Trump critique la tactique israélienne au Liban et suggère que la Syrie « s'occupe » du Hezbollah
Le président américain Donald Trump a ouvertement désapprouvé les méthodes militaires d'Israël au Liban, accusant le Premier ministre Benyamin Nétanyahou de destructions inutiles et exhortant la Syrie à prendre en charge la lutte contre le Hezbollah.
Réprimande publique lors du sommet du G7
En marge du G7 à Évian, en France, le président américain Donald Trump a formulé une rare critique publique des tactiques militaires israéliennes au Liban. Il a jugé inutile de bombarder des immeubles entiers pour traquer des militants du Hezbollah.
Vous n'avez pas à démolir un immeuble chaque fois que vous cherchez quelqu'un, parce qu'il y a beaucoup de gens dans ces immeubles, et ils ne sont pas tous du Hezbollah.
Trump a ajouté qu'Israël combat la milice alignée sur l'Iran « depuis trop longtemps » et que « trop de gens ont été tués ». Une telle critique directe des tactiques militaires israéliennes est inhabituelle de la part d'un président américain en exercice.
Une alternative syrienne inattendue
Trump a ensuite proposé une alternative : il a « suggéré à Israël de laisser la Syrie s'occuper du Hezbollah ». Il a fait l'éloge du président syrien Ahmad al-Charaa, le décrivant comme n'étant pas un boy-scout mais comme quelqu'un qui a fait « un travail incroyable » en Syrie.
Il est très bon sur le Hezbollah. Si Israël n'est pas capable de faire le travail sans tuer tout le monde, il le fera.
Le gouvernement islamiste d'al-Charaa, arrivé au pouvoir fin 2024, est hostile à la milice libanaise, mais deux personnes présentes à des réunions récentes ont déclaré à l'AFP que Damas n'a pas l'intention d'intervenir au Liban. La Syrie y est intervenue pour la dernière fois pendant la guerre civile de 1976.
Fureur après un accord avec l'Iran presque déraillé
Cette rupture ouverte trouve son origine dans une frappe aérienne israélienne sur Beyrouth, survenue deux heures seulement avant que les États-Unis ne finalisent leur accord de paix avec l'Iran. Trump a déclaré à Axios dimanche que ces frappes avaient « tout foutu en l'air » et retardé l'accord de plusieurs heures.
J'étais furieux. Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir.
Il a répété au G7 qu'il n'« aimait pas du tout » le moment choisi pour l'attaque, qui, selon lui, aurait pu compromettre les négociations.
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La Maison-Blanche s'efforce d'adoucir le ton
Peu après les déclarations de Trump, le compte officiel de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux a publié une vidéo de ses critiques. Un responsable de la Maison-Blanche a ensuite déclaré que le président entretient une relation solide avec Nétanyahou et que les Forces de défense israéliennes sont des « partenaires incroyables ».
Il n'y a pas eu de plus grand ami d'Israël et de combattant pour la paix que le président Trump … Les Américains et nos alliés dans le monde sont déjà plus en sécurité grâce aux actions audacieuses des États-Unis et d'Israël pour empêcher le régime iranien de se doter d'une arme nucléaire.
Ce double message souligne la tension inhabituelle dans une alliance que Trump lui-même a qualifiée d'« excellente », tout en insistant sur le fait que sans lui « il n'y aurait pas d'Israël ».


