
Tsipras invente l'« adonisme » pour attaquer Mitsotakis, plaisante sur l'envoi de fleurs à Georgiadis
Lors d'un événement de son parti à Péristéri, Alexis Tsipras a répondu aux attaques du ministre de la Santé, Adonis Georgiadis, en forgeant le terme « adonisme » pour décrire une philosophie politique qu'il affirme être orchestrée par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis. Il a également plaisanté sur l'envoi de fleurs à Georgiadis, affirmant que chaque insulte fait grimper son score dans les sondages d'un point.
Le discours à Péristéri
Alexis Tsipras, leader de l'Alliance de la gauche grecque (ELAS), s'est adressé à ses partisans lors d'un débat public intitulé « Maintenant, nous parlons » à Péristéri le 9 juillet 2026. Ce format, a-t-il expliqué, est le modèle de gouvernance interactive que son parti mettrait en œuvre s'il accédait au pouvoir, visant à réduire la distance entre les citoyens et l'autorité démocratique. Six citoyens ont pris la parole avant lui pour évoquer leurs problèmes quotidiens, et Tsipras a présenté cette réunion comme une réponse à ce qu'il a appelé une ère de « monstres », marquée par les inégalités, la corruption et la toxicité.
Réponse à Adonis Georgiadis
Tsipras a consacré une part importante de son discours à réfuter les récentes attaques du ministre de la Santé, Adonis Georgiadis, qui l'aurait qualifié de « Premier ministre le plus sale de l'ère post-dictature ». Racon tant une anecdote politique sur Georges Papandréou qui avait interrompu un perturbateur au Parlement, Tsipras a déclaré avoir réagi de la même manière en apprenant l'insulte : « J'ai demandé : “Qui a dit ça ? Adonis ? Eh bien, cela n'a absolument aucune importance.” »
Je ne vais pas le poursuivre en justice, je vais lui envoyer des fleurs, parce que chaque fois qu'il nous insulte, nous gagnons un point dans les sondages.
Le concept d'« adonisme »
Tsipras a soutenu que le problème n'est pas Georgiadis personnellement, mais un phénomène plus large qu'il a qualifié d'« adonisme ». Il l'a défini comme une philosophie politique choisie, favorisée et orchestrée par le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, et non par Georgiadis seul. Il a noté que Georgiadis est ministre depuis sept ans, assimilant Mitsotakis à Georgiadis et vice versa.
Le problème du pays et la toxicité politique que nous vivons, ce n'est pas Adonis, mais l'adonisme.
Qu'est-ce que l'adonisme ? C'est une philosophie politique qui a été choisie, favorisée et orchestrée, non par Adonis, mais par Kyriakos Mitsotakis.
La corruption comme impôt invisible
Tsipras a accusé le gouvernement de corruption généralisée, affirmant que chaque euro perdu en pots-de-vin et en marchés directs est un euro retiré aux écoles publiques, aux hôpitaux et aux infrastructures. Il a décrit la corruption comme un « impôt invisible » que paient les citoyens, érodant la confiance dans les institutions et sapant à la fois la démocratie et l'économie. Il a insisté sur le fait que l'exigence d'honnêteté a été mise au premier plan par le gouvernement de Nouvelle Démocratie lui-même au cours de ses sept années au pouvoir, et non par son parti.
Chaque euro qui part en pots-de-vin, en marchés directs, est perdu pour les écoles publiques, les hôpitaux, les infrastructures.
La corruption a un coût : l'impôt invisible que paient les citoyens.
Critique et vision économiques
Tsipras a contesté le discours gouvernemental sur la réussite économique, citant des données montrant que les salaires et le pouvoir d'achat ont baissé ces dernières années en raison des prix élevés. Il a pointé du doigt les coûts de l'énergie, les bénéfices de la compagnie publique d'électricité DEI et les primes accordées à ce qu'il a appelé les « enfants bleus » (les fidèles du parti). Il a soutenu que parler le langage du peuple sur l'injustice n'est pas du populisme, et qu'aucun pays ne peut progresser avec d'aussi grandes inégalités. Il a conclu en réaffirmant que les citoyens recherchent la justice, la dignité et une perspective, et non des miracles.


