Gouvernement · Lisbonne, Paris et Strasbourg
José Sócrates nie les liens avec un appartement parisien et les pots-de-vin de Lena alors que le procès reprend à Lisbonne
L'ancien Premier ministre portugais José Sócrates est retourné au tribunal de Lisbonne jeudi après une pause d'un an, niant être propriétaire d'un appartement parisien et rejetant les allégations de 2,4 millions d'euros de pots-de-vin du groupe Lena.
Texte IA fondé sur les articles de Observador, Notícias ao Minuto, JN et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
José Sócrates est retourné au tribunal correctionnel central de Lisbonne le 10 septembre 2026, reprenant ses premières déclarations exactement un an après avoir demandé une suspension à la juge Susana Seca le 10 septembre 2025.
Sócrates a rejeté les accusations du parquet selon lesquelles il possédait un appartement parisien acheté par Carlos Santos Silva ou avait reçu près de 2,4 millions d'euros du groupe Lena pour des projets de logements au Venezuela.
L'ancien Premier ministre a comparu sans représentation juridique après la démission de trois avocats commis d'office, qu'il a attribuée aux délais de préparation restrictifs de 10 jours.
Le 1er septembre 2026, la Cour européenne des droits de l'homme a prolongé le délai de Sócrates jusqu'au 23 novembre 2026 pour répondre à une soumission de 346 pages du ministère portugais de la Justice.

- 1 sept.La CEDH prolonge le délai de dépôt de Sócrates du 18 septembre au 23 novembre
- 10 sept.Sócrates reprend son témoignage sans avocat de la défense au tribunal correctionnel central de Lisbonne
- 15 sept.Reprise prévue du témoignage de Sócrates devant le tribunal de Lisbonne
Retour au tribunal de Lisbonne
L'ancien Premier ministre portugais José Sócrates est retourné au tribunal correctionnel central de Lisbonne, au Campus da Justiça, jeudi 10 septembre 2026, reprenant son témoignage dans le procès de l'Opération Marquês. Cette comparution a eu lieu exactement un an après que Sócrates a demandé une suspension de deux semaines à la juge présidente Susana Seca le 10 septembre 2025. Sócrates, qui a dirigé le gouvernement portugais de 2005 à 2011, est l'un des 21 accusés dans cette procédure et fait face à des accusations incluant trois chefs de corruption. S'adressant au tribunal sans avocat, il a maintenu qu'il fait l'objet de fausses accusations depuis 12 ans.
Représentation de la défense et tensions procédurales
L'audience a débuté par des frictions procédurales concernant la représentation juridique de Sócrates. Sócrates n'a pas eu d'avocat de la défense officiel depuis le 14 novembre, après la démission de trois avocats commis d'office successifs. L'ancien Premier ministre a déclaré au tribunal que ces démissions découlaient de délais de préparation restrictifs de 10 jours accordés par le banc, et non de ses propres actions. Il a également critiqué les procédures de nomination menées par le Barreau portugais et répété des griefs de longue date concernant la désignation en 2014 du juge d'instruction Carlos Alexandre.
« Il est profondément injuste qu'on m'attribue la responsabilité de la démission des avocats. »
La juge Susana Seca est intervenue pendant l'audience du matin, ordonnant au prévenu de limiter strictement ses déclarations au cadre de l'acte d'accusation. Sócrates a également abordé les poursuites pénales contre l'ancien président de la Banco Espírito Santo, Ricardo Salgado, et a évoqué l'enquête préliminaire classée concernant Spinumviva, une société liée au Premier ministre Luís Montenegro, affirmant que le ministère public avait appliqué deux poids deux mesures.
Appartement parisien et contrats vénézuéliens
Abordant les allégations spécifiques de l'acte d'accusation, Sócrates a nié être propriétaire d'une résidence parisienne que le parquet estime avoir été acquise à son profit par le co-accusé et ingénieur civil Carlos Santos Silva. Le parquet affirme que Sócrates a effectué des achats de meubles à Paris le 31 août, jour de la signature de l'acte, pour meubler le bien. Sócrates a rétorqué qu'il avait dépensé 7 000 euros pour deux lampes, un petit canapé et un bureau afin de remplacer des objets endommagés dans un appartement séparé qu'il louait avec sa cousine Maria Filomena, avant de louer un autre appartement parisien en janvier 2014.
« Je n'ai pas choisi l'appartement, je n'ai pas participé à l'achat, je n'ai pas participé au choix de l'architecte qui l'a rénové, je n'ai pas participé au choix de l'entreprise. »
Sócrates a également contesté les accusations selon lesquelles le groupe Lena aurait versé près de 2,4 millions d'euros de pots-de-vin pour obtenir le soutien de l'État pour des projets de logements sociaux au Venezuela. Il a fait valoir que les accords diplomatiques soutenant le travail de Lena au Venezuela avaient été négociés sous le gouvernement suivant de Pedro Passos Coelho et du ministre des Affaires étrangères Paulo Portas, et non sous sa propre administration.
Procédures parallèles à Strasbourg
Au-delà de la salle d'audience de Lisbonne, des procédures judiciaires parallèles se poursuivent devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg. Sócrates a déposé une plainte contre l'État portugais devant la CEDH le 23 juillet 2025. Le ministère portugais de la Justice a soumis une réponse de 346 pages fin juillet 2026, comprenant un résumé de huit pages. Le 1er septembre 2026, la CEDH a notifié au gouvernement portugais qu'elle avait prolongé le délai de Sócrates pour soumettre des contre-observations du 18 septembre au 23 novembre 2026, accordant à son équipe de défense un délai supplémentaire pour examiner la documentation de l'État. Le témoignage dans le procès de Lisbonne doit reprendre le 15 septembre 2026 à 10h15.
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Sources et contexte
- ObservadorSócrates 'ganha' mais dois meses para responder às alegações do Estado sobre a sua queixa no Tribunal Europeu dos Direitos Humanos
- Notícias ao MinutoSócrates repete não ser dono da casa de Paris. "Não participei na compra"
- JNSócrates nega ligação à compra do apartamento de Paris
- SIC NotíciasSócrates compara caso Spinumviva com Operação Marquês e critica Ministério Público
- José Sócrates
- Ancien Premier ministre du Portugal de 2005 à 2011 et principal accusé dans l'Opération Marquês
- Pedro Passos Coelho
- Ancien Premier ministre du Portugal de 2011 à 2015
- Paulo Portas
- Ancien ministre des Affaires étrangères du Portugal
- Luís Montenegro
- Premier ministre du Portugal
- Ricardo Salgado
- Ancien président de la Banco Espírito Santo
- Lieux
- Paris
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