Un travailleur humanitaire britannique en isolement à Londres après une évacuation de la RDC
La personne, qui travaillait pour une organisation humanitaire en République démocratique du Congo, ne présente aucun symptôme et a été rapatriée par vol affrété par précaution.
Évacuation et isolement
Un travailleur humanitaire britannique est surveillé pour Ebola dans un hôpital londonien non identifié après avoir été évacué de la République démocratique du Congo (RDC). La personne, résidente britannique, travaillait pour une organisation humanitaire soutenant la réponse à l'épidémie d'Ebola dans ce pays d'Afrique centrale. Elle ne présente aucun symptôme et semble en bonne santé, a indiqué l'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA) le 21 juillet. Le travailleur a été rapatrié de la RDC à bord d'un vol affrété uniquement pour son évacuation, par mesure de précaution. Il est désormais en isolement sous la surveillance de spécialistes des maladies infectieuses et le restera pendant toute la période d'incubation potentielle d'Ebola, qui varie de deux à 21 jours.
Le risque pour le grand public reste faible. Cette personne a été transférée par excès de prudence, et nous sommes heureux qu'elle reste en bonne santé.
Épidémie en Afrique centrale
L'Organisation mondiale de la santé a signalé 2 423 cas confirmés d'Ebola (virus Bundibugyo) et 967 décès confirmés au dimanche 19 juillet, ainsi que 252 cas suspects. L'épidémie a été confirmée en RDC et en Ouganda en mai 2026. La souche Bundibugyo actuellement en circulation ne dispose d'aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé, selon l'OMS. L'organisation sanitaire a averti que la maîtrise de l'épidémie est difficile en raison d'une crise humanitaire en cours, de la zone touchée à la fois reculée et densément peuplée, et des niveaux élevés d'insécurité, de mouvements de population et d'échanges commerciaux.
- Épidémie d'Ebola confirmée en RDC et en Ouganda
- L'OMS signale 2 423 cas et 967 décès
- Un travailleur humanitaire britannique évacué à Londres et placé en isolement
Risque pour le Royaume-Uni
Aucun cas confirmé d'Ebola n'a été signalé au Royaume-Uni, et l'UKHSA a déclaré que le risque pour le grand public reste faible. L'agence travaille avec des partenaires internationaux pour garantir que tout résident britannique exposé au risque d'Ebola puisse rentrer au Royaume-Uni et recevoir les soins nécessaires. Richard Pebody, directeur des épidémies et des infections émergentes à l'UKHSA, a déclaré que le travailleur avait été transféré « par excès de prudence » et que l'agence est satisfaite qu'il reste en bonne santé. La personne devrait rester en isolement pendant toute la période d'incubation, et les autorités sanitaires surveillent l'apparition éventuelle de symptômes.
Perspectives vaccinales
L'Université d'Oxford s'apprête à lancer des essais humains pour un nouveau vaccin contre Ebola qui pourrait être prêt d'ici quelques semaines, offrant un outil potentiel contre le virus Bundibugyo. Actuellement, aucun vaccin ni traitement spécifique n'existe pour cette souche, ce qui fait des soins de soutien la pierre angulaire de la prise en charge des patients. L'OMS a souligné l'urgence de développer des contre-mesures médicales compte tenu de l'ampleur de l'épidémie et des difficultés de confinement dans la région touchée.
Symptômes et transmission
Les symptômes d'Ebola peuvent apparaître soudainement et inclure fièvre, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête et mal de gorge, suivis de vomissements, diarrhée, douleurs abdominales et signes d'altération de la fonction rénale et hépatique. Les saignements, souvent perçus comme un symptôme caractéristique, sont moins fréquents et peuvent survenir tardivement, se manifestant parfois par des hémorragies internes et externes (nez, gencives ou autres sites). La période d'incubation est de 2 à 21 jours, pendant laquelle une personne infectée n'est pas contagieuse jusqu'à l'apparition des symptômes. L'OMS conseille que des soins de soutien précoces améliorent les chances de survie.

