En bref
Mercredi 21 octobre, Trump a traité Kaitlan Collins, de CNN, de « débile » et une journaliste d'ABC News, une femme, de « stupide », après qu'elles lui avaient demandé si la libération de Stephen James Hubbard était liée à l'allègement des sanctions contre la Russie.
Trump a annoncé début octobre 2026 un accord avec Vladimir Poutine portant sur la libération de centaines de milliers de barils de diesel, selon El País, tandis qu'eldiario.es relie l'allègement aux sanctions approuvées le 18 septembre.
Steve Witkoff a remercié Poutine d'avoir libéré Stephen James Hubbard et l'a qualifié d'« humanitaire » ; des parlementaires des deux partis ont critiqué ces propos.
À moins de deux semaines des élections de mi-mandat à la date du 21 octobre, El País rapporte que l'approche de Trump envers Moscou pèse sur les candidats républicains.
- Semaine du 19 octobre 2026Witkoff remercie Poutine pour la libération de Hubbard à Saint-Pétersbourg
- 20 oct.Trump prend à partie Andrew Feinberg dans le Bureau ovale
- 21 oct.Trump insulte des journalistes de CNN et d'ABC News en route vers un meeting en Caroline du Sud
L'allègement des sanctions et l'accord sur le diesel
Trump réduit la pression sur Moscou à mesure que les prix des carburants montent, une décision qu'El País présente comme une tentative de faire baisser le coût du diesel et de mettre fin à la guerre en Ukraine. Début octobre 2026, il a annoncé un accord avec Vladimir Poutine portant sur la libération de centaines de milliers de barils de diesel, ce qui permettrait aux États-Unis d'acheter du carburant moins cher. Eldiario.es rapporte que cet arrangement a également ouvert les marchés au diesel russe et écarté les sanctions approuvées le 18 septembre. Trump a lié cette décision aux négociations pour Stephen James Hubbard, un professeur américain à la retraite détenu dans une prison russe depuis 2022. Les comptes rendus divergent sur les raisons de sa détention : El País indique qu'il était accusé d'avoir combattu comme mercenaire, tandis qu'eldiario.es affirme que la Russie l'a capturé alors qu'il servait dans l'armée ukrainienne.
Les éloges de Witkoff envers Poutine
L'envoyé spécial Steve Witkoff, ami personnel de Trump, s'est exprimé à Saint-Pétersbourg, où il s'était rendu pour négocier un cessez-le-feu dans la guerre avec l'Ukraine. Il y a remercié Poutine d'avoir libéré Hubbard et l'a qualifié d'« humanitaire », une formule critiquée par des parlementaires des deux partis. El País présente ces propos comme une étape de plus dans la normalisation des relations entre Washington et Moscou, après l'annonce sur le diesel. Interrogé par des correspondants à la Maison-Blanche, Trump a répondu que, s'il s'agissait de libérer un homme qui pensait finir ses jours en prison, il supposait que ces éloges étaient justifiés, mais qu'il ne dirait rien dans un sens ou dans l'autre. Il a souligné que Hubbard avait été libéré sans aucune contrepartie, alors même qu'il avait levé les sanctions.
L'échange avec les journalistes
Mercredi 21 octobre, alors que Trump quittait la Maison-Blanche pour un meeting en Caroline du Sud, des journalistes lui ont demandé si la libération de Hubbard était liée à l'allègement des sanctions russes. Trump a dit à Kaitlan Collins, de CNN, qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait, l'a traitée de débile et a affirmé qu'elle avait un QI faible et travaillait pour CNN. Quand une journaliste d'ABC News lui a posé la même question, Trump l'a traitée de stupide et a déclaré que sa chaîne était la pire de toutes. Lorsque Collins lui a demandé s'il avait donné quelque chose en retour, Trump a répondu :
« Si je n'avais pas fait ça, il ne serait pas revenu. »
Plus tôt dans la matinée, Trump avait publié sur Truth Social que l'imposition des sanctions aurait complètement interrompu les négociations. Il a aussi écrit que plusieurs personnes ayant réclamé des sanctions l'avaient appelé pour s'excuser, car elles ignoraient qu'il négociait la libération de Hubbard.
Une série d'affrontements avec des journalistes femmes
Ces insultes font suite à une confrontation, mardi 20 octobre, lors de laquelle Trump a mis en garde Andrew Feinberg, du journal The Independent, dans le Bureau ovale et lui a demandé s'il était malade. Depuis le début de son second mandat en janvier 2025, Trump s'est heurté à plusieurs reprises aux journalistes, en particulier aux femmes. En novembre 2025, il a intimé à Catherine Lucey, de Bloomberg, de se taire, employant un terme péjoratif désignant une truie à bord d'Air Force One, alors qu'elle l'interrogeait sur Jeffrey Epstein. En mai 2026, il a traité Akayla Gardner, de MS NOW, d'idiote après une question sur les surcoûts d'une grande salle de bal prévue à la Maison-Blanche. Trump mène aussi une bataille judiciaire pour restreindre l'accès de certains médias à la Maison-Blanche, et il a envisagé de transformer la salle de presse en piscine intérieure, selon LaSexta.
La pression des élections de mi-mandat
El País rapporte que le rapprochement de Trump avec Poutine met mal à l'aise plusieurs candidats républicains, et que le prix des carburants figure parmi les sujets qui pénalisent le plus les conservateurs à l'approche des élections de mi-mandat. Eldiario.es décrit Trump en campagne tous les jours, avec une popularité à un niveau très bas et des prix des carburants élevés. Le même média attribue ces prix élevés à la guerre en Iran. Les élections de mi-mandat ont lieu dans moins de deux semaines à la date du 21 octobre.