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Keir Starmer démissionne de son poste de Premier ministre britannique après une révolte travailliste, mettant fin à un mandat de deux ans dans la foulée d'une déroute électorale

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission lundi, les larmes aux yeux, après qu'une victoire électorale partielle d'un rival a déclenché une mutinerie au sein du Parti travailliste.

Les pressions s'accentuent sur Starmer

La direction de Keir Starmer était sous le feu des critiques après une série d'erreurs politiques, de scandales et de sondages d'opinion désastreux. La cote de popularité du Premier ministre est tombée au plus bas pour un dirigeant britannique, et les retombées de l'affaire Peter Mandelson–Epstein, la stagnation économique et les relations tumultueuses avec le président américain Donald Trump ont érodé la position des travaillistes. Dimanche, Trump a porté le coup final en prédisant la démission de Starmer, poussant le dirigeant britannique vers la sortie avant toute annonce officielle.

L'élection partielle qui a fait basculer la balance

Le coup décisif est venu de la victoire retentissante d'Andy Burnham à l'élection partielle de Makerfield le 19 juin. Le maire du Grand Manchester a battu un candidat de Reform UK, décrochant un siège parlementaire qui le rend éligible pour briguer la direction du Parti travailliste. L'ampleur de la victoire de Burnham a convaincu de nombreux députés travaillistes de lui apporter leur soutien, transformant le rapport de forces interne et laissant Starmer quasi certain de perdre une compétition formelle.

Calendrier de la course à la direction

S'exprimant devant le 10 Downing Street, Starmer a confirmé avoir demandé à l'instance dirigeante du Parti travailliste de fixer un calendrier pour le remplacer. Les candidatures seront ouvertes le 9 juillet et clôturées à la pause estivale le 16 juillet. Un nouveau dirigeant, qui deviendra également Premier ministre, devrait être en place avant le retour du Parlement en septembre. Starmer restera en fonction jusqu'à la fin de la compétition et a promis un « soutien total et sans équivoque » à son successeur.

Calendrier de la transition à la direction du Parti travailliste
  1. Starmer annonce sa démission de la direction du Parti travailliste et de son poste de Premier ministre
  2. Ouverture des candidatures pour la course à la direction du Parti travailliste
  3. Clôture des candidatures à la pause estivale
  4. Un nouveau dirigeant devrait être en place avant le retour du Parlement

Les adieux émus de Starmer

Starmer a eu du mal à retenir ses larmes en décrivant ce poste comme « le moment le plus fier de ma vie ». Il a remercié le personnel de Downing Street, la fonction publique, sa femme Vic et ses enfants.

Je veux remercier le brillant personnel du 10 Downing Street et l'extraordinaire fonction publique de notre pays qui consacrent leur vie au service public.

Il a ajouté qu'il allait désormais consacrer plus de temps à être « le meilleur mari possible » et « le meilleur père possible ».

Un mandat tumultueux

Starmer, 63 ans, a mené les travaillistes à une victoire écrasante en 2024 après 14 ans de gouvernement conservateur, mais son mandat de Premier ministre a duré moins de deux ans. Son passage au pouvoir a été marqué par l'incapacité à tenir les promesses de campagne, le départ de conseillers seniors, les critiques sur sa gestion des crises en Ukraine et en Iran, et la nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis. Cette démission ouvrira la voie au septième Premier ministre britannique depuis 2016.

Chaque décision que j'ai prise visait à placer le pays que j'aime en premier. C'est pourquoi je démissionne de mon poste de dirigeant du Parti travailliste.

Londres

8 sources

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