
Spahn fait pression sur le SPD pour mettre en œuvre la réforme du temps de travail, passant de la journée de 8 heures à un maximum hebdomadaire
Le chef du groupe parlementaire CDU, Jens Spahn, a exhorté le SPD à mettre en œuvre l'accord de coalition sur la flexibilisation du temps de travail, avertissant que l'économie a besoin de plus de marges de manœuvre. Les sociaux-démocrates résistent, les syndicats qualifiant la réforme d'attaque contre la santé.
L'accord de coalition sous tension
L'Union et le SPD sont convenus dans leur contrat de coalition d'autoriser un temps de travail hebdomadaire maximum au lieu de la limite quotidienne actuelle de 8 heures, conformément à la directive européenne sur le temps de travail. L'accord met l'accent sur une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. La mise en œuvre a toutefois stagné, et Spahn presse désormais publiquement le SPD d'honorer cet accord.
Prendre le temps de travail hebdomadaire, c'est quelque chose de très concret : si vous écrivez un courriel professionnel à 23 heures, vous n'êtes pas autorisé à recommencer trop tôt le lendemain matin pour en écrire un autre.
Il a fait valoir que la loi actuelle sur la santé et la sécurité au travail empêche souvent une telle flexibilité, mais qu'une réforme pourrait néanmoins maintenir la protection si les employeurs et les employés s'entendent sur des règles flexibles. Le politicien de la CDU a ajouté que son parti assume également les parties de l'accord de coalition qui lui sont difficiles, citant le paquet retraite.
Le SPD et les syndicats résistent
La ministre du Travail, Bärbel Bas, a déclaré au congrès national du DGB en mai que son parti et elle-même préféreraient ne pas toucher du tout à la question du temps de travail. Le DGB lui-même a qualifié l'abolition de la journée de 8 heures d'« attaque scandaleuse contre notre temps et notre santé ».
Le politicien travailliste du SPD Dieren a noté que la réforme doit être conforme à la directive européenne, qui fixe une période de repos quotidien de 11 heures. Il a déclaré que quiconque exige la suppression des périodes de repos pour tous les salariés peut le souhaiter, mais ne respecte pas le contrat de coalition.
Les périodes de repos de 11 heures sont très clairement réglementées dans la directive européenne sur le temps de travail. Quiconque exige la suppression des périodes de repos pour tous les salariés peut le souhaiter, mais ne respecte pas le contrat de coalition.
Ce conflit fait suite à un sommet sur les réformes à la Chancellerie la semaine précédente, où la chancelière Friedrich Merz et les chefs de la coalition ont rencontré les associations d'employeurs et les syndicats. Aucune avancée n'a été signalée.
Les Verts ouverts à la flexibilité, avec des limites
Le vice-président du groupe parlementaire Vert, Andreas Audretsch, a déclaré que son parti souhaite permettre davantage de flexibilité dans l'organisation du temps de travail, mais a insisté sur le maintien de la journée de 8 heures pour protéger les personnes dans des secteurs physiquement exigeants comme la construction et la logistique. Il a exclu tout assouplissement aux dépens de la santé des travailleurs. Cette position laisse le SPD isolé parmi les réformateurs potentiels.
Nous voulons plus de flexibilité dans l'organisation du temps de travail. En même temps, il est clair que la journée de huit heures doit rester pour protéger les gens, que ce soit dans la construction ou la logistique.
Ce que dit la loi actuellement
Selon le droit allemand actuel, le temps de travail quotidien ne doit pas dépasser huit heures, extensible à dix heures sous certaines conditions. Après le travail, les employés doivent bénéficier d'une période de repos ininterrompue d'au moins onze heures, qui peut être réduite à dix heures dans des secteurs tels que les hôpitaux, les transports ou l'hôtellerie. Le plan de la coalition est d'inscrire un plafond hebdomadaire dans la loi au lieu de la limite quotidienne, tout en conservant les garanties de la directive européenne. Spahn insiste sur le fait que la flexibilité a été convenue et doit maintenant être mise en œuvre.


