Trump lève l'interdiction de 41 ans sur les vols directs des États-Unis vers le Liban après sa rencontre avec le président Aoun
Le président Trump a annoncé mardi que les transporteurs américains peuvent reprendre les vols directs vers le Liban, annulant une interdiction imposée par Ronald Reagan en 1985 après le détournement du vol TWA 847. Cette décision fait suite à une réunion à la Maison-Blanche avec le président libanais Joseph Aoun, qui cherchait le soutien des États-Unis pour un calme durable après des mois de guerre entre Israël et le Hezbollah.
La fin d'une interdiction vieille de plusieurs décennies
Le président Donald Trump a annoncé mardi que les transporteurs américains seraient autorisés à reprendre les vols directs vers le Liban, mettant fin à une suspension en vigueur depuis plus de quatre décennies. L'interdiction avait été imposée à l'origine par l'administration Reagan en 1985 après le détournement du vol TWA 847. Trump a fait cette annonce dans un message sur les réseaux sociaux après une réunion à la Maison-Blanche avec le président libanais Joseph Aoun.
Je donne par la présente instruction à mon administration d'autoriser tous les transporteurs aériens américains à voler directement vers le Liban afin que les Américains puissent facilement visiter cette belle terre.
Cette décision marque un changement symbolique dans les relations américano-libanaises, tendues par des années de conflit régional et la domination du groupe militant Hezbollah soutenu par l'Iran.
Poussée diplomatique pour le calme
La visite d'Aoun à Washington, la première d'un président libanais depuis 2009, visait à obtenir un calme à long terme après des mois de guerre entre Israël et le Hezbollah. Lors de la réunion, Trump s'est engagé à aider le Liban « énormément » et a décrit le pays comme ayant été « très mal traité ».
C'est un endroit et un pays qui ont été très mal traités et nous allons le traiter correctement et avec le respect qu'il mérite.
Aoun a salué l'approche de Trump, lui disant : « Votre vision est la paix », et la qualifiant d'« héritage » de Trump. Les États-Unis ont poussé pour la paix au Liban mais ont été distraits par une nouvelle escalade en Iran, qui a déstabilisé une grande partie du Moyen-Orient. Trump a récemment indiqué peu d'intérêt pour des discussions avec le dirigeant iranien pour mettre fin à cette guerre.
Retrait israélien et désarmement du Hezbollah
Le Liban espère que les discussions à Washington aboutiront au retrait des troupes israéliennes de grandes parties du sud du Liban et renforceront la capacité de l'armée libanaise à affirmer son contrôle dans les zones précédemment détenues par le Hezbollah. Trump a déclaré que les forces israéliennes étaient « en train de se redéployer » mais n'a pas donné plus de détails.
Un « accord-cadre » annoncé le 26 juin décrit un plan de retrait des forces israéliennes et de désarmement du Hezbollah. La mise en œuvre devait commencer dans de petites zones pilotes. Le département d'État américain a confirmé lundi que les opérations avaient commencé dans trois villages : Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbieh. Alors que l'armée libanaise était déjà présente à Froun et Srifa, les forces israéliennes avaient auparavant occupé une partie de Zawtar al-Gharbieh. L'armée libanaise a annoncé y avoir déployé des troupes mardi.
Nous ajusterons notre posture de force dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises d'accomplir leur mission.
- L'administration Reagan suspend les vols directs États-Unis-Liban après le détournement du vol TWA 847
- Accord-cadre annoncé pour le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah
- Les opérations commencent dans trois villages de la zone pilote : Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbieh
- Trump lève l'interdiction de vol ; l'armée libanaise se déploie à Zawtar al-Gharbieh
La suite
L'annonce de Trump sur les vols et ses promesses d'aide plus larges sont venues sans détails concrets sur l'aide ou un calendrier pour le retrait israélien. La reprise des liaisons aériennes directes est une étape tangible, mais le cadre de sécurité plus large reste fragile. Le Liban cherche non seulement un retrait israélien complet mais aussi un soutien international pour renforcer son armée et freiner l'influence du Hezbollah. Les États-Unis, quant à eux, restent préoccupés par le conflit croissant en Iran, laissant le rythme de la mise en œuvre incertain.


