En bref
Quatre traces relevées sur les sacs noirs correspondent au contact avec un gant de travail noir retrouvé près du corps, selon une analyse dactyloscopique ordonnée par le GIP de Trieste. Le rapport qualifie la correspondance de soutien modéré.
L'ADN masculin relevé sur le jean et sur un sac noir est attribué par les scientifiques de la police à un opérateur qui a manipulé les pièces le 28 juillet 2023, ce qui, selon Il Fatto Quotidiano, pourrait relever d'une contamination.
Un profil masculin sur le cordon des clés et un cheveu appelé Ancona 1 sur le T-shirt restent non identifiés, et aucun ne correspond au mari, mis en cause pour meurtre.
Le juge examinera les résultats de la super expertise lors d'une audience le 30 octobre, après que Visintin a été convoqué au parquet le 2 octobre et a choisi de ne pas répondre.
- 28 juil.Un opérateur manipule les pièces lors des vérifications, celui auquel est attribué l'ADN masculin relevé sur le jean
- 2 oct.Visintin est convoqué au parquet et choisit de ne pas répondre aux questions
- 30 oct.Audience devant le juge sur les résultats du rapport d'expertise
De nouvelles traces de gant
Quatre traces relevées sur les sacs noirs qui enveloppaient le corps de la femme de 63 ans correspondent au contact avec un gant de travail noir retrouvé près du corps, selon une analyse dactyloscopique commandée par le juge d'instruction (GIP) de Trieste. La femme avait été signalée disparue de son domicile le 14 décembre 2021 et a été retrouvée morte le 5 janvier 2022 dans la zone boisée de l'ancien hôpital psychiatrique de Trieste. Le gant gauche avait été retrouvé à quelques mètres du corps et avait déjà été examiné lors d'analyses antérieures. Le rapport ne décrit que de légères correspondances morphologiques et dimensionnelles, qu'il qualifie de soutien modéré à l'hypothèse selon laquelle les traces proviennent de ce gant.
Nicodemo Gentile, l'avocat de son frère Sergio Resinovich, affirme que ces conclusions confirment un meurtre et que les responsables doivent être nommés. Il s'est exprimé auprès d'Adnkronos :
« Qu'il s'agisse d'un meurtre est désormais une évidence écrasante, comme le mont Blanc. »
L'ADN sur le jean
Un profil ADN masculin relevé sur le jean et sur un sac noir, baptisé ignoto X par Il Fatto Quotidiano, a été attribué par les scientifiques de la police à un opérateur qui a manipulé les pièces lors des vérifications du 28 juillet 2023. Il Fatto Quotidiano et La vita in diretta décrivent cette personne comme un opérateur qui aurait pu déplacer le corps après sa découverte. Il Piccolo l'identifie comme un technicien qui a analysé les pièces à conviction en 2023. Il Fatto Quotidiano estime que cela indiquerait une possible contamination liée aux manipulations du corps ou des pièces, plutôt qu'une trace d'une personne impliquée dans la mort.
Deux autres profils masculins non identifiés restent inexpliqués. L'un a été relevé sur le cordon qui attachait les clés dans son sac à main, et il ne peut être identifié par comparaison avec le mari ou d'autres hommes proches d'elle. L'autre est un cheveu sur son T-shirt, appelé Ancona 1, dont l'origine est également inconnue. Fanpage rapporte que les deux profils ne correspondent pas entre eux.
Le mari
Sebastiano Visintin, son mari, est inscrit au registre des suspects pour meurtre. Selon la lecture du rapport par Fanpage, aucune des traces ne peut lui être attribuée ni à des tiers proches de la femme. Il Fatto Quotidiano rapporte que les experts ont bien relevé un contact direct entre sa veste et des objets appartenant à son épouse, sans donner plus de détails. Le 2 octobre, il a été convoqué au parquet pour être entendu. En présence de ses avocats, il a choisi de ne pas répondre.
La suite
Une audience le 30 octobre examinera les résultats de la « super expertise » ordonnée par la juge d'instruction Flavia Mangiante. L'ADN non identifié sur le jean était l'élément le plus discuté de ce rapport, car il avait nourri l'idée qu'une troisième personne était impliquée. Sa nouvelle attribution à un opérateur déplace l'attention vers les profils qui restent non identifiés. M. Gentile, qui réclame un suspect nommé, a formulé cette exigence de responsabilité en termes directs :
« La vérité ne peut plus attendre. »
Le juge décidera du traitement réservé à ces conclusions une fois les résultats présentés le 30 octobre.