
Trump minimise l'arsenal nucléaire nord-coréen et invoque ses liens personnels avec Kim Jong Un
S'exprimant devant des journalistes à Washington le 29 septembre 2026, le président américain Donald Trump a opposé sa politique à l'égard de la Corée du Nord à son opposition à l'Iran, attribuant les armes nucléaires de Pyongyang à l'inaction des précédentes administrations américaines.
Trump s'exprime sur l'arsenal nucléaire nord-coréen
Lors de déclarations à des journalistes à Washington le 29 septembre 2026, le président américain Donald Trump a minimisé les inquiétudes concernant l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord. Invité à expliquer pourquoi la Corée du Nord est autorisée à conserver des armes nucléaires alors que l'Iran en est empêché, Trump a invoqué son lien personnel avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un. Trump a souligné que, si Pyongyang dispose de capacités nucléaires substantielles, son arsenal n'atteint pas l'échelle des États-Unis. Il a aussi reconnu faire l'objet de critiques publiques pour avoir décrit sa relation avec le dirigeant nord-coréen en termes amicaux.
Trump a affirmé que son entente personnelle avec Kim garantit la stabilité pendant sa présidence.
Kim Jong Un est un ami. Il aime Trump, il n'aime pas beaucoup d'autres personnes. Je suis pratiquement la seule personne au monde qu'il aime, et je l'aime aussi.
Il a déclaré que cette relation bilatérale empêcherait un conflit entre Washington et Pyongyang.
Tant que je suis là, tout ira bien. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il me respecte et que je l'aime bien.
Des approches divergentes envers Pyongyang et Téhéran
Interrogé sur la divergence de la politique américaine entre la Corée du Nord et l'Iran, Trump a attribué la responsabilité aux anciens présidents américains. Il a soutenu que les administrations précédentes avaient eu l'occasion d'empêcher la Corée du Nord d'achever son programme d'armes nucléaires mais n'étaient pas intervenues. Trump a opposé ces politiques passées aux actions de sa propre administration à l'égard de Téhéran, citant des opérations militaires conjointes menées avec Israël contre des cibles iraniennes.
Alors que le président américain adopte une position intransigeante contre l'obtention d'armes nucléaires par l'Iran, son attitude envers la Corée du Nord est restée centrée sur le dialogue au niveau des dirigeants. Trump a affirmé que les précédents dirigeants de la Maison-Blanche n'avaient pas fait preuve de la détermination nécessaire pour arrêter l'expansion nucléaire nord-coréenne à ses débuts.
Diplomatie nucléaire et différends régionaux avec l'Iran
Le différend sur les activités nucléaires iraniennes reste au cœur des négociations diplomatiques bloquées entre Washington et Téhéran. Les États-Unis et Israël ont affirmé à plusieurs reprises que l'Iran cherche à fabriquer des armes nucléaires, une accusation que le gouvernement iranien nie systématiquement. L'Agence internationale de l'énergie atomique a indiqué qu'il n'existe aucune preuve d'un programme actif d'armes nucléaires iranien.
Les tensions diplomatiques entre les deux gouvernements se sont aggravées après le retrait unilatéral des États-Unis en 2018 de l'accord nucléaire multinational signé en 2015. Outre le dossier nucléaire, le blocus en cours du détroit d'Ormuz constitue un second point de friction central entre les parties en conflit, affectant l'une des routes maritimes les plus importantes pour le commerce pétrolier mondial.
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Position diplomatique à Pyongyang et à Séoul
À Pyongyang, les autorités nord-coréennes ont reconnu les liens personnels noués entre Kim et Trump lors de plusieurs sommets tenus pendant le premier mandat de Trump. La direction nord-coréenne a toutefois rejeté les propositions concrètes de dialogue diplomatique formel et n'a pas accepté de fixer un nouveau sommet, malgré les appels publics de Trump à de nouvelles rencontres.
Kim Yo Jong, la sœur de Kim Jong Un, a confirmé par le passé que Kim garde des souvenirs et des sentiments positifs envers Trump. Elle a jugé irréalistes toutes les exigences internationales de dénucléarisation de la Corée du Nord. De leur côté, les autorités de Séoul continuent d'exprimer leur inquiétude face au développement continu d'armes par Pyongyang, alors que les tensions régionales persistent dans la péninsule coréenne.

