
Trump signe la loi sur les sanctions contre la Russie et l'Iran autorisant des droits de douane de 100% sur les acheteurs d'énergie
Le président américain Donald Trump a signé une loi introduisant des sanctions contre les secteurs de la défense et de l'énergie de la Russie, ainsi que des droits de douane pouvant atteindre 100% sur les principaux acheteurs étrangers d'énergie.
Adoption et promulgation législative
Le 18 septembre 2026, le président américain Donald Trump a promulgué la loi Lindsey O. Graham sur les sanctions contre la Russie et l'Iran de 2026. La Maison-Blanche a annoncé la signature deux jours après que la mesure de 48 pages a été adoptée par la Chambre des représentants par un vote bipartite de 262 contre 159 le 16 septembre 2026. La loi avait précédemment été adoptée par le Sénat en août 2026. Le texte rend hommage au défunt sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham, décédé à l'âge de 71 ans le 11 juillet 2026 d'une dissection aortique à la suite d'un voyage diplomatique à Kyiv.
Il est mort en faisant le travail pour lequel il était né.
- Le sénateur Lindsey Graham décède après un retour d'une visite diplomatique à Kyiv
- Le Sénat américain adopte la loi de sanctions
- La Chambre des représentants approuve le projet de loi par un vote bipartite de 262 contre 159
- Le président Donald Trump signe la loi de sanctions
Droits de douane sur les marchandises russes et les principaux importateurs d'énergie
La nouvelle loi confère au pouvoir exécutif américain le pouvoir d'imposer un droit de douane forfaitaire de 500% sur les marchandises russes importées aux États-Unis. En outre, le président est habilité à appliquer des droits de douane pouvant atteindre 100% sur les marchandises en provenance des cinq principaux acheteurs de pétrole brut et de gaz naturel russes. La mesure vise des pays acheteurs comme la Chine et l'Inde, qui ont maintenu des volumes élevés d'échanges énergétiques avec Moscou. La loi accorde au président un pouvoir discrétionnaire sur l'exécution de ces droits de douane, plutôt que d'imposer une application automatique dès la promulgation.
Données sur les flux de pétrole brut russe et exemptions légales
Les données du Centre for Research on Energy and Clean Air détaillent la destination des exportations maritimes de pétrole brut russe depuis l'embargo européen de décembre 2022 jusqu'en août 2026. Au cours de cette période, la Chine a représenté 50% des exportations de pétrole brut russe, tandis que l'Inde en a reçu 37%. La Turquie et l'Union européenne ont chacune représenté environ 5% des exportations. La loi prévoit des exemptions pour les pays qui importent moins de 15% de leurs besoins en gaz naturel de la Russie et démontrent des progrès dans la réduction de cette dépendance, tout en accordant au président un pouvoir de dérogation pour la sécurité nationale.
- Chine
- 50 %
- Inde
- 37 %
- Turquie
- 5 %
- Union européenne
- 5 %
Sanctions visant la défense, la finance et la flotte fantôme
Au-delà des droits d'importation, la loi impose des sanctions directes contre le président russe Vladimir Poutine, les hauts responsables du Kremlin, les entreprises de défense et les institutions financières. L'un des principaux objectifs de la législation est la flotte fantôme russe de pétroliers maritimes, qui opère en dehors des régimes d'assurance occidentaux pour transporter du pétrole et contourner les restrictions de prix existantes. À la demande de l'administration Trump, les parrains du texte au Congrès ont incorporé des dispositions visant les secteurs de l'énergie et de l'armement iraniens dans le cadre du compromis visant à faire avancer le projet de loi. La Maison-Blanche avait auparavant exprimé des doutes sur des sanctions supplémentaires, mais a révisé sa position après que les négociations pour mettre fin au conflit de quatre ans et demi ont échoué.
Débat au Congrès et réaction ukrainienne
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l'adoption du projet de loi, évoquant le moment du vote à la Chambre des représentants.
Il est symbolique que l'adoption par la Chambre des représentants des États-Unis du projet de loi de sanctions de Lindsey Graham ait eu lieu la nuit d'une nouvelle attaque russe contre l'Ukraine impliquant des missiles balistiques, d'autres missiles et des drones.
Au cours du débat législatif, les élus démocrates se sont opposés à l'ampleur du pouvoir discrétionnaire en matière de droits de douane accordé au pouvoir exécutif. Les opposants ont noté que ce pouvoir permet d'imposer des droits de douane qui pourraient rester en vigueur au-delà de la présidence actuelle et ont fait référence à des contestations juridiques antérieures concernant la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d'urgence internationale.


