L'État prendra en charge 15 % du coût des médicaments contre l'obésité à partir de février 2027, pour les patients inscrits dans un plan de suivi hospitalier prescrit par des endocrinologues, des spécialistes de médecine interne ou des pédiatres.
Les patients doivent être suivis par l'unité non chirurgicale de l'EMO de leur ULS et disposer d'un dossier clinique PCIPO actif, coordonné par la DGS dans le cadre du PNPGO.
Carlos Oliveira, président d'Adexo, estime que la prise en charge de 15 % laisse la plupart des gens dans l'incapacité de payer ces médicaments et que les patients relevant de sous-systèmes comme l'ADSE ou le SAMS pourraient être exclus.
Nuno Jacinto, président de l'APMGF, indique que de nombreuses ULS manquent d'endocrinologues ou de spécialistes de médecine interne et avertit que les consultations hospitalières seraient saturées par des milliers de patients.
Le gouvernement portugais a publié une portaria instaurant un régime spécial de copaiement pour les médicaments utilisés dans le traitement de l'obésité. L'État y prendra en charge 15 % du coût de ces médicaments pour les patients inscrits dans un plan de suivi hospitalier spécifique, et le régime entre en vigueur en février 2027. Le copaiement dure 12 mois, à compter de la première délivrance, ce qui correspond à la durée minimale d'intervention fixée par le parcours de soins intégré des personnes obèses (PCIPO) pour juger de l'efficacité du traitement. Les renouvellements dépendent de la révision périodique prévue dans ce parcours, et le médecin prescripteur doit consigner le résultat dans le dossier clinique électronique. Les médicaments ne peuvent être délivrés qu'en pharmacie de ville, et l'Infarmed suivra l'application du régime.
Les patients doivent être suivis dans l'unité de soins hospitaliers non chirurgicaux de l'équipe multidisciplinaire de l'obésité (EMO) de leur unité locale de santé (ULS), dans le cadre d'une approche multidisciplinaire incluant un programme d'activité physique et un accompagnement nutritionnel et psychologique. Ils doivent également disposer d'un dossier clinique actif au titre du PCIPO, défini l'an dernier comme mesure centrale du Programme national de prévention et de contrôle de l'obésité (PNPGO), coordonné par la DGS. Les prescriptions doivent émaner d'endocrinologues, de spécialistes de médecine interne ou de pédiatres intégrés à l'unité EMO de l'ULS concernée. Le décret classe ces médicaments dans la classe de copaiement D.
Carlos Oliveira, président de l'Associação de Doentes Obesos e Ex-Obesos de Portugal (Adexo), a déclaré qu'une prise en charge de 15 % ne suffisait pas, la plupart des personnes obèses n'ayant pas d'indication chirurgicale et ne pouvant toujours pas se permettre ces médicaments aux prix actuels. Selon lui, ce dispositif laissera le Portugal en retrait par rapport à ses voisins européens.
« On va se faire moquer du reste de l'Europe, parce que les pays qui se préoccupent de l'obésité prennent en charge 50 %, 60 % et 100 %. »
Oliveira a aussi demandé comment les personnes suivies dans des unités de santé dépourvues d'équipes multidisciplinaires accéderaient au traitement, et ce qu'il adviendrait des patients suivis par des sous-systèmes de santé comme l'ADSE ou le SAMS, qui ne sont pas enregistrés au SNS ni à l'EMO. Il a ajouté que le dispositif affaiblit le PCIPO, qui prévoyait d'intégrer les soins primaires.
Nuno Jacinto, président de l'Associação Portuguesa de Medicina Geral e Familiar (APMGF), a déclaré que le gouvernement ouvrait l'accès d'une main tout en le restreignant de l'autre. Il a relevé que de nombreuses ULS manquent d'endocrinologues ou de spécialistes de médecine interne, deux des spécialités autorisées à prescrire, et estimé qu'exclure les soins primaires et les médecins de famille limiterait encore davantage l'accès.
« Nous devrons adresser chaque patient obèse présentant une indication thérapeutique à cette consultation hospitalière, c'est-à-dire que nous allons saturer ces consultations avec des milliers de patients. »
Jacinto a estimé que ce modèle d'orientation surchargerait les consultations hospitalières. Les médecins de famille avaient déjà demandé à la DGS de préciser s'ils pouvaient prescrire ces médicaments dans le cadre du PCIPO annoncé l'an dernier.
La portaria a été publiée le jeudi 22 octobre 2026 et entre en vigueur en février 2027. Sa période de copaiement et ses règles de renouvellement s'appliquent dès la première délivrance, et l'Infarmed est chargé de suivre son application une fois le texte en vigueur.
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La portaria entre en vigueur en février 2027 et couvre 12 mois à compter de la première délivrance, mais les associations de patients et les médecins de famille estiment que ses conditions priveront de nombreuses personnes d'accès.
Texte IA fondé sur les articles de SIC Notícias, Notícias ao Minuto, SAPO et d’autres médias. Publié .