Élections · Howell, Dearborn et Detroit

Vance et Trump intensifient leurs attaques contre le candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, Abdul El-Sayed, sur sa foi

Vance a lié le démocrate aux manifestations de Paris lors d'un déplacement à Howell le 27 octobre, tandis qu'un sondage de la Michigan State University indique que 38 % des électeurs probables seraient moins enclins à soutenir un candidat musulman.

Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, The Guardian, Axios et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Conlan Houston, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2025
Comment on en est arrivé là
  1. 25 oct.Trump se rend dans le Michigan et déclare qu'El-Sayed est "du côté des terroristes"
  2. 26 oct.Meeting de Trump pour Mike Rogers, où il qualifie El-Sayed de "djihadiste"
  3. 27 oct.Discours de Vance à Howell, qui lie El-Sayed aux manifestations de Paris

Vance et Trump intensifient leurs attaques

Le vice-président JD Vance a intensifié ses attaques contre Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat américain dans le Michigan, lors d'un meeting de campagne à Howell, mardi 27 octobre. Il a lié le démocrate aux manifestations de gauche à Paris, nées d'une contestation étudiante contre la dégradation des écoles et la hausse du coût de la vie, qui ont donné lieu à des milliers d'interpellations. Vance a également affirmé qu'El-Sayed mènerait des émeutiers pour "incendier" Detroit. Devant la foule, il s'est exprimé ainsi :

« Le spectacle de destruction à Paris est peut-être à un océan de distance, mais demandez-vous : est-il vraiment si difficile de l'imaginer ici, aux États-Unis d'Amérique ? »

JD Vance, vice-président des États-Unis

Trump avait déjà fait campagne contre El-Sayed dans le Michigan. Selon le Guardian, il a déclaré lors d'une visite dans l'État dimanche 25 octobre qu'El-Sayed était "du côté des terroristes". Lundi 26 octobre, lors d'un meeting en faveur du républicain Mike Rogers, Axios rapporte qu'il a qualifié El-Sayed de "djihadiste", affirmé que le candidat serait le seul sénateur tenu de passer par un détecteur de métaux, et de nouveau lié celui-ci aux Frères musulmans. Axios précise qu'aucun élément n'est venu établir un lien entre El-Sayed et ce groupe, et que son équipe de campagne n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Un sondage et la bataille autour de la foi

Un sondage de la Michigan State University publié lundi 26 octobre indique que 38 % des électeurs probables seraient moins enclins à soutenir un candidat musulman, tandis que 58 % affirment que la foi d'un candidat ne changerait rien. Le même sondage relève que 52 % seraient moins enclins à soutenir un politicien soutenu par Trump. Le consultant républicain Dennis Darnoi a déclaré à Axios que la rhétorique de Trump "ne change pas vraiment la donne dans un sens ou dans l'autre" dans le Michigan, où les électeurs ont déjà entendu des propos similaires. Il ajoute que cette stratégie pourrait mobiliser la base de Trump mais risque de décourager les électeurs démocrates juifs et noirs qui avaient soutenu la rivale d'El-Sayed à la primaire, Haley Stevens. Haris Tarin, du Muslim Public Affairs Council, estime que ces attaques reposent sur la peur :

« Ils ont choisi de semer la peur, de propager des mensonges, de purs mensonges. »

Haris Tarin
Sondage de la Michigan State University auprès des électeurs probables, publié le 26 octobre 2026%
Moins enclins à soutenir un candidat musulman
38 %
La foi du candidat ne change rien
58 %
Moins enclins à soutenir un politicien soutenu par Trump
52 %

Données tirées du texte de l’article

Des électeurs épuisés

La journaliste de NPR Michel Martin, en reportage à Ann Arbor, a constaté que les électeurs se préoccupaient davantage du prix de l'essence, des courses et des soins que de la rhétorique, et que beaucoup se disaient épuisés. Certains jetaient des piles de courriers politiques, et une femme a confié à Martin qu'elle avait voté par anticipation pour en finir. À un rassemblement d'avant-match de l'Université du Michigan, Nick Janosi a déclaré qu'il comptait voter pour El-Sayed mais souhaitait davantage de candidats indépendants. À un rassemblement d'avant-match des Detroit Lions, Josh Snell a indiqué qu'il voterait probablement pour Rogers en raison de son opposition aux tarifs douaniers canadiens de Trump, et que beaucoup de gens ont peur à cause de la violence en jeu. Martin a déclaré que la réticence à parler de ses préférences politiques était "pire que tout ce que j'ai pu voir" dans le Michigan, quel que soit le parti.

Des communautés juive et musulmane à Southfield

À Southfield, la congrégation Shaarey Zedek, une synagogue qui structure la vie juive de la banlieue de Detroit depuis les années 1960, fait face, de l'autre côté de la rue, à Umma, une congrégation musulmane ouverte cette année. Les deux communautés, rapporte le New York Times, s'inquiètent de la haine et partagent la crainte d'être à tout moment la cible d'un crime haineux. El-Sayed s'est exposé à une rhétorique islamophobe de la part d'agitateurs et de partisans de Rogers, dont Trump, et a aussi été accusé d'alimenter l'antisémitisme par ses critiques d'Israël. Andy Bocknek, ancien président du Temple Israel de West Bloomfield, théâtre d'une attaque antisémite violente en mars, estime que la course est devenue un concours pour savoir quel candidat les électeurs craignent le plus. Certains démocrates de toujours envisagent de voter Rogers ou de ne pas voter du tout.

Les électeurs arabo-américains et Gaza

À Dearborn, ville à majorité arabo-américaine, le Washington Post a interrogé une douzaine d'habitants et constaté que le slogan "America First" trouve un écho chez des électeurs frustrés par le soutien américain à Israël. El-Sayed a diffusé un spot de campagne uniquement sur Fox News et Newsmax, avec des extraits de Tucker Carlson et Jesse Watters le louant. Un sondage national du Washington Post et de la Schar School indique que 58 % des Arabo-Américains soutiennent les démocrates aux élections législatives, après un partage égal des voix lors de la présidentielle de 2024. Deux tiers des Arabo-Américains ayant voté pour Trump approuvent toujours son action globale, mais 54 % désapprouvent sa gestion de la guerre d'Israël à Gaza. La Vanguardia rapporte que le mouvement des "non-engagés", né à Dearborn, a poussé le Parti démocrate à changer, et Amer Zahr, humoriste d'origine palestinienne, avance :

« Je pense que notre vote de protestation a provoqué la transformation démocrate : si Kamala Harris avait remporté la présidence, Abdul El-Sayed et Zohran Mamdani n'existeraient pas politiquement. »

Amer Zahr, humoriste d'origine palestinienne influent à Dearborn

Le Washington Post qualifie la course d'incertaine, tandis qu'El Mundo rapporte qu'El-Sayed dispose d'une légère avance sur Rogers.

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Sources et contexte

Howell, Dearborn, Detroit, Southfield · États-Unis

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