
Un tribunal grec place en détention provisoire un homme de 32 ans après une intrusion à Lavrio et un double coup de couteau
Un magistrat grec a ordonné le 6 octobre 2026 la détention provisoire d'un homme de 32 ans accusé d'avoir pénétré dans une résidence de Lavrio à l'aide d'une masse et d'avoir frappé à plusieurs reprises son ancienne compagne et le compagnon de celle-ci.
Détention provisoire et chefs d'accusation
Un juge d'instruction et un procureur en Grèce ont ordonné le 6 octobre 2026 la détention provisoire d'un ressortissant roumain de 32 ans. Le prévenu fait face à des chefs d'accusation criminels de tentatives d'homicide volontaire répétées, ainsi qu'à quatre délits. Ces délits comprennent la détention illégale d'arme, l'usage illégal d'arme, la dégradation volontaire de biens et la violation de mesures restrictives ordonnées par la justice. La décision fait suite à une intrusion nocturne dans un domicile de Lavrio aux premières heures du 2 octobre 2026, visant l'ancienne compagne du suspect, âgée de 32 ans, et son compagnon de 33 ans.
Intrusion par le balcon et état des victimes
Les enquêteurs ont établi que le suspect s'est approché de la résidence peu après minuit, a grimpé à une échelle pour atteindre un balcon du premier étage et a brisé la porte vitrée avec une masse. Il est ensuite entré dans le logement et a attaqué les deux adultes avec un couteau, alors que les deux enfants mineurs de la femme se trouvaient à l'intérieur. La victime masculine, âgée de 33 ans, a subi de graves blessures au couteau après être intervenu pour protéger sa compagne ; il reste hospitalisé sous assistance vitale mécanique dans un état critique. Sa compagne de 32 ans a reçu au moins deux coups de couteau et poursuit sa convalescence à l'hôpital. La mère de la victime de 33 ans s'est exprimée sur l'état de son fils :
Mon enfant est dans un état très critique et n'a aucune communication avec ce qui l'entoure. Les médecins sont au-dessus de lui, mais ils ne peuvent rien faire. C'est désormais à son corps de décider comment il fonctionnera. Son état est critique. Il est soutenu à cent pour cent par des machines.
Antécédents de plaintes pour violences conjugales
L'incident violent a été précédé de cinq plaintes distinctes enregistrées au commissariat de Lavreotiki entre novembre 2025 et septembre 2026. La première plainte, le 27 novembre 2025, faisait état de menaces de mort contre la femme, ce qui a conduit les autorités à lui fournir une application mobile de type bouton d'alarme, qui n'a pas été activée lors de l'agression. Les dépôts suivants comprennent un signalement pour non-paiement de la pension alimentaire le 10 juillet 2026, et trois signalements pour violences conjugales déposés les 13 août, 27 août et 2 septembre 2026. La police a arrêté le suspect sur son lieu de travail le 3 septembre 2026, saisissant un outil tranchant et une barre métallique, avant de le remettre en liberté sous des conditions restrictives lui interdisant d'approcher du domicile.
- Premier signalement pour violences conjugales, portant sur des menaces de mort, qui a conduit la police à fournir une application de bouton d'alarme.
- La victime dépose une plainte pour non-paiement de la pension alimentaire.
- Deuxième incident de violences conjugales enregistré par la police de Lavreotiki.
- Troisième incident de violences conjugales signalé aux forces de l'ordre.
- Quatrième plainte pour violences conjugales déposée contre le suspect.
- Le suspect est arrêté sur son lieu de travail avec un outil tranchant et une barre métallique, puis remis en liberté sous ordonnance d'éloignement.
- Le suspect pénètre dans le logement de Lavrio par le balcon et poignarde deux victimes.
- Le juge d'instruction ordonne la détention provisoire du suspect.
Déposition du suspect et défense fondée sur l'intoxication
Après l'agression au couteau, le suspect de 32 ans s'est rendu volontairement au service des enquêtes criminelles de Lavreotiki. Dans sa déposition devant les autorités judiciaires, le prévenu a affirmé souffrir de dépression et avoir ingéré des médicaments et de l'alcool avant de se rendre à la résidence. Il a déclaré qu'il n'avait pas l'intention d'attaquer le couple mais qu'il se sentait en détresse à cause d'un autre homme vivant dans la maison qu'il avait construite :
Il y a environ un an, ils m'ont chassé de la maison que j'ai construite avec mon propre argent. Je me suis senti trahi. J'ai longtemps regardé un autre homme séjourner dans ma maison, avec mes enfants, et dormir dans mon lit. Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé.
Le suspect devait comparaître devant un tribunal correctionnel le 7 octobre 2026 pour l'agression pour violences conjugales antérieure.

