Gouvernement · La Paz, El Alto et Cochabamba
La Bolivie décrète l'état d'exception après 51 jours de barrages routiers, 14 morts et 2,7 milliards de dollars de pertes
Le président Rodrigo Paz a imposé un état d'exception de 90 jours tôt samedi, déployant l'armée pour dégager les routes bloquées par les partisans de l'ex-président Evo Morales, après qu'un accord avec le principal syndicat n'a pas réussi à mettre fin à la crise.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, Deutsche Welle, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le président Rodrigo Paz a décrété un état d'exception de 90 jours tôt samedi, autorisant l'armée à dégager les barrages routiers qui paralysent la Bolivie depuis 51 jours.
Quelques heures plus tôt, le gouvernement a conclu un accord avec le syndicat COB, qui a commencé à lever ses barrages, mais les groupes paysans fidèles à Evo Morales ont rejeté l'accord.
Le médiateur fait état de 14 décès depuis le 1er mai en raison de violences et d'ambulances bloquées, tandis que les entreprises estiment les pertes économiques à 2,7 milliards de dollars.
Le président Paz affirme que l'ancien président mène une campagne de déstabilisation depuis le Chapare, un ministre le qualifiant de « pomme pourrie » qu'il faut retirer.
- 1 maiDébut de la grève générale illimitée et des barrages routiers, menés par la COB et rejoints plus tard par les syndicats paysans pro-Morales.
- 19 juinLe gouvernement et la COB signent un accord de pacification ; la COB annonce la levée immédiate des barrages.
- 20 juinLe président Paz décrète un état d'exception de 90 jours ; la police et l'armée commencent à dégager les autoroutes.
L'état d'exception
Le président Rodrigo Paz a annoncé la mesure dans une allocution télévisée à l'aube samedi, déclarant que les Boliviens « ne peuvent pas continuer à être otages de barrages qui les empêchent de travailler, d'étudier, de recevoir des soins médicaux, de s'approvisionner et d'apporter de la subsistance à leurs foyers ». Le décret, d'une durée de 90 jours, autorise les forces armées à soutenir la police dans le dégagement des routes et le rétablissement de l'ordre public. Paz a insisté sur le fait qu'il « ne cherche pas à supprimer la normalité mais à la restaurer » et que « les portes du gouvernement resteront ouvertes à ceux qui souhaitent dialoguer de bonne foi ».
Les barrages
En milieu d'après-midi samedi, l'autorité routière d'État ABC a signalé 34 barrages actifs, contre 40 à l'aube et 47 la veille. Les coupures étaient concentrées à La Paz (18), Cochabamba (15), Oruro (4) et Santa Cruz (2). La police et les engins de chantier ont commencé à déblayer les débris tôt le matin, notamment sur l'autoroute La Paz–Oruro et autour de Cochabamba. Dans la capitale et la ville voisine d'El Alto, les marchés ont rouvert et les équipes municipales ont collecté les déchets qui s'étaient accumulés pendant des jours, tandis que le flux de véhicules augmentait progressivement.
- La Paz
- 18
- Cochabamba
- 15
- Oruro
- 4
- Santa Cruz
- 2
Données tirées du texte de l’article
Le bilan humain et économique
Le bureau du médiateur indique que 14 personnes sont mortes depuis le début des manifestations le 1er mai, soit dans des affrontements violents, soit parce que les ambulances n'ont pas pu atteindre les hôpitaux. Les associations patronales estiment les dégâts économiques à 2,7 milliards de dollars. Les pénuries de nourriture, de carburant et d'oxygène médical ont le plus durement frappé La Paz et El Alto.
Les lignes de fracture politiques
Les manifestations ont été lancées par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) et rejointes plus tard par les syndicats paysans fidèles à Morales. Vendredi, le gouvernement a signé un accord avec le leader de la COB, Mario Argollo, qui a déclaré : « À partir de ce moment, les mesures de pression sont levées sur tout le territoire, avec l'engagement du gouvernement de remplir immédiatement tout ce qui a été signé. » Cependant, la Fédération paysanne Túpac Katari et d'autres groupes pro-Morales ont rejeté l'accord, traitant la COB de « traîtres » et jurant d'intensifier les barrages jusqu'à la démission du président Paz.
Accusations contre Morales
Paz a accusé l'ancien président de fomenter « un coup d'État du narco-terrorisme » depuis son fief de la région du Chapare. Le ministre des Travaux publics, Mauricio Zamora, a qualifié Morales de « pomme pourrie » qu'il faut retirer du Chapare, déclarant que « cette pomme pourrie a des comptes à rendre avec la justice ». Le ministre du Gouvernement, Marco Antonio Oviedo, a fait état d'un « soulagement et d'un soutien citoyen » pour les opérations de dégagement et a déclaré que la police avançait vers Oruro sans incident.
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Sources et contexte
- europa pressLas fuerzas de seguridad de Bolivia comienzan a desmantelar los...
- Deutsche WellePolicía de Bolivia prepara el despeje de barricadas
- EL MUNDOBolivia comienza a desbloquearse tras 50 días de conflicto
- EL PAÍSPaz decreta el estado de excepción en Bolivia horas después de firmar el acuerdo de pacificación
- Rodrigo Paz
- Président de la Bolivie qui a décrété l'état d'exception le 20 juin 2026.
- Evo Morales
- Ancien président de la Bolivie, accusé par le gouvernement de mener une tentative de coup d'État depuis le Chapare.
- Mario Argollo
- Secrétaire général de la Centrale ouvrière bolivienne (COB) qui a signé l'accord pour mettre fin aux barrages menés par les syndicats.
- Marco Antonio Oviedo
- Ministre du Gouvernement bolivien qui a fait état d'un soutien citoyen aux opérations de dégagement des routes.
- Mauricio Zamora
- Ministre des Travaux publics bolivien qui a qualifié Evo Morales de « pomme pourrie » et appelé à son retrait du Chapare.
- Lieux
- La Paz
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