
Au procès de Tempi, les parents d'une victime chypriote s'interrogent sur les brûlures et l'odeur chimique
Mardi 13 octobre 2026, les parents d'un étudiant chypriote en droit de 23 ans ont témoigné devant une cour d'appel criminelle composée de trois juges, demandant à la juridiction d'expliquer ce qui a provoqué la boule de feu.
Les parents témoignent au procès de Tempi
Mardi 13 octobre 2026, les parents d'un étudiant chypriote en droit de 23 ans ont déposé devant une cour d'appel criminelle composée de trois juges, dans le cadre du procès de la catastrophe ferroviaire de Tempi. L'étudiant avait étudié le droit à l'université Aristote de Thessalonique, et sa famille le décrit comme attaché à sa foi, à la Grèce et à sa fiancée. Sa mère a témoigné la première, évoquant la perte de son fils et les projets d'avenir qu'il nourrissait. Elle a déclaré qu'il lui parlait souvent de la Grèce et de ses difficultés, et qu'elle n'avait jamais imaginé que le pays le lui prendrait de façon aussi tragique. Elle a également déclaré à la cour que des interventions sur le lieu de l'accident avaient fait disparaître des éléments de preuve importants qui auraient pu aider l'enquête.
Le récit du père sur le corps
Le père de la victime, Christodoulos Papaioannou, prêtre venu de Chypre, tenait des photographies de son fils pendant son témoignage. Il a raconté s'être rendu à Larissa pour récupérer le corps et avoir ouvert le cercueil, bien que la famille en ait été dissuadée, et avoir constaté que le corps était intact mais portait d'étranges brûlures et dégageait une odeur de produits chimiques. Il a décrit un corps retrouvé dans un sac noir, nu et meurtri, et a affirmé qu'une autopsie avait été pratiquée sans que personne n'ait interrogé la famille. Après le transfert du corps à Chypre, la famille a nettoyé les plaies et lavé le corps de nombreuses fois au vin pour faire disparaître l'odeur, qu'il a comparée à celle d'un pressing. Selon lui, les brûlures ressemblaient à celles subies par les pompiers, et la famille était certaine que la mort était survenue après l'impact. Il a également dit croire que son fils avait d'abord survécu à la collision et était mort d'une autre cause.
Des questions sur la boule de feu
Le père a demandé à la cour d'expliquer ce que transportait le train de marchandises et ce qui a provoqué la boule de feu. Il a soutenu que les huiles de silicone, qui selon lui n'expliquaient ni l'odeur ni l'intensité de l'explosion, ne pouvaient rendre compte de ce qui s'est passé. Il a indiqué qu'un portefeuille retrouvé dans la veste brûlée avait été envoyé pour analyse et avait révélé diverses substances chimiques, dont du xylène et du toluène. Il a demandé à la cour de répondre à ces questions et de punir chaque accusé selon ce dont il est responsable.
Projets de mariage et jour de l'accident
Le mariage de l'étudiant était prévu le 27 août 2023. Le week-end du carnaval précédant l'accident, il s'était rendu avec sa fiancée chercher les couronnes de mariage. Son père a raconté lui avoir d'abord donné de l'argent pour un vol vers Thessalonique, mais que son fils avait décidé de rentrer en train pour économiser en vue du mariage. Alors que le père posait la couronne de mariage sur la tête de la fiancée, celle-ci a dit qu'elle s'inquiétait car son fiancé ne répondait pas à ses messages. Le père a alors allumé la télévision et a vu une immense boule de feu issue de la collision, se demandant s'il s'agissait d'un missile.


