convoque l'ambassadeur marocain suite à des déclarations sur Ceuta et Melilla
- L'adolescent se rend à un contrôle hospitalier programmé pour son diabète de type 1
- Le personnel passe un appel d'urgence après avoir trouvé l'adolescent sans réaction
- L'équipe médicale d'urgence arrive au centre La Esperanza
Capacité d'accueil et arrivées de mineurs
L'adolescent est entré à Ceuta dans la nuit du 30 juillet en nageant autour du brise-lames de Tarajal lors d'un afflux de migrants à la frontière marocaine. Après sa traversée, il est passé sous la tutelle de la Ville autonome de Ceuta, sous l'administration du Service de protection de l'enfance local. Le réseau d'accueil de la ville autonome a subi des pressions de capacité après les arrivées de fin juillet.
Les données fournies au Congrès des députés par la ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, montrent que 1 478 mineurs non accompagnés sont hébergés dans le réseau de protection municipal de Ceuta, tandis que 1 200 jeunes migrants attendent encore leur identification officielle. Le ministère espagnol de l'Intérieur a confirmé que 2 168 mineurs migrants ont été enregistrés dans la ville depuis le 30 juillet. En raison de la saturation des installations, des dizaines de migrants de moins de 18 ans ont dormi à l'extérieur sur le territoire en attendant un hébergement.
- Hébergés dans les centres de protection
- 1478 personnes
- En attente d'identification officielle
- 1200 personnes
- Identifiés depuis le 30 juillet
- 2168 personnes
Réponse diplomatique et débat parlementaire
Le décès coïncide avec un débat politique à Madrid sur la gestion des frontières et les relations diplomatiques avec Rabat. Les discussions se sont intensifiées après la fuite d'un rapport de police interne détaillant une prétendue permissivité des forces frontalières marocaines lors de la soudaine vague de juillet. Devant le Congrès des députés, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a répondu aux allégations concernant l'implication marocaine dans les traversées.
Personne n'a fourni au gouvernement espagnol de preuves concrètes que le Maroc a planifié ou orchestré l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet.
Sánchez a déclaré aux députés que le gouvernement espagnol rejetait catégoriquement les déclarations concernant Ceuta et Melilla publiées par deux ministres marocains, ce qui a conduit Madrid à convoquer l'ambassadeur marocain le 21 août. Sánchez a annoncé que l'Espagne révise tous les mécanismes de coordination et d'alerte précoce avec le Maroc, indiquant que la coopération bilatérale changera à mesure que les autorités mettront en œuvre des protocoles de sécurité supplémentaires.


