
La Syrie démantèle la cellule responsable des attentats de Damas qui ont fait un mort lors de la visite de Macron
Les autorités syriennes ont interpellé le groupe responsable de deux explosions près de l'hôtel Four Seasons, où séjournait le président français Emmanuel Macron, lors de la première visite d'un dirigeant de l'UE depuis la chute d'Assad.
L'attaque
Deux bombes artisanales ont explosé mardi matin près de l'hôtel Four Seasons à Damas, où le président français Emmanuel Macron avait passé la nuit. L'un des engins était placé dans une voiture en stationnement, l'autre dissimulé dans une poubelle. Les deux ont détoné alors que des spécialistes tentaient de les désamorcer, tuant une personne et blessant entre 35 et 36 autres, selon les autorités syriennes. Macron avait déjà quitté l'hôtel pour rencontrer le président syrien Ahmed al-Sharaa lorsque les explosions se sont produites.
Arrestations et enquête
Jeudi soir, le ministre syrien de l'Intérieur, Anas Khattab, a annoncé l'arrestation de l'ensemble de la cellule responsable. « La cellule responsable des attaques terroristes qui ont visé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains », a-t-il déclaré dans un communiqué. Les suspects ont été capturés lors de raids simultanés dans quatre quartiers de Damas et sa banlieue : Qatifa, Sayyida Zeinab, Qudsaya et Ash al Warwar. Deux de ces zones abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ancien président Bachar al-Assad. Khattab a indiqué que les identités, les rôles et les affiliations des membres de la cellule seraient divulgués une fois l'enquête terminée.
- Deux bombes explosent près de l'hôtel Four Seasons, tuant une personne et en blessant 36.
- Le président Macron, rencontrant le président syrien al-Sharaa, appelle à la solidarité et à la sécurité.
- Les autorités syriennes arrêtent la cellule terroriste lors de raids simultanés dans quatre quartiers.
La visite de Macron et la réponse
Les attentats ont éclipsé la première visite en Syrie d'un chef d'État de l'Union européenne depuis le renversement d'Assad en décembre 2024. S'exprimant aux côtés d'al-Sharaa après les explosions, Macron a appelé à la solidarité.
Son programme n'a pas été modifié par l'incident.Nous devons à la fois être aux côtés des blessés, continuer à être intraitables sur la sécurité… mais ne pas nous laisser déstabiliser.
Contexte sécuritaire plus large
Cette attaque est la dernière d'une série de brèches de sécurité en Syrie, qui reste politiquement instable. La semaine dernière, neuf personnes ont été tuées dans un attentat à la bombe dans un café bondé du centre de Damas. Aucun groupe n'a revendiqué cet attentat, mais le gouverneur de Damas, Maher Marwan, a déclaré que des « mauvais acteurs » tentaient de déstabiliser le pays. Le ministère de l'Intérieur a qualifié les arrestations de jeudi de « opération complexe » impliquant les forces de sécurité et les services de renseignement.


