
Hubert Thuma attaque Ilie Bolojan après son exclusion du PNL, compare l'épuration aux purges communistes et refuse de démissionner
Hubert Thuma, chef de la branche du PNL d'Ilfov, a annoncé son exclusion du parti et lancé une violente attaque contre le président Ilie Bolojan, comparant l'épuration aux répressions de l'ère communiste et promettant de contester la décision en justice. Les exclusions visent les parlementaires qui ont soutenu le cabinet Veștea, rejeté mardi par le Parlement.
Exclusion après le vote sur le gouvernement
Hubert Thuma, président du Conseil départemental d'Ilfov et chef de la branche du PNL d'Ilfov, a été exclu du Parti national libéral mardi soir. La décision a été prise lors d'une réunion du Bureau permanent national du parti qui a débuté à 18h00, à la suite d'un congrès de fin de semaine qui a confirmé la direction d'Ilie Bolojan. Thuma fait partie d'au moins 16 parlementaires et trois présidents de conseils départementaux ciblés pour avoir soutenu le cabinet Veștea, qui a été rejeté par le Parlement plus tôt dans la journée.
Aujourd'hui, j'ai été exclu du parti où j'ai gagné tous mes mandats pendant 25 ans, par le vote. Pas par nomination, pas par relations, mais par le vote. Contrairement à M. Bolojan, qui a été préfet par nomination, secrétaire général du Gouvernement par nomination, administrateur par nomination, je n'ai jamais occupé de poste politiquement nommé.
Comparaison avec le communisme et attaque contre la légitimité de Bolojan
Dans une publication Facebook parue environ une heure après le début de la réunion de la direction, Thuma a établi une comparaison directe entre les exclusions en cours et les purges politiques de l'ère communiste. Il a soutenu que ces mesures instillaient la peur plutôt que d'apporter la réforme promise par Bolojan.
Les purges politiques pendant le communisme ont été un cauchemar que la Roumanie a payé par des décennies de souffrance. Tout s'est terminé en décembre 89. … Il faudrait dire à M. Bolojan que ce régime est tombé parce que ce qu'il appelle réforme ressemble étrangement à la peur.
Thuma a opposé son propre mandat électoral à ce qu'il a décrit comme une carrière de Bolojan bâtie sur des nominations politiques, notamment en tant que préfet, secrétaire général du gouvernement et administrateur. Il a présenté l'exclusion comme une attaque contre des voix démocratiquement élues plutôt qu'une décision organisationnelle légitime.
Contestation judiciaire et soutien local
Thuma a insisté sur le fait qu'il ne démissionnerait d'aucune fonction et qu'il utiliserait toutes les voies juridiques pour contester son exclusion. Il a invoqué les statuts du parti selon lesquels le Bureau politique départemental d'Ilfov doit demander sa démission, et a affirmé bénéficier toujours du soutien total de cette structure locale.
En tant que président de branche, ma démission doit être demandée par le Bureau politique départemental d'Ilfov. Aujourd'hui, au PNL Ilfov, j'ai le soutien de tous les collègues avec qui j'ai construit cette branche. C'est pourquoi je n'ai pas démissionné et ne le ferai pas. J'utiliserai tous les moyens légaux pour empêcher qu'un abus se déguise en procédure.
Deux poids, deux mesures avec le PSD et déclin du parti
Thuma a également accusé Bolojan d'hypocrisie. Alors que les membres exclus ont été sanctionnés pour avoir été soi-disant trop proches des sociaux-démocrates (PSD), Thuma a noté que Bolojan a déclaré après des consultations au palais de Cotroceni qu'il soutiendrait un gouvernement minoritaire construit autour du PSD.
Nous avons été exclus du PNL parce que nous étions soi-disant trop proches du PSD. Pendant ce temps, M. Bolojan déclare qu'il soutiendrait un gouvernement minoritaire construit autour du PSD. La question est donc simple : qui sont les véritables PSD-istes au PNL ?
Thuma a prédit que l'épuration affaiblirait le parti, faisant chuter son soutien de 15 % à 10 % et le rendant aussi marginal que l'USR. L'ampleur des exclusions (16 parlementaires et plusieurs dirigeants locaux) suggère une fracture interne profonde qui façonnera la capacité du parti à participer à un nouveau gouvernement.
Chronologie de la crise
La fracture s'est accélérée rapidement depuis le congrès de dimanche. Les moments clés, en trois jours à peine, montrent comment la direction a agi contre les dissidents après l'échec du vote sur le cabinet.
- Le congrès du PNL confirme Ilie Bolojan comme président du parti.
- Le cabinet Veștea est rejeté au Parlement.
- Le Bureau permanent national du PNL se réunit pour décider des exclusions des membres ayant soutenu le cabinet Veștea.
- Hubert Thuma publie sur Facebook, annonçant son exclusion et attaquant Ilie Bolojan.


